Vladimir Brovkin affirme que les récents récits occidentaux sur une Russie « en train de perdre » et une Ukraine « en train de gagner » relèvent surtout d’une campagne de propagande liée au prochain sommet de l’OTAN à Ankara, destinée à convaincre les bailleurs de fonds que Kiev peut encore l’emporter.
Il soutient que l’Ukraine a besoin d’environ 10 milliards de dollars par mois pour fonctionner, que les montants évoqués ne suffisent pas, et que les États européens n’ont pas de marges budgétaires réelles malgré leur PIB élevé et leurs dettes publiques importantes.
Selon lui, les frappes de drones ukrainiens sur Moscou et d’autres villes russes n’ont pas d’effet décisif sur le cours de la guerre : la plupart des drones sont abattus, la Russie développe des contre-mesures, et la guerre se décide selon lui sur le champ de bataille et par la destruction d’infrastructures militaires.
Il estime que la prise de Kostyantynivka, avec Kramatorsk et Sloviansk, donnerait à la Russie un avantage majeur sur l’ensemble du Donbass industriel, tandis que l’Ukraine s’affaiblirait aussi de l’intérieur à cause de la résistance à la conscription et de la corruption du régime.
Brovkin avance que la Russie cherche surtout à prendre le Donbass puis à rendre le reste de l’Ukraine « inoffensif » en détruisant son industrie, son potentiel militaire et ses infrastructures, tout en laissant ouverte l’idée d’un règlement politique si un traité et une reconnaissance des nouvelles frontières étaient obtenus.
Chas Freeman estime que le « mémorandum d’entente » avec l’Iran n’est pas un véritable accord, mais un « mémorandum de malentendu » : les États-Unis auraient ajouté de nouvelles conditions et violé les éléments de base censés permettre la réouverture du détroit d’Ormuz.
Il décrit une reprise du cycle représailles contre représailles entre les États-Unis et l’Iran : attaques de navires, frappes américaines d’abord symboliques puis plus dures, puis frappes iraniennes contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.
Selon lui, Israël a réussi à défier l’accord américain avec l’Iran et le gouvernement libanais a accepté des dispositions qui reconnaissent le droit d’Israël d’être au sud du Liban, de s’en retirer selon ses propres critères et de coopérer contre le Hezbollah, ce qui pourrait déclencher une guerre civile au Liban.
Freeman relie ces tensions à un retour général du chaos en Asie de l’Ouest : bombardements israéliens en Syrie, pression sur Gaza, nettoyage ethnique en Cisjordanie et au sud du Liban, ainsi qu’une dynamique d’expansion israélienne sans frontières reconnues.
Il avertit que la guerre d’usure s’étend aussi à l’Ukraine et à la Russie, avec des risques d’escalade contre la Russie, tandis que l’OTAN, les États-Unis et Israël seraient conçus pour des guerres courtes et victorieuses, non pour des conflits prolongés.
Behrooz Ghamari raconte avoir été arrêté en 1981, être resté en prison jusqu’en 1985 et avoir passé trois ans et demi dans le couloir de la mort en Iran.
Il évoque le traumatisme profond laissé par cette période, en soulignant que des milliers de personnes ont perdu la vie et que ces cicatrices marquent durablement la société iranienne.
Selon lui, les sociétés doivent trouver un moyen de gérer ces traumatismes et de leur donner un sens politique et historique.
Il affirme que les opinions politiques ne doivent pas être le prolongement d’un traumatisme personnel, qu’il considère comme « la recette du désastre ».
Il soutient que projeter ses propres traumatismes sur ses convictions politiques conduit souvent à reproduire les structures de pouvoir plutôt qu’à s’en éloigner.
Behrooz Ghamari, historien et sociologue iranien, explique que son engagement de jeunesse dans la révolution de 1979 était anti-impérialiste, marxiste et lié à des idées de justice sociale, avant qu’il ne se retrouve opposé au gouvernement post-révolutionnaire.
Il raconte la répression qui a suivi, notamment l’attentat du 28 juin 1981 contre le siège du parti au pouvoir, puis les arrestations massives et les exécutions sommaires de milliers de personnes, dans un contexte de deux ans de massacres.
Arrêté en 1981, il dit être resté en prison jusqu’en 1985, dont trois ans et demi dans le couloir de la mort, tout en refusant de se définir uniquement comme victime.
Il affirme que les opinions politiques ne doivent pas être le prolongement d’un traumatisme personnel, et que projeter sa souffrance sur la politique conduit à reproduire les mêmes structures de pouvoir au lieu de s’en éloigner.
Il défend l’idée qu’on ne “libère” pas un pays en tuant ses habitants, cite la souveraineté des États et la Charte de l’ONU, et rejette les appels au bombardement ou au changement de régime contre l’Iran, en rappelant aussi les exécutions de 1988 et l’évolution de la société iranienne depuis les années 1980.
L’Iran discute avec Oman pour fixer les frais de service liés au passage dans le détroit d’Ormuz, après une visite du chef des négociateurs iraniens à Oman et un communiqué commun réaffirmant la souveraineté des deux pays sur leur zone nationale.
Un préaccord est évoqué entre les deux pays pour gérer le trafic maritime et percevoir des frais de passage sur chaque navire, avec l’idée qu’un nombre limité et déterminé de navires pourra traverser le détroit.
Selon une source militaire citée par plusieurs médias iraniens, le trafic dans le détroit d’Ormuz ne serait plus ouvert librement ni au maximum, mais soumis à des conditions fixées par l’Iran.
La transcription présente le détroit d’Ormuz comme un levier central du « nouvel ordre iranien au Moyen-Orient », capable d’être activé pour répondre aux sanctions ou au gel des avoirs iraniens.
Le commentaire affirme que l’Iran pourrait utiliser cette position pour peser face aux États-Unis et à Israël, et pour promouvoir des projets régionaux avec les pays du Golfe et du monde arabe.
La 6e conférence anniversaire des Deux Rives aura lieu le jeudi 2 juillet à 20h, heure française, en visioconférence via Zoom et en direct sur la chaîne YouTube de Romain Migus.
Le thème annoncé est : « Que se passe-t-il au Venezuela ? », avec un point prévu sur la situation actuelle dans le pays.
La transcription évoque un « terrible tremblement de terre » survenu ces derniers jours au Venezuela, qui sera abordé pendant la conférence.
Deux invités, Daniel Yegres et Thierry Deronne, sont à Caracas et ont vécu le tremblement de terre ; ils parleront des efforts du gouvernement et de la coopération de pays étrangers dans la gestion de la crise.
La discussion portera aussi sur la situation politique au Venezuela, présentée comme ayant suscité beaucoup de controverses récemment, avec la participation annoncée de Maurice Lemoine, Filip Ristic, Romain Migus et les deux cinéastes vénézuéliens.
Des intervenants jugent que Vladimir Poutine serait « trop gentil » avec ses ennemis, en estimant que la Russie est trop lente et que plusieurs « lignes rouges » évoquées par Moscou sont restées sans effet.
Volodimir Zelenski est présenté comme multipliant les déclarations de victoire, en affirmant que la Russie serait en difficulté en septembre, en annonçant une hausse de la production de drones et en préparant une opération en Crimée avec le soutien du G7.
Le débat évoque aussi des menaces directes contre la Biélorussie, avec un ultimatum attribué à Zelenski sur le retrait d’équipements présentés comme utilisés pour diriger des tirs contre des civils ukrainiens.
Plusieurs intervenants décrivent une montée en puissance de la guerre des drones, avec des frappes ukrainiennes en profondeur sur le territoire russe et des bombardements russes en retour sur les arrières ukrainiens.
La discussion élargit le conflit à une guerre d’usure et de déstabilisation plus vaste, certains affirmant que l’Occident cherche à éviter une confrontation nucléaire, à neutraliser les forces nucléaires russes et à frapper les infrastructures critiques, tandis que d’autres estiment que les Européens et les États-Unis sont eux-mêmes fragilisés par cette guerre.
Emmanuel Todd est cité pour rappeler que l’Iran ne doit pas céder aux États-Unis, car « l’Amérique ne peut pas être pris comme quelqu’un dont on peut se fier » et « les États-Unis ne respectent jamais un traité signé ».
Le propos insiste sur l’idée que l’Iran est pris dans des conflits et des pressions mises en place par l’Occident depuis la révolution de 1979, et que parler de « capitulation » américaine serait en réalité parler d’une capitulation de l’Occident.
Le commentaire critique les médias et experts occidentaux, accusés de traiter les affaires internationales avec émotion et stéréotypes, sans analyser la dynamique profonde de la société iranienne ni celle de la Russie.
Un épisode autour du détroit d’Ormuz est présenté comme un signal de fermeté iranienne : un porte-conteneurs battant pavillon singapourien aurait été touché après avoir franchi le corridor sud, trois pétroliers auraient fait demi-tour, et le prix du baril serait passé de 74 à 75 dollars en deux heures.
Le discours défend l’idée que l’Iran doit maintenir ses positions sur Ormuz et sur son programme balistique, tandis que Marco Rubio est décrit comme tentant de rassurer les pays du Golfe, lesquels s’inquiètent de la menace iranienne et de la fiabilité de la protection américaine.
Philippe de Saint-Robert, né en 1934 et âgé de 91 ans, revient sur son parcours de journaliste, écrivain et ancien commissaire à la langue française, ainsi que sur ses souvenirs de l’Occupation, vécue enfant.
Il raconte avoir grandi dans un environnement familial politiquement partagé, avec des grands-parents très gaullistes et des parents plutôt pétainistes, et évoque une arrière-grand-mère, Émilie Marie, qui avait écrit à Pétain pour lui dire qu’il avait « trahi la France ».
Après des études de droit et des débuts dans des revues littéraires, il entre dans le journalisme politique en publiant dans Combat un article favorable à la force de dissuasion, puis devient chroniqueur régulier avant de collaborer pendant 16 ans au Monde.
Il explique s’être rapproché des gaullistes de gauche, notamment autour de l’UDT et de figures comme Louis Vallon et René Capitan, et défend l’idée de « participation » portée par de Gaulle, qu’il présente comme une troisième voie entre capitalisme et communisme.
Il relate ses rencontres avec le général de Gaulle après la publication de son livre Le jeu de la France, puis ses échanges avec Pompidou, en soulignant les tensions liées à ses critiques sur la participation, à l’Algérie et à l’évolution du gaullisme après 1969.
Le dollar américain aurait perdu 30 % de son pouvoir d’achat en 6 ans, et la guerre contre l’Iran est présentée comme un accélérateur de la dédollarisation mondiale, avec des pays qui se détournent du dollar.
La Chine aurait lancé une plateforme de paiement transfrontalier en yuan numérique, avec un record de plus de 180 milliards de dollars de transactions en une journée le 2 avril, au moment où le pétro-yuan gagnerait du terrain au Moyen-Orient.
L’or est présenté comme le nouvel actif de réserve central : la Chine aurait acheté plus de 10 tonnes le mois dernier, enchaînant 19 mois d’achats, pour un total de plus de 2 300 tonnes, soit plus de 9 % de ses réserves de change.
Des intervenants cités expliquent que les banques centrales cherchent à réduire leur exposition au dollar après le gel des réserves russes, et que l’or est perçu comme une “vraie monnaie” non sanctionnable, contrairement aux actifs libellés en dollars.
La Chine construirait une architecture financière parallèle : coopération avec 26 institutions pour le paiement numérique, projet de compensation de l’or à Hong Kong, et objectif de renforcer la confiance dans le yuan tout en offrant un système moins exposé aux sanctions américaines.
Ray McGovern estime que l’accord évoqué avec l’Iran est « amorphe » et qu’il se délite progressivement, sans avoir réellement servi de guide aux négociations.
Il affirme que le dossier est un « gâchis » créé par Trump et Netanyahu, et que le Liban est central dans les tensions régionales, avec le risque d’une nouvelle guerre si Israël n’est pas contenu.
McGovern dit craindre à plus de 50 % une opération sous faux drapeau israélienne, et juge possible que Netanyahu aille jusqu’à des actes extrêmes, y compris l’usage d’armes nucléaires, ce qui l’inquiète particulièrement.
À propos des États du Golfe, il reprend l’idée qu’ils remettent en question leur dépendance à la protection américaine et qu’ils pourraient chercher une approche plus diversifiée, incluant la Chine et une diplomatie discrète avec l’Iran.
Sur l’Ukraine et la Russie, McGovern soutient que les attaques de drones n’ont « absolument aucun impact » sur la situation au front, que la Russie progresse sur le terrain, et que Poutine ne se laissera pas provoquer malgré les tentatives occidentales de présenter la Russie comme en difficulté.
Le 28 juin 2026, la situation entre Washington et Téhéran est décrite comme paradoxale : des frappes iraniennes de missiles et de drones visent des bases américaines au Koweït et à Bahreïn, tandis qu’une information relayée par Axios annonce dans la soirée un accord de cessez-le-feu et un sommet d’urgence à Doha, au Qatar.
La crise est présentée comme ayant basculé après une opération massive menée le 28 février par les États-Unis et Israël, qui aurait entraîné la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et de lourds dégâts sur les infrastructures nucléaires et militaires iraniennes.
L’Iran répondrait par une stratégie de riposte asymétrique : menaces ou attaques dans le détroit d’Ormuz, ciblage des infrastructures énergétiques et commerciales, et usage de groupes armés affiliés pour frapper des bases américaines dans des pays souverains, tout en maintenant un déni formel de guerre directe.
Le texte insiste sur un « jeu de dupes » : les États-Unis chercheraient à protéger la navigation maritime et à rétablir la dissuasion sans s’enliser dans une guerre terrestre, tandis que l’Iran utiliserait les négociations au Qatar pour gagner du temps, obtenir des concessions et exploiter les divisions occidentales.
Les risques d’embrasement sont jugés majeurs : fermeture durable du détroit d’Ormuz, choc économique mondial via le pétrole, déstabilisation des pays du Golfe, possible second front au Liban avec le Hezbollah, et menace d’un franchissement du seuil nucléaire si l’Iran se sent acculé.
L’auteur affirme assister à l’« effondrement » de l’armée ukrainienne, qu’il relie à un manque de soldats et à l’envoi de nombreux hommes valides au front, ce qui rendrait la défaite « inévitable ».
Il cite le cas d’une petite fille en larmes à Knelisky : son père aurait été emmené par le TCC, après la mort de sa mère quatre ans plus tôt, ce qui la laisserait orpheline.
Il évoque aussi un entraîneur de football de 56 ans, qui s’occupe de sa mère de 88 ans alitée, et qui aurait été emmené au recrutement, comme exemple du recours à des hommes jugés indispensables dans la vie civile.
Selon lui, les Européens et Zelensky soutiennent une propagande qui masque la réalité du front, alors que l’Ukraine ne disposerait plus des moyens humains pour reprendre et occuper durablement des territoires.
Il décrit la bataille de Constantinivka comme un tournant : les forces russes y avanceraient par plusieurs axes, tandis que les unités ukrainiennes seraient en semi-encerclement et ravitaillées seulement par drones, avec un risque de chute en chaîne vers Droujkovka, Kramatorsk et Sloviansk.
Le 26 juin 2026, le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré annonce à la télévision nationale la rupture immédiate des relations diplomatiques entre le Burkina Faso et la République française, par la voix du ministre de la communication Gilbert Wedraugo.
Paris qualifie cette décision d’« unilatérale, hostile et sans fondement » et indique examiner des mesures de réciprocité, tandis que les autorités burkinabées disent avoir agi après une évaluation approfondie des relations bilatérales.
Le communiqué burkinabé accuse la France de ne plus respecter le « respect mutuel », la « confiance réciproque », la souveraineté nationale et la non-ingérence, et lui reproche un « activisme permanent » contre les intérêts du Burkina Faso, des ambitions néocoloniales et un soutien à des réseaux criminels et à des groupes terroristes.
La rupture s’inscrit dans une dégradation progressive depuis septembre 2022 : départ de l’opération Sabre, fin des accords de défense, rappel de l’ambassadeur français, suspension de médias français, expulsion de diplomates, dénonciation du traité de double imposition et annonce d’une arrestation d’espion de la DGSE.
Le Burkina Faso se rapproche parallèlement de l’alliance des États du Sahel (Mali, Niger) et développe ses relations avec la Russie, la Chine, l’Iran et la Turquie ; la vidéo évoque aussi des investissements chinois dans les infrastructures, l’énergie, les mines, l’agriculture et des projets comme la centrale solaire de Dochine et Smart Burkina.
Dans la nuit du 29 juin, le ministère de la Défense ukrainien a signalé une attaque russe menée avec 108 drones contre des infrastructures critiques, principalement dans l’est et le sud de l’Ukraine.
Le récit insiste sur des frappes répétées contre les stations-service et les dépôts pétroliers le long des axes menant à Kharkiv, avec la destruction annoncée de toutes les stations-service de la M29 entre la région de Dnipropetrovsk et Kharkiv, puis de nouvelles destructions près de Beresten et sur la M03.
La vidéo affirme que la station-service de Valky a été détruite, que la dernière station-service de Nikopol a été anéantie, et que les attaques s’étendent aussi à la R-46 entre Kharkiv et Soumy, dans une logique d’« isolement » de Kharkiv.
À Kropyvnytskyi, un dépôt pétrolier ou site de stockage de carburant aurait été touché, avec un important nuage de fumée noire, tandis qu’à Kharkiv des entrepôts auraient été frappés dans le nord-ouest de la ville.
À Zaporijia, des frappes auraient visé des pylônes de lignes à haute tension reliant les rives ouest et est via Khortytsia, provoquant des coupures d’électricité dans certains quartiers, tandis que le récit évoque aussi des avancées russes à Bogodarivka, une prise annoncée à 96 % de Kostiantynivka, 99 % de Lyman, et des combats près de Khotyn et Maryne dans la région de Soumy.
Emmanuel Macron reçoit à l’Élysée le dirigeant d’Oman pour évoquer l’Iran, dans un contexte présenté comme important pour régler les problèmes liés à ce dossier.
Le commentaire insiste sur le rôle stratégique d’Oman, décrit comme un pays clé pour le détroit d’Ormuz, présenté comme un point de passage majeur.
Le président est critiqué pour son apparence, avec le retour de ses lunettes, jugées comme une forme de « déguisement » ou de mise en scène.
Le locuteur rappelle que ces lunettes proviennent d’une entreprise française qui a depuis été liquidée, ce qui est présenté comme une publicité involontaire pour une société disparue.
Le ministre omanais des affaires étrangères est cité comme favorable à un système de taxe dans le détroit d’Ormuz, mesure décrite comme susceptible de renchérir le prix du pétrole et de donner une légitimité à l’Iran.
Le titre annonce une critique de la stratégie de Volodymyr Zelensky, présentée comme une « logique de surenchère » qui pourrait conduire l’Ukraine au désastre.
La revue de presse est la n°782 de « Un Jour dans le Monde » et porte sur la guerre en Ukraine, avec des mots-clés centrés sur la Russie, le Donbass, les négociations de paix et la diplomatie.
La description renvoie à plusieurs sources et intervenants cités ou relayés dans l’émission, notamment Fréquence Populaire, Paix et guerre, Gleen Diesen Français, Europe 1 et Hertz commente.
Le contenu met aussi en avant des thèmes militaires et géopolitiques récurrents : OTAN, stratégie militaire, attrition, drones, artillerie, défense aérienne, offensive russe et villes comme Avdiivka, Bakhmout, Kherson, Kharkov, Toretsk et Pokrovsk.
La description contient de nombreux liens de soutien et de diffusion du travail de Philippe Buffon, ainsi qu’un rappel que toutes les images et animations sont créditées à l’écran.
Transcription : transcription indisponible.
Canicule, IA, détroit d’Ormuz : le regard amer de Jean-Marc Jancovici - FIGURES
Clément Viktorovitch — mise en ligne le 29/06/2026 — durée : 1 h 41 min 51 s
Jean-Marc Jancovici relie la crise du détroit d’Ormuz à la dépendance mondiale aux hydrocarbures : ce passage concentre une part majeure des exportations maritimes du Golfe persique, et sa fermeture a fait apparaître une fragilité du commerce mondial du pétrole, surtout pour l’Asie.
Il rappelle que le pétrole reste central dans les transports et la chimie : plus de 90 % des transports fonctionnent au pétrole, la marine marchande quasiment à 100 %, et de nombreux objets du quotidien contiennent des dérivés pétroliers, des plastiques aux fibres synthétiques.
Selon lui, le monde a déjà passé le pic du pétrole conventionnel en 2008 ; la production mondiale de pétrole serait sur un plateau depuis 2018, avec une baisse attendue après 2030 et une division par deux possible d’ici 2050.
Il estime que l’Europe est en décrue d’approvisionnement en combustibles fossiles depuis 2007, à cause des pics de production du pétrole et du gaz de la mer du Nord et du charbon européen, avec des effets visibles sur l’industrie, le transport de marchandises, la construction et la crise du logement.
Jancovici soutient que la baisse du pétrole ne se traduit pas mécaniquement par un baril toujours plus cher : le prix devient surtout volatile et imprévisible, tandis que la destruction d’activité économique et les inégalités entre “gagnants de la mondialisation” et le reste de la population alimentent, selon lui, la montée du populisme en Europe et aux États-Unis.
La bataille pour Konstantinovka est annoncée comme quasiment terminée : à la fin de la journée de samedi, la ville serait conquise à 97-98 % par l’armée russe, avec seulement 2 à 3 % encore tenus avec certitude par les Ukrainiens.
Le bulletin décrit une offensive russe multifront en Ukraine, avec des frappes entre samedi soir et dimanche matin, principalement entre le front et le Dniepr, mais aussi à l’ouest du fleuve, notamment vers Jitomir et Nikolaev, visant des concentrations de troupes, dépôts de munitions, infrastructures énergétiques et de réparation.
Dans le secteur de Slaviansk-Kramatorsk, les Russes avanceraient sur trois axes tactiques : au nord depuis le sud de Liman, au centre vers Kaleniki, et plus au sud en bordant le canal reliant le Donbass au Severski Donets, afin de créer des têtes de pont avant une poussée vers l’ouest.
Le secteur de Pokrovsky est présenté comme un carrefour stratégique majeur, avec quatre routes principales ; sa prise ouvrirait notamment une possibilité d’attaque vers Zaporijia à travers un terrain jugé peu favorable à la défense ukrainienne, avec peu de fortifications majeures signalées.
À Gouliapolé, les combats se concentrent autour de la route et de la voie ferrée, considérées comme essentielles à la logistique des deux armées ; le front y fluctuerait régulièrement avec des avancées russes, des contre-attaques ukrainiennes et des combats de haute intensité.
Des frappes américaines ont visé l’Iran dans le sud du pays, notamment des télécommunications et des radars dans la région de Cyric, ainsi que l’île de KM ; des attaques plus limitées ont aussi touché deux autres îles.
Selon des sources iraniennes citées, la riposte iranienne a ciblé deux bases américaines : la base aérienne Ali Al Salem au Koweït et la 5e flotte à Bahreïn, avec des frappes sur des infrastructures militaires, des abris stratégiques, un centre de contrôle et des systèmes de communication/radar.
Le propos relie ces échanges à la bataille autour du détroit d’Ormuz : les États-Unis chercheraient à faire passer davantage de pétroliers et de navires par des routes proches d’Oman pour réduire le contrôle iranien, tandis que l’Iran impose ses itinéraires et frappe les navires qui ne les respectent pas.
Un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis est présenté comme visant à désamorcer les tensions, avec une clause de cessation immédiate et permanente des opérations militaires, y compris au Liban, et un mécanisme à définir sous 30 jours pour le détroit d’Ormuz, avec 60 jours de passage sans droits ni frais.
Le Liban est au centre de l’accord : l’orateur affirme que la clause sur l’intégrité territoriale et la souveraineté du Liban implique un retrait israélien, mais que l’accord légitimerait en pratique l’occupation tant que le Hezbollah n’est pas désarmé, ce qui suscite des protestations contre le gouvernement libanais.