Gilbert Doctorow estime que la Russie est poussée dans une impasse par l’escalade occidentale : drones, missiles à longue portée, ciblage et guidage par satellites occidentaux, ce qui rend les attaques contre la Russie « plus que des piqûres d’aiguille ».
Il dit avoir constaté en Russie une lassitude croissante face à la guerre : des habitants se demandent pourquoi Poutine « fait traîner les choses », et il juge qu’un sondage posé autrement sur l’approbation de la conduite de la guerre donnerait un soutien bien plus faible que celui mesuré sur la popularité de Poutine.
Doctorow décrit des effets concrets du conflit dans les régions frontalières et en Crimée : drones ukrainiens, difficultés de transport, pont de Crimée parfois fermé, communications aléatoires, et vie quotidienne perturbée pour les habitants.
Il affirme que les « faucons du Kremlin » réclament une réponse plus dure, mais que la stratégie la plus probable reste selon lui de frapper le proxy ukrainien plutôt que d’attaquer directement des pays de l’OTAN, car une riposte contre l’Europe serait contre-productive et trop risquée.
Il juge que la retenue russe ne fonctionne plus, car elle encourage l’OTAN et l’Ukraine à intensifier la pression ; selon lui, la guerre pourrait encore s’aggraver, avec des conséquences économiques et militaires durables pour la Russie et une Europe qui se prépare déjà à un conflit plus large à l’horizon 2029-2030.
Poutine affirme que les négociations avec les Américains sur l’Ukraine attendront que Washington soit « moins occupé en Iran », et dit n’avoir constaté aucun changement de position américaine sur les compromis évoqués à Anchorage.
Il soutient que les frappes contre l’infrastructure civile russe visent surtout à mener une « opération informationnelle » pour semer le doute et pousser Moscou à suspendre ses offensives, sans effet selon lui sur la situation au front.
Le commentaire insiste aussi sur le rôle de l’Europe et de la France : Emmanuel Macron est accusé d’avoir abandonné une ligne de désescalade, tandis que l’Allemagne serait en train de renforcer fortement sa puissance militaire et industrielle.
Au Moyen-Orient, les États-Unis et l’Iran ont échangé des frappes pendant le week-end, puis accepté de se rencontrer mardi au Qatar pour reprendre les négociations ; des attaques ont aussi visé des navires dans le détroit d’Ormouz.
Le point de presse évoque enfin le séisme au Venezuela, présenté comme une catastrophe majeure avec des bilans très élevés, puis la canicule en Europe, l’alerte sur les finances publiques françaises et les arbitrages budgétaires à venir, notamment pour les entreprises, les retraités, les fonctionnaires et les propriétaires.
La Russie aurait commencé la prise de Constantinovka, présentée comme une ville clé de l’est de l’Ukraine pour progresser vers Slaviansk et Kramatorsk.
La ville est décrite comme un point stratégique menant à deux autres pôles industriels, Kramatorsk et Slaviansk.
Selon la transcription, les civils ont déjà été évacués de Constantinovka.
Deux soldats ukrainiens sont montrés réapprovisionnant la ville avec des diables ou des brouettes, sur une route présentée comme exposée aux drones russes.
Le commentaire affirme que la Russie avance « doucement mais sûrement » et attribue la guerre à l’OTAN, tout en évoquant un conflit « entre des frères slaves ».
La « journée de solidarité » a été imposée par le gouvernement Raffarin après la canicule de 2003, en remplaçant le lundi de Pentecôte férié par une journée travaillée.
Elle est présentée comme rapportant environ 3 milliards d’euros par an, censés financer des améliorations pour les anciens, notamment la climatisation des hôpitaux et des EHPAD.
Vingt ans plus tard, il est affirmé que les chambres des hôpitaux et des EHPAD sont « loin d’être climatisées », malgré les 60 milliards d’euros accumulés sur la période.
La question posée est celle de la destination réelle de cet argent : « où est passé cet argent ? »
La réponse avancée est que ces fonds auraient servi à subventionner le grand patronat au nom de la décarbonation et de la lutte contre le réchauffement climatique, présentées comme un prétexte pour enrichir les plus riches.
La tension entre Varsovie et Kiev est présentée comme une « brouille mémorielle » autour des massacres de Volhynie de 1942-1943, évoqués comme un sujet lourd et encore très conflictuel entre les deux pays.
Le président polonais Karol Nawrocki aurait proposé de retirer à Volodymyr Zelensky l’ordre de l’Aigle blanc, en réaction à la glorification par Kiev de figures liées à l’UPA et à l’idéologie bandériste.
En signe de protestation, la plupart des dirigeants ukrainiens décorés par la Pologne auraient renvoyé leur distinction, tandis que Zelensky aurait accompagné le colis d’un commentaire méprisant.
Donald Tusk s’est félicité de l’absence de Zelensky à la conférence sur la reconstruction de l’Ukraine à Gdańsk, estimant que la venue de la première ministre Ioulia Svyrydenko pouvait même apaiser les tensions.
Le média Myśl Polska est cité comme estimant que la Pologne doit se préparer à une guerre contre l’Ukraine, tandis que plusieurs intervenants jugent que ces contentieux historiques rendent très difficile, voire impossible, un élargissement de l’Union européenne à l’Ukraine.
Gerald Celente affirme que la guerre en Iran a déjà servi à manipuler les marchés, alors que les marchés américains étaient déjà fragilisés par la peur des fonds de capital-investissement et par l’impact de l’IA sur de nombreuses petites entreprises du logiciel.
Il soutient que le marché boursier est « truqué » et concentré entre quelques grands acteurs, citant State Street, Vanguard et BlackRock, ainsi qu’une forte concentration de la richesse boursière chez 1 % des Américains ; il y voit une fusion du pouvoir de l’État et des grandes entreprises.
Il décrit un déclin structurel des États-Unis : désindustrialisation, infrastructures qui se dégradent, disparition des petits commerces, faiblesse de la base industrielle et économie dominée par la guerre plutôt que par la production.
Il estime que la génération Z est frappée par l’absence d’avenir, la précarité et la colère sociale, ce qui alimente une forme de révolte mondiale, tandis que les milliardaires s’enrichissent et que le reste de la population s’appauvrit.
Il anticipe une bulle de l’IA, une faiblesse croissante du dollar, des renflouements massifs et une crise mondiale plus grave qu’en 2008, qu’il décrit comme « la plus grande dépression » ; il appelle en réponse à la paix, au rétablissement des lois antitrust, au soutien des métiers et à une « renaissance » américaine.
Des images aériennes tournées par les pompiers du comté de Los Angeles montrent l’ampleur des destructions dans les zones touchées par deux puissants séismes au Venezuela.
Les images ont été réalisées lors d’une mission d’évaluation des dégâts après les secousses.
Selon les autorités vénézuéliennes, le bilan humain est désormais de 1.450 morts.
Les secours poursuivent leurs recherches dans les zones sinistrées.
Transcription : transcription indisponible.
Comment le fascisme financier menace notre nation
Solidarité et Progrès — mise en ligne le 29/06/2026 — durée : 21 min 36 s
Jacques Cheminade affirme que la crise est globale et qu’elle ne peut pas être résolue « crise par crise » : il appelle à un accord entre les principaux pays du monde pour une politique de développement de l’économie physique, de sécurité et de développement mutuel.
Il dénonce un système « techno-militaro-financier » porté par l’entourage de Trump, fondé selon lui sur la domination par la monnaie, les dettes et les stablecoins, avec une logique de guerre ou de menace de guerre pour intimider les autres.
Il décrit une crise de l’intelligence artificielle aux États-Unis, qui détruirait l’emploi dans la tech, notamment dans la Silicon Valley, tout en concentrant le pouvoir entre les grands acteurs du secteur des données au détriment des institutions politiques.
Sur le plan international, il évoque des fractures en Europe, en particulier la montée des tensions entre la Pologne et l’Ukraine, ainsi que des recompositions géopolitiques et militaires dans plusieurs régions, dont le Liban et le Burkina Faso.
En France, il relie plusieurs sujets à une crise systémique : remise en cause de la justice avec l’affaire Lyana, débat sur la loi sur l’aide à mourir, autonomie de la Corse, échéance politique de 2027 et risque économique, tout en défendant les « principes pour inspirer une France qui parle au monde » et une sortie de l’OTAN, de l’UE et de l’euro au nom de la paix et de la souveraineté.
Dima, militante libanaise, dénonce « l’accord de la honte » signé à Washington entre une partie de la classe politique libanaise, les États-Unis et Israël, qu’elle accuse de légitimer la présence sioniste sur le territoire libanais.
Elle affirme que depuis début mars 2026, le Liban subit une agression sioniste de grande ampleur, avec près d’1 million de déplacés sans droit de retour, environ 4 000 morts, dont plus de 200 enfants, ainsi que 70 villages entièrement détruits et colonisés.
Elle dit que des Libanais ont été kidnappés et sont emprisonnés dans des geôles sionistes, et reproche à l’accord d’avoir oublié les prisonniers, la terre libanaise et le retrait des troupes sionistes.
Elle salue la résistance libanaise, qu’elle décrit comme héroïque, et lui attribue le fait d’avoir empêché la colonisation du pays et infligé de lourdes pertes à « l’armée de la plus morale au monde ».
Elle accuse la classe politique libanaise de trahison et de collaboration historique avec les colonisations, appelle à dénoncer l’accord dans toutes les organisations et manifestations, et affirme que le peuple libanais ne cédera « pas 1 cm » de sa terre.
Vladimir Poutine affirme que les frappes contre les infrastructures essentielles, notamment énergétiques, ont causé des préjudices et des difficultés, mais que les problèmes sont résolus rapidement et que la production est remise en œuvre selon les besoins.
Il dit que la protection de la population civile et la minimisation des dommages à l’industrie restent prioritaires, tout en évoquant des réparations d’infrastructures, des importations temporaires et des livraisons d’énergie pour la Crimée, avec 70 000 tonnes déjà fournies depuis les réserves.
Le président russe dénonce une campagne de désinformation visant à nuire à la Russie et présente les frappes contre le pays comme des « attaques terroristes » qui n’influencent pas, selon lui, la situation sur le front.
Il évoque des contacts et des propositions de négociation, dont un arrêt des hostilités sur la ligne de front ou l’arrêt des frappes à l’intérieur des territoires respectifs, mais estime que ces idées visent surtout à aider le régime de Kiev face à la pénurie d’effectifs en Ukraine.
Poutine détaille la situation militaire sur plusieurs axes, disant que les troupes russes avancent dans le nord, autour de Soumy et Volchansk, près de Koupiansk, à Krasnoarmeïsk, dans la région de Donetsk, vers Slaviansk et dans la région de Zaporijia, tout en affirmant que les objectifs de l’« opération militaire spéciale » seront atteints malgré les soutiens occidentaux à l’Ukraine.
Jean-Pierre Vettovaglia estime que l’ordre mondial né en 1945 est en train de basculer sous l’effet de la montée de nouvelles puissances, notamment la Chine, la Russie, l’Inde et plus largement le « sud global », tandis que l’Europe perd de son importance historique.
Il considère que les États-Unis restent une puissance majeure, mais que leur « hyper-hégémonie » et leurs interventions militaires, surtout depuis 2001, touchent à leur fin ; selon lui, la force redevient le principe dominant des relations internationales.
À propos du Moyen-Orient, il juge que les États-Unis sont les grands perdants de leur soutien à Israël, et qu’Israël est lui aussi affaibli, les accords d’Abraham étant selon lui suspendus ; il affirme que la solution à deux États est « cliniquement morte » et que la perspective dominante est celle d’un seul État s’étendant de la Méditerranée au Jourdain.
Sur l’Iran, il soutient que les bombardements et la pression militaire n’ont pas permis de faire tomber le régime, qu’ils ont au contraire renforcé l’autoritarisme, et que les États-Unis et Israël n’arriveront pas à bout de ce pouvoir par la seule force ; il décrit une situation bloquée et des négociations fragilisées par les actions israéliennes au Liban.
Concernant l’Ukraine, il présente la guerre comme le résultat d’une stratégie de l’OTAN visant à affaiblir la Russie, aggravée selon lui par le coup d’État de 2014 et par les bombardements dans le Donbas ; il ne voit pas de paix rapide et estime que le conflit pourrait se terminer par une prise de possession totale du Donbas par la Russie.
Le détroit d’Ormuz serait toujours contrôlé par l’Iran, avec des navires non autorisés contraints de faire demi-tour, ce qui maintient les prix du pétrole sous pression tant que les assureurs ne sont pas rassurés.
Douglas Macgregor estime que l’ancienne logique militaire américaine est devenue obsolète : une marine trop éloignée des côtes, des bases exposées aux missiles et l’impossibilité de projeter durablement de grandes forces hors de l’hémisphère occidental.
Il affirme que les tentatives de changement de régime en Iran ont échoué, y compris les opérations visant à décapiter le pouvoir ou à pénétrer l’espace aérien iranien pour saisir de l’uranium enrichi.
Selon lui, Donald Trump veut se désengager du Moyen-Orient mais reste sous forte pression d’Israël et de ses soutiens, tandis que Benyamin Netanyahou chercherait à saboter tout accord avec l’Iran.
Macgregor décrit aussi une stratégie visant à utiliser la Syrie et la Turquie contre le Hezbollah, avec un risque d’embrasement régional impliquant l’Iran, puis potentiellement la Russie et la Chine.
La rencontre Poutine-Loukachenko à Valdaï a duré de façon inhabituelle sur deux jours, dans un contexte de tensions liées aux menaces de Volodymyr Zelensky contre la Biélorussie et aux spéculations sur un éventuel rôle de Minsk.
Vladimir Poutine a indiqué qu’Alexandre Loukachenko ne semblait pas paniquer face aux menaces ukrainiennes, l’a remercié pour son aide dans les échanges de prisonniers et a évoqué l’idée de discuter de paix avec l’Ukraine à Minsk.
Sur les frappes ukrainiennes contre les infrastructures russes, Poutine a reconnu qu’elles créaient des problèmes, parlé d’un déficit d’essence « non critique » et affirmé que les sites touchés étaient rapidement remis en état, tout en disant que la Russie ne laisserait pas l’Ukraine lui imposer ses conditions de négociation.
Le président russe a aussi confirmé que les discussions avec les États-Unis depuis le 15 août relevaient d’un « esprit » non formalisé par des documents, et a dit attendre de nouveaux émissaires de la Maison Blanche après la phase chaude du conflit du Golfe.
Le briefing revient enfin sur le décès de Sergueï Ivanov, présenté comme une figure majeure du système Poutine : ancien ministre de la Défense, ex-chef de l’administration présidentielle et représentant d’une génération toujours dominante dans l’appareil d’État russe.
À Genève, des délégations américaine et iranienne ont repris des négociations pour tenter de conclure un accord durable mettant fin à la guerre entre les deux puissances, avec un vice-président américain J.D. Vance présenté comme satisfait de l’avancée des discussions.
Côté iranien, les responsables affichent un ton à la fois triomphant et menaçant : Mohamed Bagher Ghalibaf présente la négociation comme une forme de combat, et l’accord d’Islamabad est décrit comme le résultat de la résistance iranienne, voire comme une « déclaration de défaite » pour l’Amérique.
Sergey Lavrov soutient le processus de paix entre Téhéran et Washington, tout en estimant que les États-Unis et l’Occident refusent d’accepter l’émergence d’un ordre multipolaire et cherchent à compenser leur déclin par sanctions, interdictions, menaces et autres mesures de contrainte.
Les intervenants jugent que les États-Unis et Israël ont perdu la guerre sur le fond : aucun de leurs objectifs n’aurait été atteint, tandis que l’Iran aurait survécu, rendu inutilisables des bases militaires américaines dans la région et renforcé sa domination sur le golfe Persique et le détroit d’Ormous.
Le principal obstacle à un accord reste Israël : le ministre de la défense israélien affirme que Tsahal ne se retirera pas du sud du Liban, tandis que plusieurs intervenants estiment que les États-Unis pourraient difficilement imposer une ligne à Israël, malgré les tensions autour du lobby pro-israélien et les risques de provocations pour torpiller les négociations.
En janvier 2025 à Zurich, Ali Abunimah a été arrêté par des policiers en civil alors qu’il se rendait à un événement public organisé par Watermelon University sur Gaza, puis détenu trois jours avant d’être expulsé de Suisse.
Ali Abunimah affirme que les recours engagés ont abouti à des décisions favorables : le tribunal a jugé l’arrestation et la détention illégales, inconstitutionnelles et contraires à la Convention européenne des droits de l’homme, faute de base légale.
Le tribunal administratif fédéral a aussi estimé que l’interdiction d’entrée et l’ordre d’expulsion étaient illégaux, en relevant de graves violations du droit à une procédure équitable ; FedPol a ensuite dû rendre une nouvelle décision rétroactive.
Ali Abunimah a déposé plusieurs plaintes pénales, notamment contre l’ancienne directrice de FedPol, Nicoletta Deaval, à qui un comité parlementaire de contrôle a attribué des indices d’ingérence politique inappropriée dans cette affaire.
Amira Berzi et Ali Abunimah dénoncent un manque de responsabilité publique et de transparence en Suisse, le silence des médias traditionnels, ainsi qu’un climat plus large de répression de la liberté d’expression autour de la Palestine en Occident.
Annonce de la venue de Fadwa Barghouti à Marseille les 2, 3 et 4 juillet, avec un accueil prévu le 2 juillet à 14h30 à la gare Saint-Charles.
Le rassemblement d’accueil à Saint-Charles doit se faire avec des drapeaux palestiniens, libanais et ceux des organisations syndicales et politiques antisionistes mentionnées.
Le 2 juillet à 18h30, une réception populaire et festive est annoncée au collectif de l’Estaque avec Gaza.
Le 3 juillet à 19h30, un film sur la vie de Marwan Barghouti et de sa famille doit être projeté, suivi d’un débat avec Fadwa Barghouti.
Le 4 juillet, à Palestine United, Fadwa Barghouti doit rencontrer et échanger avec le public, dans le cadre d’une mobilisation de soutien à Marwan Barghouti, à Gaza et à la Palestine.