Chas Freeman affirme que le détroit d’Ormuz reste fermé et que le mémorandum d’accord censé encadrer une négociation de 60 jours a échoué presque immédiatement, sans avancée sur le Liban, le cessez-le-feu, les avoirs iraniens bloqués ni le dossier nucléaire.
Il décrit une confrontation durable entre les États-Unis et l’Iran autour du contrôle du détroit, avec des échanges de tirs périodiques, des frappes américaines en cours et des ripostes iraniennes contre des bases américaines dans la région, notamment au Koweït, à Bahreïn, en Jordanie et ponctuellement au Qatar.
Selon lui, l’Iran est en meilleure position stratégique grâce à sa proximité géographique, à un arsenal de missiles et de drones plus efficace, et à une capacité de production supérieure à celle des États-Unis, qui épuisent leurs stocks et affaiblissent ainsi aussi leurs autres fronts, en Europe et en Asie-Pacifique.
Freeman estime qu’Israël cherche au minimum à empêcher tout accord américano-iranien, et plus largement à éliminer l’Iran comme obstacle à son expansion régionale, tout en poursuivant la guerre au Liban contre le Hezbollah et en alimentant un risque de guerre civile libanaise.
Il juge que la Turquie est désormais perçue par Israël comme une menace stratégique majeure à long terme, en raison de l’hostilité massive de l’opinion turque envers Israël, de la puissance militaire turque et de la dégradation générale des relations régionales provoquée par la guerre à Gaza et les autres fronts.
Dario Amodei, PDG d’Anthropic et créateur de Claude, publie le 10 juin un texte jugé central sur l’avenir de l’IA, où il compare les institutions à un arbre sage mais trop lent face à une technologie qui avance très vite.
Il affirme que les modèles sont passés en 4 ans d’un code à peine cohérent à une majorité de code écrite dans les grands laboratoires d’IA, et estime qu’en 1 à 2 ans de plus on pourrait atteindre une IA puissante, décrite comme « un pays de génie dans un data center ».
Le texte demande une régulation contraignante inspirée de l’aviation civile, avec des tests obligatoires par des organismes indépendants pour les modèles au-dessus d’un certain seuil, sur quatre risques : cybersécurité, armes biologiques, perte de contrôle et recherche automatisée accélérant ces risques.
Anthropic aurait testé en interne un modèle très performant en analyse de code, capable de découvrir des milliers de failles de sécurité inconnues, ce qui a conduit Dario Amodei à ne pas le rendre public et à le réserver à un cercle restreint de partenaires ; ce modèle est nommé Mythos.
Un rapport de l’Institut de recherche d’Anthropic indique que Claude écrit plus de 80 % du code intégré dans les systèmes de production d’Anthropic, et que les ingénieurs livrent plusieurs fois plus de code par trimestre qu’il y a un an.
Le pétrole est présenté comme « le sang de l’économie » : il représente environ 30 % de l’énergie mondiale, mais reste indispensable à la plupart des activités, notamment les transports, dont il assure 95 % du fonctionnement, et la pétrochimie.
Pierre-Yves Longaretti distingue deux grands modes d’effondrement : le premier lié aux rendements décroissants des ressources non renouvelables, le second à la complexité croissante des sociétés, qui finit par produire des rendements décroissants de la complexité et des retards de décision.
Le modèle des limites de la croissance est rappelé : l’effondrement potentiel apparaît quand la population dépasse la biocapacité, avec des retards de réaction et une érosion de cette biocapacité ; la situation actuelle est décrite comme un dépassement déjà documenté, avec érosion des terres arables, désertification, surexploitation de l’eau et extinction massive des espèces.
Le pétrole est relié à plusieurs crises récentes : le pic du pétrole conventionnel du milieu des années 2000 aurait contribué à la crise de 2008 via la hausse du prix du baril, et les crises pétrolières sont associées à plusieurs épisodes de chômage et de récession aux États-Unis.
Le pic de production pétrolière est situé autour de 2035, celui du gaz vers 2040 et celui du charbon vers 2060-2070 ; la production de pétrole devient de plus en plus coûteuse en énergie, avec un besoin croissant d’investissements énergétiques, y compris des renouvelables pour extraire les fossiles.
Nathalie Arthaud dénonce la guerre comme un « gâchis humain monstrueux » et insiste sur les pertes irréparables pour l’humanité commune.
Elle évoque les estimations d’experts sur la reconstruction : plusieurs années pour le plus grand complexe gazier du monde au Qatar, et au moins 10 ans ainsi que 500 milliards d’euros pour reconstruire ce qui a été détruit en Ukraine.
Elle souligne qu’au-delà des destructions matérielles, la guerre laisse un vide impossible à combler avec la mort de jeunes en Ukraine et en Russie.
Elle cite aussi les milliers d’enfants qui ne grandiront jamais en Palestine, au Liban, au Soudan et en République démocratique du Congo.
Elle rappelle enfin toutes les vocations et créations perdues : des maîtres d’école, médecins, scientifiques, chanteurs et écrivains qui ne seront jamais formés ou ne produiront jamais.
La dette publique américaine atteint 39 000 milliards de dollars, tandis que le Congrès se bloque régulièrement dans des crises institutionnelles qui menacent de paralyser l’État et que les fractures identitaires, sociales et culturelles s’aggravent.
Philip Golub décrit les États-Unis comme un pays traversé par des continuités historiques de polarisation autour de la race, du genre et de la classe, avec une base trumpiste concentrée dans le Sud, chez de jeunes hommes blancs, et marquée selon lui par des relents racistes, xénophobes et sexistes.
Il estime que Donald Trump accentue l’instabilité internationale en privilégiant la force, en contestant les institutions multilatérales et en cherchant à imposer par la violence les politiques américaines, ce qui alimente une forme d’« anarchie » mondiale et délégitime Washington.
Sur le plan économique, il rappelle que les États-Unis s’endettent dans leur propre monnaie et que le dollar reste dominant comme monnaie de réserve et de transaction, mais il juge crédible une crise financière interne, notamment à cause des volumes spéculatifs liés à l’intelligence artificielle et des inégalités croissantes.
Concernant le Moyen-Orient, il affirme que les États-Unis ne sont pas neutres dans le conflit israélo-arabe, que l’alignement avec Israël s’est approfondi sous Biden puis Trump, et que la guerre contre l’Iran s’inscrit dans cette logique, alors même qu’un basculement de l’opinion américaine, surtout chez les jeunes, devient plus favorable à la cause الفلسطينية qu’à la cause israélienne.
Jean-Marc Jancovici explique que, après une canicule, les « élites urbaines » qui prennent les décisions voient peu de changement dans leur quotidien : la nourriture continue d’arriver, l’électricité et l’eau restent disponibles, et l’économie souffre relativement peu.
Il souligne que l’attention médiatique retombe vite une fois l’épisode de chaleur passé, alors que la lutte contre le changement climatique exige des efforts soutenus dans la durée et des plans de long terme, sans attendre les événements extrêmes pour agir.
Il cite le site World Weather Attribution pour rappeler que les scientifiques comparent la fréquence des canicules dans un climat non modifié et dans le climat actuel, et estime que l’épisode récent en France n’aurait probablement pas eu lieu sans réchauffement climatique.
Il relie les canicules à l’intensification de l’effet de serre : davantage d’énergie est confinée près de la surface, ce qui augmente fortement la fréquence des épisodes extrêmes ; selon lui, un événement comme celui vécu en France serait 15 fois plus fréquent dans un climat à +2 °C.
Il affirme que le climatoscepticisme vient surtout de la peur de devoir changer ses habitudes et sa place dans la société, évoque la difficulté de changer seul sans rompre avec son groupe social, et cite notamment les nuits tropicales, l’Île-de-France, la migration interne et le fait que 2 Franciliens sur 3 voudraient quitter la région.
L’Iran et les États-Unis sont décrits comme engagés dans une reprise des frappes autour d’un protocole d’accord signé le 17 juin, que Donald Trump a déclaré « mort ».
Jacques Baud explique que l’article 5 de ce protocole laisse à l’Iran la gestion du détroit d’Ormuz pendant 60 jours, en attendant un accord final, alors que les États-Unis voudraient imposer l’ouverture officielle du détroit et pousser des navires à emprunter le couloir sud omanais.
Selon lui, les tensions actuelles viennent du refus américain de respecter ce cadre transitoire, ce qui a conduit à des tirs iraniens contre des pétroliers puis à des ripostes américaines contre le territoire iranien depuis la région du Koweït et de Bahreïn.
Au sommet de l’OTAN à Ankara, il relève surtout l’acceptation par les pays occidentaux de frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe, ainsi qu’une logique de pression sur la population russe pour la pousser à exiger des négociations.
Il souligne aussi l’annonce d’un soutien occidental de 70 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026, avec des réserves sur l’unanimité réelle, et estime que la mort de Lindsey Graham ne changera probablement pas l’équation, même si elle retire un « aboyeur » en faveur de la guerre.
Le 14 juillet 2026, des patriotes de Haute-Savoie ont voulu rendre hommage à la résistance à Thônes en déposant une gerbe de fleurs et en prononçant un discours.
Le cimetière des résistants était interdit et surveillé par les gendarmes, la description indiquant que les lieux symboliques sont désormais privatisés par le gouvernement Macron.
Face à cette interdiction, le rassemblement s’est déplacé vers un monument situé à proximité pour effectuer l’hommage.
Le discours a insisté sur le fait que le drapeau bleu, blanc et rouge ne doit pas s’effacer derrière une bannière étoilée, présentée comme étrangère à la France et non reconnue officiellement par les traités.
Les intervenants ont défendu le 14 juillet comme une fête nationale française, liée à l’histoire, à la liberté, à la souveraineté et à l’unité nationale, en saluant les résistants et maquisards.
À Al-Ghandouriyeh, dans le sud du Liban, un rond-point situé au centre du village a été présenté comme un point stratégique reliant les districts de Nabatieh, Tyr et Bint Jbeil.
Le reportage affirme que les forces sionistes ont tenté de s’emparer de cette zone pour couper les voies d’approvisionnement de la résistance, mais qu’elles ont échoué à envahir et occuper le territoire.
La zone se trouve à 6 à 8 km de la frontière avec la Palestine, et le village a ensuite été bombardé, laissant des destructions visibles autour du rond-point.
Le rond-point de Burj Rahhal a été dédié au martyr iranien Mustafa Chamran, présenté comme le premier ministre de la Défense de la République islamique d’Iran et comme l’un des fondateurs d’Amal avant le Hezbollah.
Le commentaire souligne que l’Iran a aidé à la reconstruction du Liban après la guerre de 2006 et qu’il le fera à nouveau, tandis que les habitants reviennent, rouvrent leurs commerces, reconstruisent leurs maisons et tentent de rétablir l’électricité.
L’agence de presse FP relaie qu’une liste de 13 personnes visées par l’Iran circule, avec notamment Benjamin Netanyahou, Donald Trump et Emmanuel Macron.
Le commentaire affirme que, selon les derniers propos lus à la télévision iranienne, la vengeance annoncée par l’Iran doit « s’accomplir inévitablement ».
Emmanuel Macron est présenté comme placé « à la tête de la liste de la vengeance iranienne », malgré l’idée que la France n’a pas participé directement au bombardement en Iran et a refusé son espace aérien aux Américains.
Le discours soutient que l’Élysée serait impliqué aux yeux de l’Iran dans la mort du guide suprême, ce qui expliquerait un « retour de l’ascenseur ».
Les menaces iraniennes sont dites prises au sérieux par la France, avec une comparaison faite à Donald Trump, qui aurait dû changer d’avion lors du sommet de l’OTAN à Ankara pour des raisons de sécurité.
John Mearsheimer estime que la stratégie de Donald Trump contre l’Iran échoue sur tous les plans : la guerre aérienne, le blocus puis les attaques de représailles n’ont pas permis de faire plier Téhéran.
Il découpe le conflit en trois phases : une campagne de bombardement du 28 février au 8 avril, un blocus du 13 avril au 17 juin, puis une série d’attaques de représailles depuis la signature du mémorandum d’accord le 17 juin.
Selon lui, les représailles récentes ont surtout visé des navires dans le détroit d’Ormuz et le chenal d’Oman, et les flux de navires traçables se sont pratiquement arrêtés, ce qui montre que l’Iran garde l’avantage sur ce point.
Du point de vue iranien, trois engagements du mémorandum n’auraient pas été respectés : le retrait israélien du sud du Liban, la possibilité de vendre du pétrole sur les marchés mondiaux, et la question du passage des navires dans le détroit d’Ormuz.
Mearsheimer juge donc qu’il n’existe pas de “théorie de la victoire” américaine : relancer la guerre aérienne ou le blocus ne ferait que répéter des méthodes déjà inefficaces, tandis que la pression sur le Liban, l’Iran et même la Turquie complique encore la diplomatie de Trump.
Le football n’est pas présenté comme apolitique : sport et politique n’ont jamais vraiment été séparés.
Une Coupe du monde ne se limite pas aux matchs : elle implique aussi des visas, des sanctions, des chefs d’État et des intérêts diplomatiques.
Le football est décrit comme un outil d’influence et un instrument de soft power.
Le sport ne reflète pas parfaitement les rapports de force internationaux : la Russie reste exclue des compétitions, tandis que d’autres États vivement critiqués continuent d’y participer.
Le terrain suit ses propres règles, pas toujours celles de la diplomatie, ce qui montre que même le sport le plus universel n’échappe jamais totalement à la politique.
Le gouvernement est accusé de manquer de moyens face aux incendies, à la climatisation absente dans les hôpitaux et aux écoles transformées en « étuves », tandis qu’il sait très bien préparer la guerre et les esprits à la guerre.
Le défilé militaire du 14 juillet est présenté comme un étalage de puissance avec 8 500 participants, 300 véhicules, une centaine de motos, 95 avions et 35 hélicoptères, des moyens jugés préférables pour lutter contre les incendies.
Selon Nathalie Arthaud, l’engagement de Macron en faveur de l’Ukraine ne vise pas les Ukrainiens mais les intérêts des capitalistes français, dans un pays déjà largement sous dépendance économique, financière et militaire des Occidentaux.
Les grands discours sur la paix, la liberté et le droit masqueraient surtout des affaires de gros sous et des rivalités entre grandes puissances, y compris européennes, comme l’illustrerait le conflit entre la France et l’Allemagne autour du futur avion de chasse.
La réunion de l’OTAN est décrite comme un feu vert à de nouveaux investissements militaires, avec des dizaines de milliards pour drones, chars et renseignement, au bénéfice des marchands d’armes, au détriment des hôpitaux, des retraites et de l’école.
Donald Trump veut instaurer une taxe de 20 % sur toutes les marchandises transitant par le détroit d’Ormuz, en expliquant que les États-Unis doivent être « remboursés » pour la protection de cette zone.
Il cite plusieurs pays du Golfe comme bénéficiaires de cette protection, notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït.
La transcription rappelle qu’en droit international, une telle taxe serait illégale et assimilable à du racket, selon les propos attribués à Marco Rubio fin juin.
Depuis cette annonce, le prix du baril de Brent a bondi de plus de 9 % en une séance, atteignant presque 86 dollars contre 72 fin juin.
L’ONU dit qu’il n’existe aucun fondement juridique pour imposer un péage obligatoire au simple transit, tandis qu’Antonio Guterres s’est dit très inquiet et que Lula a comparé cette mesure à de la piraterie.
Emmanuel Macron réunit à Paris la « Coalition des volontaires » pour l’Ukraine, en présence de Volodymyr Zelensky, avec au moins 25 des 37 États du groupe annoncés comme présents.
Le sommet vise à intensifier l’aide militaire, financière et politique à Kiev, avec une feuille de route franco-ukrainienne sur la défense antiaérienne, l’acquisition de batteries de nouvelle génération, de 16 Rafale, de radars, de missiles supplémentaires et des licences de production pour ADSM, Aster 30 et Scalp.
Zelensky remercie les Européens pour leur soutien, rappelle que l’UE a déjà versé plus de 215 milliards d’euros depuis 2022, et souligne les limites des systèmes américains Patriot face aux besoins de défense aérienne de l’Ukraine.
Moscou dénonce une « coalition d’incitateurs de guerre », tandis que l’Union européenne prépare un 21e paquet de sanctions contre la Russie et que neuf États membres annoncent une nouvelle coalition pour développer des capacités antiaériennes en Europe.
En Iran, de nouvelles frappes américaines touchent au moins 13 villes, et Téhéran riposte en visant des installations militaires américaines dans le Golfe ; la tension autour du détroit d’Ormous s’aggrave, avec une hausse immédiate du Brent au-dessus de 78 dollars le baril.
Arnaud Le Gall dénonce une « aliénation » des Européens dans l’atlantisme, fondée sur une dépendance à la fois matérielle, intellectuelle et idéologique vis-à-vis des États-Unis.
Il explique que la domination américaine sur l’Europe passe notamment par la militarisation, l’augmentation des budgets de défense et l’achat massif de matériel américain, dans un contexte de tension avec la Chine.
Il affirme que la France conserve les moyens de son indépendance militaire grâce à des choix faits dans les années 1960, mais que cette autonomie est fragilisée par les attaques politiques contre l’idée même de non-alignement.
Il critique le RN, présenté comme historiquement atlantiste et fasciné par Trump, en rappelant que Bardella a salué l’idée d’un « intérêt commercial » face aux menaces américaines sur le Groenland et que le parti reste, selon lui, aligné sur une vision occidentale et raciste du monde.
Il relie cette ligne politique à une logique plus large de domination occidentale, en évoquant la colonisation, les guerres de décolonisation, la guerre froide et la volonté des États-Unis de « rééduquer » et vassaliser l’Europe, y compris sur le plan numérique et commercial.
Lors d’une réunion à l’Élysée sur le renforcement de la loi sécurité, plusieurs organisations des droits de l’homme, dont Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme, le SAF et le Syndicat de la magistrature, ont demandé à Emmanuel Macron de ne pas pérenniser les mesures de l’état d’urgence dans le droit commun.
Selon le témoignage rapporté, Macron n’aurait pas été là pour écouter les objections et aurait fait comprendre que son projet de loi serait de toute façon présenté à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Quand l’intervenant lui a expliqué que l’intégration de mesures liberticides dans le droit commun risquait d’éroder progressivement l’État de droit, Macron aurait répondu : « Je suis le président. »
À la fin de l’échange, lors de la poignée de main, il aurait parlé en allemand et cité Carl Schmitt, notamment l’idée que « c’est le souverain qui décide de l’état d’exception », ce qui a été perçu comme troublant par le témoin.
Le témoin en conclut que cette référence à Carl Schmitt et à l’Allemagne du IIIe Reich traduirait une vision de la démocratie « extrêmement centralisée, presque dictatoriale », et s’interroge sur l’absence de réaction publique.
Scott Ritter ouvre l’entretien depuis Moscou après le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, où la guerre en Ukraine et les perspectives de paix ont été discutées, en évoquant aussi une lettre de Volodymyr Zelensky présentée comme parlant de paix mais promouvant en réalité la guerre.
L’invité, ancien officier du SBU, explique avoir servi près de 19 ans dans les services de sécurité ukrainiens, puis avoir travaillé pendant quatre ans pour les services russes à partir d’avril 2014, après Maïdan, en estimant que le nouveau pouvoir à Kiev incarnait une « révolution fasciste » et en disant avoir fui l’Ukraine avant d’être arrêté.
Il affirme que l’opération antiterroriste lancée en avril 2014 dans le Donbass visait en réalité des citoyens ukrainiens russophones, et que l’armée ukrainienne a été utilisée contre sa propre population, ce qu’il décrit comme un crime ; il relie aussi cette période à la tragédie d’Odessa du 2 mai 2014.
Il décrit le rôle des bataillons nationalistes et radicaux à Marioupol en 2014, citant notamment Dniepr, Azov, Shakhtarsk et Tornado, et dit avoir vu des crimes, des vols, des violences et des symboles nazis, avant d’affirmer que cette idéologie s’est diffusée dans toute la société ukrainienne, y compris via l’éducation des enfants.
Sur les accords de Minsk, il dit disposer de documents montrant une double stratégie de Kiev : afficher la mise en œuvre des accords tout en préparant en parallèle des cibles, des unités de reconnaissance et de nouvelles opérations militaires dans le Donbass.
Alexandre Langlois annonce une série estivale sur Tocsin, diffusée tous les mardis et jeudis à 18h, consacrée à des « cold cases », morts suspectes, récits officiels douteux et scandales financiers.
L’objectif affiché est de reprendre les dossiers à partir de la chronologie, des documents et des témoignages, sans tout accepter « pour argent comptant » ni basculer automatiquement dans le complotisme.
Parmi les affaires annoncées figure la mort du ministre Robert Boulin, avec l’intervention d’un commissaire de la PJ ayant enquêté sur les deux premières enquêtes, et qui n’aurait jamais été entendu par un juge d’instruction en 40 ans.
La série reviendra aussi sur la mort de Coluche et sur celle du député Marleix, avec une mention selon laquelle le camion ayant percuté Coluche se rendait vers un dépôt sauvage appartenant à un adjoint au maire, dont le maire de la commune serait mort brutalement un an plus tard.
Langlois annonce également des dossiers de scandales financiers, dont Alexis Coler, et invite les spectateurs à proposer en commentaire les affaires ou points à éclairer, tout en s’abonnant à la chaîne et en soutenant la diffusion des vidéos.