Jeffrey Sachs estime que le projet du « Grand Israël » est en train de s’effondrer, car Israël perd son soutien politique et institutionnel, y compris aux États-Unis, tandis que l’opinion publique mondiale lui est de plus en plus hostile.
Il affirme que la situation au Moyen-Orient reste explosive : poursuite des frappes et des destructions à Gaza et en Cisjordanie, absence de véritable cessez-le-feu, et risque de poursuite de l’escalade avec l’Iran et le Liban.
Sachs critique vivement Benyamin Netanyahou, Smotrich et Ben Gvir, qu’il présente comme porteurs d’un programme de domination « du fleuve à la mer », sans État palestinien, avec colonisation, apartheid, expulsions et nettoyage ethnique.
Il soutient que les États-Unis ont été entraînés pendant des décennies dans des guerres liées à ce projet, notamment en Irak et en Syrie, et que Washington a activement participé aux violences à Gaza sous l’administration Biden.
Selon lui, la seule issue réaliste est une solution politique fondée sur un État palestinien aux côtés d’Israël, ou à défaut un seul État démocratique, et non la poursuite d’un projet de domination territoriale.
Des alertes aux drones et aux missiles ont été déclenchées aux Émirats arabes unis, dans un contexte lié au détroit d’Ormuz et au contrôle exercé par les Gardiens de la révolution islamique sur les routes maritimes.
Marco Rubio est présenté comme menant une manœuvre politique visant à créer des divisions au sein du Conseil de coopération du Golfe, en visitant le Koweït, Bahreïn et les Émirats arabes unis, sans passer par l’Arabie saoudite, le Qatar ni Oman.
Selon Larry Johnson, les États-Unis ne cherchent pas à faire cesser la guerre mais à la prolonger, tout en risquant une crise énergétique intérieure : les réserves américaines de diesel et de carburant d’aviation seraient tombées à un niveau de 13 à 18 jours, à l’approche de la saison des ouragans.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz est décrit comme très faible, tandis que les Émirats arabes unis subissent une forte dégradation économique : pétrole, secteur bancaire, commerce à Jebel Ali, immobilier et tourisme seraient en recul ou à l’arrêt.
Le sud du Liban reste sous tension avec de nouveaux affrontements entre Israël et le Hezbollah ; Johnson estime qu’Israël fait face à plusieurs fronts, que l’Iran cherche surtout à protéger le Liban, et que les divisions internes à Washington compliquent toute ligne commune sur le dossier.
RT présente l’ultimatum de Volodymyr Zelensky à Alexandre Loukachenko : il exige le démontage d’installations situées près de la frontière, qu’il accuse d’aider la Russie à viser l’Ukraine, avec un délai d’une semaine.
Le récit relie cet ultimatum à l’attaque contre un bus biélorusse dans la région de Briansk : un drone ukrainien aurait été retrouvé sur place, avec un bilan annoncé de huit blessés, dont six enfants, et une femme tuée, l’épouse de l’entraîneur de l’équipe de jeunes footballeurs biélorusses.
Selon cette lecture, Minsk n’est pas tombé dans le piège de l’escalade et Loukachenko a choisi de garder son calme, tandis que Zelensky aurait au contraire durci le ton pour pousser la Biélorussie à entrer plus directement dans le conflit.
Le timing est présenté comme lié au sommet du G7 en France : l’attaque et les déclarations de Zelensky interviennent à la fin des rencontres, au moment où de nouvelles annonces d’aide à l’Ukraine apparaissent, notamment des F-16 promis par la Belgique, des drones par le Royaume-Uni et des livraisons des Pays-Bas.
La transcription oppose aussi cette version à la présentation occidentale, qui parle de pression de Moscou sur Minsk, et évoque d’autres éléments de contexte : besoin de 30 à 50 % d’étrangers dans les rangs ukrainiens, intensification des frappes balistiques russes selon le New York Times, et propos d’un ex-ambassadeur français affirmant que l’Ukraine finira par gagner la guerre.
L’Iran conteste les affirmations de Donald Trump sur de prétendus pourparlers à Doha : le ministère iranien des Affaires étrangères dit qu’aucune rencontre avec la délégation américaine n’était prévue mardi au Qatar.
Massoud Pezeshkian a présenté comme une « grande victoire » le déblocage annoncé par le Qatar de 6 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, soit 50 % des actifs détenus par ce pays du Golfe selon la transcription.
Trump affirme que l’Iran réclame des négociations et dit avoir envoyé Steve Witkoff et Jared Kushner au Qatar, tandis que le porte-parole iranien Bakay rejette cette version et insiste sur l’absence de discussions avec les États-Unis.
Le commentaire souligne que les récents affrontements et la méfiance envers Washington poussent l’Iran à se préparer à une éventuelle nouvelle guerre, dans un contexte de sanctions, d’enjeux pétroliers et de crainte d’un choc économique mondial.
La vidéo évoque aussi les violations du cessez-le-feu au Liban et les frappes israéliennes à Gaza, ainsi qu’une polémique sur le CPJ et un échange viral où le député Thomas Massie répond à un journaliste de Fox News en lui demandant s’il aime le porno gay.
Un livre-enquête d’Audrey Millet sur Bernard Arnault, intitulé Bernard Arnault, son univers impitoyable, est présenté comme un ouvrage exceptionnel, mais quasiment absent des médias traditionnels.
Audrey Millet est décrite comme historienne de la mode et spécialiste de l’industrie textile, déjà invitée dans des médias pour parler de fast fashion, de greenwashing et de récupération marketing des luttes.
Le propos insiste sur le poids médiatique et économique de Bernard Arnault, propriétaire de titres comme Le Parisien, Challenges, Les Échos et L’Opinion, et sur le fait que LVMH est le 4e annonceur français.
La vidéo cite plusieurs raisons à cette invisibilisation : absence de couverture dans Le Monde, Le Figaro et les médias de Bolloré, dépendance publicitaire des rédactions, et pressions attribuées à LVMH pour empêcher la parution du livre.
Elle rappelle aussi des précédents de méthodes d’intimidation, notamment l’espionnage de Fakir lors de l’affaire Merci Patron de François Ruffin, et évoque le cambriolage du logement d’Audrey Millet quelques jours avant la sortie du livre.
Nathalie Arthaud dénonce le bilan humain de la canicule, estimant que plusieurs milliers de morts sont à prévoir et qu’ils auraient pu être évités, notamment à l’hôpital où des malades admis pour des pathologies ordinaires se sont retrouvés en hyperthermie ou en réanimation à cause de températures de 33 °C.
Elle critique la situation dans les EHPAD, où le gouvernement se dit satisfait d’avoir une salle climatisée, alors que les personnes alitées ou incapables de se déplacer restent exposées à des chambres surchauffées.
Elle revient sur la « journée de solidarité » instaurée après 2003 : un jour férié supprimé aux travailleurs, 3 milliards d’euros par an censés financer l’aide aux anciens, soit plus de 60 milliards en plus de 20 ans, sans que la situation soit réellement réglée.
Elle affirme que cet argent a aussi servi à la « décarbonation », ce qui aurait surtout alimenté des subventions aux grands industriels émetteurs de gaz à effet de serre et accru les dividendes des actionnaires.
Elle oppose les besoins sociaux aux priorités du pouvoir, qu’elle décrit comme au service de la bourgeoisie et de l’économie de guerre, citant la loi de programmation militaire 2024-2030 à 436 milliards d’euros, et appelle les travailleurs à prendre la direction de la société dans une « véritable révolution ».
Assa Traoré revient sur dix ans de lutte pour obtenir vérité et justice après la mort de son frère Adama Traoré, décédé le 19 juillet 2016 à Beaumont-sur-Oise sous le poids de plusieurs gendarmes, à 24 ans.
Elle raconte l’histoire familiale des Traoré comme celle d’une famille malienne, métissée et très unie, marquée par la migration, la solidarité entre générations et une culture de la combativité qu’elle relie au sens du nom « Traoré », présenté comme « guerrier ».
Elle décrit le basculement du 19 juillet 2016 : alors qu’elle était en Croatie, elle apprend d’abord qu’Adama aurait fait un malaise puis qu’il est en garde à vue, avant d’être appelée vers 23h et d’apprendre sa mort ; elle dit avoir compris à ce moment-là que sa vie allait changer.
Elle souligne que le combat a d’abord été porté par les jeunes de Beaumont et les premiers soutiens locaux, puis structuré par le comité Vérité pour Adama, avec l’appui du MIB, ce qui a permis de faire d’Adama un symbole contre les violences policières et de relier cette lutte à d’autres collectifs et familles de victimes.
Sur le plan judiciaire, elle explique que la justice française a prononcé un non-lieu et refusé une reconstitution, tandis que les expertises ont, selon elle, établi la responsabilité des gendarmes ; le dossier est désormais porté devant la Cour européenne des droits de l’homme, et elle insiste sur le fait que le combat a déjà fait évoluer les mentalités et imposé politiquement les questions de violences policières, racisme et dignité.
Le bilan des deux séismes survenus mercredi dernier au Venezuela s’élève désormais à 1 450 morts, tandis que des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.
Les opérations de secours se poursuivent sur le terrain, avec une coordination jugée désormais « très efficace » selon Cristian Torres Bermeo, directeur régional adjoint pour les Amériques à la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
L’accès à certaines zones reste difficile en raison des conditions locales, et de fortes précipitations pourraient encore compliquer l’acheminement de l’aide dans les jours à venir si elles se confirment.
Des véhicules tout-terrain sont utilisés pour atteindre les communautés coupées du monde, avec la mobilisation d’équipes et de matériel venus notamment d’Allemagne, d’Espagne, des Pays-Bas, de Colombie, du Mexique, du Salvador et du Costa Rica.
La Croix-Rouge a lancé un appel d’urgence de 50 millions pour aider 300 000 personnes touchées par les incendies à Caracas, mais il a reçu moins de 1 % des fonds nécessaires ; un programme de deux ans doit aussi soutenir le relèvement et la préparation aux prochaines crises.
L’armée de l’air et la marine américaines ont mené, le 27 juin au soir, ce que le commandement central américain décrit comme 10 frappes contre des installations militaires iraniennes près du détroit d’Ormuse, dans le sud de l’Iran.
Le 28 juin au matin, l’Iran a riposté en lançant des missiles sur huit bases militaires américaines à Katouit et à Barean ; Téhéran affirme avoir causé d’importants dégâts, tandis que certains rapports évoquent aussi des dommages collatéraux à un immeuble résidentiel à Ben.
Selon l’invité KJ Noh, ces échanges montrent que le cessez-le-feu reste très fragile : les États-Unis auraient déjà violé le mémorandum d’accord, et l’Iran prévient qu’il répondra plus fermement à toute nouvelle violation, notamment dans le détroit d’Ormuse.
Donald Trump a annoncé sur Truth Social que des avions américains avaient frappé des dépôts iraniens de missiles et de drones ainsi que des radars côtiers, en ajoutant que si nécessaire les États-Unis pourraient « achever militairement le travail » et que la République islamique d’Iran pourrait ne plus exister.
KJ Noh juge ces menaces illégales et potentiellement génocidaires, estime que les États-Unis sont en difficulté sur le plan militaire conventionnel, et affirme que la guerre pourrait s’étendre, avec des risques majeurs pour la Russie, la Chine, le commerce maritime, les chaînes d’approvisionnement et l’économie mondiale.
Jeffrey Sachs définit le projet du « Grand Israël » comme la volonté de conserver tous les territoires conquis en 1967 et de s’opposer à tout État palestinien, dans la continuité d’une logique remontant à la déclaration Balfour et à la partition de 1947.
Il explique que, dans sa version la plus radicale, ce projet repose sur deux justifications : un argument sécuritaire, qui pousse certains à vouloir contrôler aussi des zones en Syrie et au Liban, et un argument religieux fondé sur une lecture biblique allant « du Nil à l’Euphrate ».
Sachs affirme que le gouvernement actuel de Benjamin Netanyahu est le plus extrémiste qu’Israël ait connu, avec une doctrine de suprématie juive portée par des figures comme Smotrich et Ben Gvir, et qu’elle implique domination, expulsion ou nettoyage ethnique des Palestiniens.
Il soutient que cette stratégie a été relayée par des conseillers américains et des néoconservateurs, et qu’elle a influencé la politique des États-Unis, notamment dans les guerres contre l’Irak en 2003 et contre la Syrie, ainsi que dans la confrontation avec l’Iran.
Selon lui, le projet est désormais dans l’impasse : le monde multipolaire limite la capacité d’imposition d’Israël et des États-Unis, l’opinion publique américaine bascule davantage vers les Palestiniens, et Sachs juge qu’une solution à deux États ou un État binational démocratique serait la seule issue acceptable.
Des actions secrètes des deux camps se concentrent sur le passage des navires dans le détroit d’Ormuz, où l’Iran cible des navires marchands transitant par cette voie stratégique.
Samedi, l’Iran a mené une attaque par drone contre un pétrolier battant pavillon panaméen, la deuxième attaque de ce type depuis jeudi dans le détroit.
En réponse, l’armée américaine a effectué des frappes ciblées contre l’Iran sur ordre de Donald Trump ; le Commandement central américain a confirmé dimanche des frappes de chasseurs contre des cibles iraniennes près du détroit d’Ormuz.
Ces frappes faisaient suite à l’attaque contre le navire panaméen, qui transportait selon des informations plus de 2 millions de barils de pétrole brut.
Donald Trump a ensuite averti sur les réseaux sociaux que, si la violation de l’accord de cessez-le-feu se poursuivait, les États-Unis pourraient être contraints de reprendre la mission par la force militaire.
Farhad Khosrokhavar estime qu’avec la nouvelle administration américaine, l’Europe est devenue « insignifiante » et n’existe pratiquement plus dans les grandes décisions internationales.
Il affirme que la guerre contre l’Iran s’est faite sans réelle consultation de l’Europe, alors même que celle-ci a subi une grande partie des conséquences économiques, notamment l’inflation.
Il dit que, sur l’Ukraine, l’administration américaine a décidé de ne plus financer seule l’effort de guerre et de demander aux Européens de payer les armes fournies.
Il juge que, face à la Chine, l’Europe est également absente, notamment dans le contexte des ventes massives de voitures chinoises, y compris électriques.
Il conclut que l’Europe devra soit se transformer en profondeur, avec une mobilisation et peut-être une forme d’État fédéral, soit voir son insignifiance s’accentuer, d’autres décidant à sa place.
Jacques Baud revient sur les déclarations de Vladimir Poutine dans le cadre du conflit en Ukraine.
Le sujet s’inscrit dans les thèmes mentionnés en description : guerre Ukraine-Russie, Donbass, négociations de paix et diplomatie.
La vidéo est associée à des références à Riyad, au Maïdan, à l’OTAN et aux néoconservateurs, suggérant une lecture géopolitique du conflit.
La description renvoie aussi à des éléments militaires et stratégiques liés à la guerre : Avdiivka, Bakhmout, Kherson, Kharkov, Sourovikine, drones, artillerie et défense aérienne.
Plusieurs mots-clés évoquent également les enjeux politiques plus larges : Zelensky, Poutine, Trump, Europe, États-Unis, industrie de l’armement et géopolitique.
Transcription : transcription indisponible.
🇺🇸 🇮🇷 IRAN : TRUMP PEUT-IL S’EN SORTIR ?
OMERTA — mise en ligne le 29/06/2026 — durée : 52 min 07 s
Donald Trump serait sorti de la « zone de turbulence » en faisant porter la responsabilité du blocage à Benjamin Netanyahou, présenté comme le « méchant » en raison de son intransigeance au Liban.
Les négociations avec l’Iran, décrites comme un « memorandum of understanding » et non encore un accord final, ont réuni à Birkenstock en Suisse plusieurs acteurs clés : JD Vance, Steve Witkoff, Jared Kushner, des représentants iraniens, le Premier ministre pakistanais et des émissaires qataris.
Le détroit d’Ormuz a vu passer 70 navires en une journée, soit environ la moitié du trafic normal, et la reprise reste fragile ; les questions de redevances et de contrôle du passage demeurent en suspens.
L’Iran pourrait obtenir des contreparties financières importantes, avec un fonds de reconstruction évoqué à 300 milliards de dollars et le déblocage d’avoirs gelés à l’étranger, notamment au Qatar, pour des montants pouvant atteindre 40 à 50 milliards de dollars.
La guerre a mis en évidence une reconfiguration géostratégique régionale : les États-Unis ont privilégié la sécurité d’Israël, les bases américaines et les porte-avions apparaissent plus vulnérables face aux drones, et l’Iran ressort selon l’intervenant en position de force, avec une guerre jugée contre-productive pour Washington.
Zelensky multiplie les déclarations triomphales sur des succès supposés des frappes sur le sol russe et sur un recul de l’armée russe, alors que la réalité du terrain est présentée comme défavorable à Kiev.
Il menace désormais la Biélorussie avec un ultimatum expirant samedi, en exigeant le retrait ou la désactivation d’équipements qu’il dit utilisés pour diriger des tirs contre des civils ukrainiens.
Il annonce aussi préparer une opération en Crimée et dit attendre le soutien du G7, dans une logique décrite comme une tentative d’entraîner davantage de ქვეყ? conflits et de prolonger la guerre des drones.
Les intervenants estiment que les armées ukrainiennes reculent dans des zones clés comme Kramatorsk et Sloviansk, et que la communication de Kiev vise surtout à maintenir les financements, les armes et l’appui politique occidentaux.
Le débat s’élargit à la Russie, aux États-Unis et à l’Europe : certains jugent la guerre existentielle pour l’Ukraine et l’UE, d’autres aussi pour la Russie, tandis que les négociations sont présentées comme bloquées par les positions américaines et européennes, malgré les références russes aux accords d’Istanbul et d’Encourage.
Le 17 juillet 2016, Assa Traoré dépose ses enfants chez sa mère avant de partir travailler en Croatie, sans imaginer que les gendarmes entrent alors dans son quartier à Beaumont.
Le 19 juillet, alors qu’elle est en Croatie, elle échange publiquement des messages d’anniversaire avec son frère Adama sur Facebook, puis reçoit vers 19h un appel lui disant qu’il a fait un malaise, avant qu’on lui annonce ensuite qu’il est en garde à vue.
Vers 23h, sa sœur l’appelle en pleurant et lui apprend qu’Adama est mort ; Assa envoie alors des mails à des journalistes en écrivant : « On a tué mon frère. »
Elle dit avoir craint que cette mort devienne un simple fait divers rapidement oublié, les violences policières n’étant pas, selon elle, un sujet présent dans le discours médiatique à l’époque.
De retour à Beaumont le 20 juillet, elle décrit un moment de sidération avant de rentrer dans son quartier, puis affirme avoir décidé que « le monde entier va savoir qu’ici, on a tué mon frère », une colère qui deviendra le moteur du Comité vérité et justice pour Adama.
Depuis un siècle, plusieurs canicules ont marqué la France, avec des records cités en 1923, 1947, 1976, 1982, 1983, 2003, 2006, 2015, 2017, 2018, 2019, 2020, 2022, 2023 et 2026.
En 1923, un premier record exceptionnel au-dessus de 44 °C est mentionné dans le Sud-Ouest, avec 44,0 °C à Saint-Simon.
La canicule de 2003 est présentée comme un tournant, avec un record national de 44,1 °C dans le Gard et près de 15 000 décès en France.
En 2019, la France métropolitaine franchit pour la première fois les 45 °C puis les 46 °C, avec 46,0 °C à Vérargues le 28 juin, record officiel actuel.
Depuis 2015, les épisodes caniculaires deviennent nettement plus fréquents, avec quasiment au moins un épisode chaque été, et 2026 est décrite comme une canicule « de tous les records » avec près de 500 records battus.
Leila Hudson défend l’usage du terme « Asie de l’Ouest » plutôt que « Moyen-Orient », en insistant sur une lecture géographique, impériale et régionale plus large, qui dépasse les cadres nationaux hérités du colonialisme.
Elle explique que l’eau, les fleuves et les détroits sont centraux pour comprendre la région : irrigation, commerce, transport et surtout points d’étranglement stratégiques comme Ormuz, Bab el-Mandeb, Suez et le Bosphore, liés à l’économie mondiale fondée sur le pétrole.
Selon elle, la guerre et le protocole d’accord du 17 juin ont révélé la vulnérabilité des États-Unis : incapacité à contourner un détroit fermé, hausse des coûts, affaiblissement du statut quo dominé par Washington et échec stratégique aggravé par les purges de diplomates et d’experts.
Elle voit un parallèle historique avec la crise de Suez de 1956 et, plus largement, avec le déclin d’empires qui vont trop loin ; dans le contexte actuel, l’Iran a gagné en prestige en résistant, tandis que les États du Golfe cherchent à diversifier leurs alliances et à se rapprocher aussi de l’Iran, du Pakistan, de la Russie et de la Chine.
Hudson estime que la relation États-Unis/Israël a affaibli la souveraineté américaine : Washington est devenu dépendant de son partenaire israélien, et la guerre a mis en lumière la pression exercée par Netanyahou, la vulnérabilité économique et réputationnelle des États-Unis, ainsi que l’absence de solution au dossier palestinien et au risque d’extension du conflit au Liban.
Dans la nuit du 25 au 26 juin, l’Ukraine a lancé la plus grande vague de drones de toute la guerre, avec 660 drones interceptés et détruits par la défense antiaérienne russe, un record depuis le début du conflit en 2022.
Les drones ont été neutralisés sur un vaste territoire russe, notamment dans les régions de Belgorod, Briansk, Koursk, Orel, Kalouga, Lipetsk, Rostov, Voronej, Toula, Riazan et Astrakhan, ainsi qu’autour de Moscou, en Crimée et dans les zones de la mer Noire et de la mer d’Azov.
La région de Toula a compté 157 drones détruits, avec une maison privée endommagée par des débris, une femme blessée, des dégâts sur une ligne électrique et sur un site industriel à Novosskov ; dans la région de Briansk, 165 drones ont été abattus avec l’appui de groupes mobiles de tir, de la police des transports et de la garde nationale.
À Moscou, le maire Sergueï Sobianine a annoncé la destruction de 47 drones à l’approche de la capitale, tandis que des restrictions temporaires ont été imposées dans plusieurs aéroports russes, dont Kalouga, Nijni Novgorod, Saratov, Penza, Kov, Ivanovo, Iaroslavl, Vnoukovo, Domodedovo et Cheremetievo.
La même nuit, des frappes russes ont aussi touché l’Ukraine et causé des morts et des blessés, tandis que la vidéo replace ces événements dans une guerre d’usure industrielle, marquée par la montée en puissance des frappes ukrainiennes de longue portée, l’usage russe de drones, bombes planantes et missiles, et la dépendance de l’économie de guerre russe à des circuits d’approvisionnement passant notamment par la Chine.
Après le 7 octobre 2023, la couverture médiatique du conflit israélo-palestinien s’est d’abord concentrée sur l’horreur des attentats du Hamas et les victimes israéliennes, puis Gaza est redevenue moins visible dans les médias mainstream à mesure que la situation des Palestiniens se dégradait.
Le discours israélien aurait été largement repris dans les médias français : porte-parole de l’armée israélienne et ambassadeur d’Israël reçus avec déférence, rarement contredits, tandis que les responsables politiques critiques d’Israël étaient soumis à un traitement beaucoup plus agressif.
Des journalistes et intervenants ayant contesté la ligne officielle auraient subi de fortes pressions, avec le cas cité de Mohamed Kassis sur TV5 Monde, et celui d’un stagiaire renvoyé après avoir évoqué côte à côte les otages israéliens et les prisonniers palestiniens.
Les spécialistes reconnus du Proche-Orient auraient été marginalisés au profit de militants ou d’invités reprenant le narratif israélien, avec minimisation du blocus, de la famine et de l’interdiction faite aux journalistes d’entrer dans Gaza.
La transcription dénonce aussi des biais et des dérives sur le service public, notamment sur France Culture, avec Guillaume Erner accusé de partialité puis de fabrication de fake news, et une absence de sanction qui alimente, selon l’intervenant, le conformisme et les tensions autour du traitement du conflit.