Un mémorandum d’accord est en cours de publication et discuté par les deux parties ; en Israël, il est perçu comme une « défaite majeure », tandis que l’administration Trump s’en satisfait et Donald Trump l’aurait signé à Versailles, en France.
Selon l’intervenant, l’Iran et les États-Unis veulent tous deux faire aboutir l’accord, avec une possible prolongation au-delà de 60 jours par consentement mutuel ; Trump chercherait surtout à mettre fin à la guerre et à préserver son image de « président de la paix ».
L’analyse affirme que l’Iran dispose de nombreuses options militaires et économiques, mais qu’il choisit une ligne de négociation ; sa ligne rouge serait que Trump et J.D. Vance tiennent Netanyahu « en laisse », notamment pour faire cesser les attaques israéliennes au Liban.
Le Liban et Gaza sont présentés comme des points centraux : Israël occuperait déjà environ 20 % du territoire libanais, et à Gaza, depuis le cessez-le-feu d’octobre, environ 1 000 civils auraient été tués selon Netanyahu, sans aide humanitaire.
La discussion décrit un basculement vers un nouvel ordre mondial multipolaire, fondé sur la sécurité collective, le rôle de la Chine et de la Russie, et un cadre régional incluant l’Iran, le Pakistan et les pays du Golfe ; les États-Unis devraient, selon l’intervenant, se retirer progressivement de la région, ce qui fragiliserait les pétrodollars et l’ordre hégémonique américain.
Le tribunal correctionnel de Paris, 17e chambre, a rendu le 18 juin 2026 une décision dans l’affaire opposant Sylvain It à Franklin Nyamsi, à propos d’une vidéo mise en ligne le 12 mai 2023 sur Facebook et YouTube.
Sylvain It, alors ambassadeur de France au Niger puis ambassadeur de France en Colombie, avait porté plainte pour diffamation publique envers un particulier, en visant des propos tenus par Franklin Nyamsi sur sa personne et sur son rôle diplomatique.
La plainte s’inscrivait dans un contexte de critiques réciproques : le tribunal relève que Sylvain It avait déjà commenté et attaqué Franklin Nyamsi sur les réseaux sociaux, notamment en le qualifiant de « professeur Nimbus » et de personne en « flagrant délire de désinformation ».
À l’audience du 7 mai 2026, la partie civile réclamait 5 000 € de dommages-intérêts et 5 000 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale, tandis que le ministère public estimait que Franklin Nyamsi avait été provoqué et ne requérait pas contre lui.
Le tribunal rappelle les critères juridiques de la diffamation et examine les propos dans leur contexte, en tenant compte des échanges antérieurs entre les parties et des critiques formulées par Sylvain It avant la vidéo poursuivie.
Claude Malhuret affirme que les États-Unis de Trump sont passés d’allié à adversaire de l’Europe, avec un trumpisme qu’il décrit comme incohérent, isolationniste en discours mais très interventionniste en actes.
Il souligne qu’en un an, Trump aurait mené autant de frappes aériennes que Biden sur tout son mandat, tout en se présentant comme un « président de la paix » et en n’ayant signé aucun traité de paix malgré ses annonces.
Selon lui, la Chine profite de cette situation et apparaît désormais comme une puissance stabilisatrice, tandis que l’Europe reste dépendante énergétiquement de la Russie, militairement des États-Unis et commercialement de la Chine.
Malhuret estime que l’Europe risque la vassalisation ou la soumission si elle ne met pas en œuvre les solutions déjà identifiées : réarmement et réindustrialisation, saut fédéral avec davantage de décisions à la majorité qualifiée, et application des rapports Draghi et Letta.
Il met aussi en garde contre la fragilité démocratique alimentée par les populismes et les réseaux sociaux, cite le chiffre de 60 % de députés issus de partis populistes à l’Assemblée nationale, et juge que la Russie de Poutine est en train de s’effondrer malgré son apparence de puissance.
Mohammad Marandi affirme qu’Israël a frappé le Liban presque immédiatement après la signature d’un protocole d’accord entre l’Iran et les États-Unis, avec plus d’une centaine de frappes signalées dans la nuit, visant surtout des civils.
Selon lui, le Hezbollah a infligé de lourdes pertes à Israël lors de ses incursions au Liban, ce qui a conduit l’Iran à suspendre les discussions prévues avec Washington à Genève et à avertir qu’il pourrait infliger un « coup écrasant » à Israël si les attaques continuent.
Marandi soutient que l’accord n’est pas considéré comme fiable par Téhéran, qui n’attend pas des États-Unis qu’ils respectent leurs engagements et voit les négociations comme un moyen de montrer qu’il ne veut pas provoquer l’effondrement de l’économie mondiale.
Il estime qu’Israël cherche à saboter l’accord, tandis que les services de renseignement américains et les médias traditionnels ne feraient que constater tardivement ce que tout le monde savait déjà : que Tel-Aviv tenterait de faire échouer tout arrangement.
Il dit aussi que l’Iran peut exercer une pression économique sans violer l’accord, notamment via le détroit d’Ormuz, et que la crise révèle une fracture entre Trump et Netanyahou sur l’impact économique d’une escalade, même si les États-Unis restent selon lui dominés par le lobby sioniste.
L’Union européenne a prolongé pour un an l’ensemble de ses sanctions contre la Russie, au lieu des six mois habituels, afin d’éviter qu’un État membre puisse bloquer la décision ou la renégocier.
Selon la transcription, des divisions persistent au sein de l’UE sur l’opportunité de dialoguer avec Moscou : une majorité soutient l’initiative d’Antonio Kochta, mais la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark et l’Estonie s’y opposent, privilégiant des ultimatums avant toute discussion.
Emmanuel Macron a défendu son bilan à moins d’un an de la présidentielle, affirmant laisser une France plus forte militairement, diplomatiquement et économiquement, tout en reconnaissant des finances publiques sous pression et la nécessité de poursuivre la réforme du modèle social et des retraites.
Sur l’affaire Liana, Emmanuel Macron a reconnu des « dysfonctionnements judiciaires » et réaffirmé sa ligne contre les violences sexuelles, tout en dénonçant une « polémique idiote » et en appelant à agir avec calme et méthode.
Les négociations États-Unis-Iran ont été reportées sine die : la deuxième phase prévue en Suisse a été repoussée, notamment en raison de la poursuite des bombardements israéliens au Liban, qui ont fait 47 morts et 97 blessés selon le ministère libanais de la santé, tandis qu’Israël affirme rester dans la zone de sécurité au sud du Liban.
Alexander Mercouris situe la russophobie occidentale à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle, puis surtout après les guerres napoléoniennes, quand la Russie devient une grande puissance militaire et inquiète la Grande-Bretagne et la France.
Il explique que des médias britanniques puis la littérature française ont façonné une image durable de la Russie comme empire militariste, agressif, arriéré et autocratique, avec des œuvres comme La Russie en 1839 de Custine et une bande dessinée de Gustave Doré publiée en 1854.
Les stéréotypes qu’il identifie reviennent sans cesse : Russie barbare, tyrannique, sournoise, violente, peu fiable, et peuple russe présenté comme opprimé mais participant à sa propre oppression, jusqu’à l’idée absurde de Russes obéissant aveuglément à un tsar dans les récits du XIXe siècle.
Selon lui, la russophobie est d’abord une construction politique entretenue par la rivalité géopolitique des puissances occidentales, puis intériorisée dans la culture et le débat public, ce qui alimente un cercle où peur et haine coexistent : la Russie serait à la fois très faible et pourtant la plus grande menace.
Il estime que cette logique a pesé sur la guerre froide, sur le traitement de Gorbatchev et sur l’exclusion de la Russie de l’OTAN, et que la réponse devrait passer par une dénonciation plus ferme de ce discours comme raciste, par le développement interne de la Russie et par la promotion de sa culture et des contacts avec l’Occident.
La Maison-Blanche a publié un protocole d’accord en 14 points entre les États-Unis et l’Iran, présenté comme prévoyant une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban.
Le texte affirme que les États-Unis et l’Iran s’engagent à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’autre, à ne pas s’ingérer dans leurs affaires intérieures, et à ne pas mener de guerre ni d’opérations militaires l’un contre l’autre.
Les intervenants soulignent que le premier point pourrait, selon leur lecture, contraindre Israël à se retirer du Liban ou exposer Israël à une réaction iranienne sans riposte américaine, si l’Iran agit pour garantir l’intégrité territoriale libanaise.
Le document prévoit aussi des négociations dans un délai maximal de 60 jours, la levée progressive de toutes les sanctions contre l’Iran, des dérogations immédiates pour les exportations de pétrole iranien, la libération des fonds iraniens gelés ou restreints, et un mécanisme de suivi.
Le point nucléaire réaffirme que l’Iran ne produira ni ne développera d’armes nucléaires, prévoit le traitement des stocks de matières enrichies selon un mécanisme convenu, et indique que l’accord final sera ensuite approuvé par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Donald Trump chercherait à renverser Benyamin Netanyahou en établissant des contacts avec l’opposition israélienne, selon la chaîne israélienne Channel 12.
Parmi les interlocuteurs évoqués figure l’opposition de Naftali Bennett, avec un objectif présenté comme un changement de pouvoir en Israël.
La transcription affirme que Trump a récemment déclaré sur son réseau social avoir « toutes les cartes en main » pour l’élection de Netanyahou.
Le commentaire relie cette attitude à une revanche personnelle de Trump, qui aurait mal vécu la reconnaissance par Netanyahou de la victoire de Joe Biden en 2020.
Il est aussi affirmé que le Pentagone a relevé son niveau d’alerte face à l’espionnage israélien, passé de « menace élevée » à « menace critique ».
Au G7, Donald Trump est présenté comme dominant la salle, tandis que la présence de quatre pays des BRICS est interprétée comme un signe de faiblesse du sommet ; Lula est décrit comme relégué à l’écart sur la photo officielle.
Le passage central porte sur un protocole d’accord Iran–États-Unis, présenté comme une manœuvre pour gagner du temps : Trump pourrait le vendre comme un retour à la normale du flux pétrolier dans le détroit d’Ormuz et comme un moyen de calmer les marchés.
Le texte évoque une première phase de 30 jours puis 60 jours de négociations, avec un allègement des sanctions et le retour de 12 milliards de dollars à l’Iran dans la première phase, puis 12 milliards supplémentaires ensuite, l’objectif étant aussi de tenir jusqu’aux élections de mi-mandat.
Selon l’entretien, les négociations ont été accélérées par des médiateurs pakistanais entre Abbas Arakchi et les Américains, après des menaces iraniennes de riposte si Israël continuait de bombarder Dahiya ; la Maison Blanche aurait alors accepté de signer, mais sans preuve publique de signature et avec un débat encore en cours côté iranien.
Israël est accusé de vouloir saboter l’accord, notamment via la diffusion d’éléments liés à l’affaire Epstein contre des responsables américains ; l’ensemble est décrit comme une guerre hybride qui vise à contenir l’Iran, l’intégration eurasiatique et les BRICS, sans véritable désescalade.
Alex Krainer estime que les États-Unis n’ont plus de voie crédible vers une victoire militaire ni vers un règlement négocié qui préserverait leur position hégémonique au Moyen-Orient.
Il relie la guerre contre l’Iran, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, les tensions avec la Chine et les crises internes en Occident à un même affrontement entre deux systèmes de gouvernance : l’« empire colonialiste occidental » et le reste du monde.
Selon lui, la crise de légitimité de l’Occident se manifeste aussi à l’intérieur des pays occidentaux, notamment par le silence des élites et des médias sur les viols collectifs au Royaume-Uni, ainsi que par des réactions similaires en France, Belgique, Allemagne, Suède, Norvège, Islande et Irlande.
Il affirme que l’Occident pousse à l’escalade militaire pour détourner la colère sociale née de la crise économique, de la désindustrialisation, de l’inflation et de l’effondrement de la confiance dans les gouvernements et les médias.
Krainer juge l’effondrement économique inévitable à terme, sous une forme de stagflation, et pense que cette dynamique pourrait déboucher sur des soulèvements sociaux, voire sur une révolution ou une guerre civile en Europe de l’Ouest.
Régis Le Sommier dit que, dans son reportage, ce qui l’a le plus marqué n’est ni le Liban, ni le Hezbollah, ni Israël, ni les destructions, mais de jeunes volontaires français qui vont distraire et accompagner deux fois par mois des handicapés mentaux très graves à Beyrouth.
Il décrit le Sud-Liban comme un pays en état de décombres, avec des villages au-dessus de la « ligne jaune » que les Israéliens cherchent à transformer en zone tampon, en détruisant les habitations pour empêcher toute occupation.
Selon lui, les frappes israéliennes touchent aussi la vie civile : maisons, rues, commerces et cabinets médicaux sont endommagés, dans une région où les communautés chiites, chrétiennes et druzes sont imbriquées les unes dans les autres.
Il explique que le Hezbollah a bétonné la région depuis les années 1980, avec tunnels et usage de drones kamikaz à fibre optique, et que les combats restent très meurtriers, avec plus de 30 soldats israéliens tués depuis le début de l’opération, dont quatre lors d’une embuscade évoquée dans l’entretien.
Le documentaire d’Omerta suit des humanitaires français et libanais qui interviennent avec des cliniques mobiles, des distributions de médicaments, des dons et des évaluations de familles, notamment via SOS Chrétiens d’Orient, Le désert est fertile et d’autres associations, pour aider des populations restées dans leurs villages malgré la guerre.
François Martin estime qu’il n’y a pas encore d’« accord » au sens strict entre l’Iran et les États-Unis, mais seulement un memorandum of understanding : une déclaration d’intention non juridique, d’autant qu’Israël ne dit pas vouloir respecter l’arrangement.
Il présente le cessez-le-feu comme une trêve plutôt qu’une paix durable, tout en jugeant que l’Iran a obtenu des concessions majeures : sur le détroit d’Ormuz, les 300 milliards de reconstruction, le retour de ses avoirs, l’absence de nouvelles bases américaines, l’absence de remise en cause de sa balistique et le report de la question nucléaire.
Selon lui, Washington et Téhéran ont accepté ce processus pour des raisons politiques internes : Trump veut faire baisser le prix du pétrole et éviter une crise économique américaine, tandis que l’Iran cherche à afficher une victoire auprès de son opinion, même si une partie de celle-ci juge les gains insuffisants.
Il affirme que l’Iran sort renforcé diplomatiquement, que les États-Unis subissent une perte géopolitique majeure, et que les pays du Golfe pourraient se tourner davantage vers la Chine et commercer en yuan, ce qui affaiblirait le pétrodollar.
Il juge le risque de reprise des hostilités très élevé, car Israël voudrait poursuivre la confrontation et Trump ne ferait, selon lui, qu’« humilier » sans réellement contraindre ; il voit néanmoins dans cette séquence un possible basculement vers un ordre plus multipolaire dominé par la Chine, avec la France, la Russie et l’Inde comme forces d’apaisement.
Reuters aurait révélé qu’environ 150 milliards de dollars sur les 300 milliards de dollars de réparations iraniennes seraient déjà engagés, via des promesses d’investissement de sociétés privées en Corée du Sud, au Japon, à Singapour, en Malaisie et aux États-Unis.
Le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran n’a toujours pas été publié par Donald Trump, ce qui alimente l’hypothèse soit de points encore en discussion, soit d’un report pour éviter une réaction hostile des sionistes et des néoconservateurs avant la signature.
La Maison Blanche a rendu publics quelques points clés : l’Iran n’aura jamais d’armes nucléaires, Trump dit avoir mis fin aux combats sur tous les fronts, et toute « récompense » pour l’Iran viendrait de ses fonds gelés, sans argent des contribuables américains, et seulement après respect des conditions fixées.
Selon les échanges cités, Israël aurait demandé une copie du protocole d’accord aux États-Unis, mais l’administration Trump aurait refusé ; les intervenants estiment qu’Israël connaît déjà le contenu et cherche surtout à se poser en victime.
Le détroit d’Hormuz est présenté comme un point central : l’Iran y contrôlerait toujours le passage, un nouveau mécanisme de gestion et de frais serait évoqué avec Oman, et des services de renseignement américains estimeraient qu’il serait impossible d’ouvrir le détroit sans le consentement de l’Iran.
Praxis répond à la question d’une alliance avec Juan Branco ou François Asselineau en affirmant qu’il ne peut pas s’allier à un candidat, même s’il partage avec eux certaines critiques du système politique, de l’Union européenne et des élites.
Le mouvement estime que l’élection présidentielle française est verrouillée : seuls des candidats très connus et soutenus par de grands partis ont une chance réelle, et la popularité sur internet ne suffit pas, comme l’illustrerait selon lui le score de François Asselineau en 2017.
Praxis dit vouloir rester strictement apartisan : il ne présente aucun candidat, ne soutient aucun candidat, et refuse toute alliance qui ferait perdre son indépendance et la confiance de ceux qui ne partagent pas la ligne d’un candidat donné.
Sa stratégie consiste à construire une « infrastructure d’intérêt général » pour faire émerger des consensus et peser sur la présidentielle, avec des mesures comme la reconnaissance du vote blanc, le casier vierge pour les élus, l’interdiction du pantouflage des hauts fonctionnaires, la renationalisation des autoroutes ou le conditionnement des aides publiques aux entreprises.
Praxis annonce pour 2027 un calendrier avec 10 mesures consensuelles à présenter à tous les candidats, y compris Branco et Asselineau, via des entretiens sur sa chaîne YouTube, tout en appelant à télécharger l’application, voter aux référendums et rejoindre des groupes d’action locaux.
Vladimir Federovski, écrivain franco-russe et ancien diplomate proche de Mikhaïl Gorbatchev, revient sur son livre Le diable boiteux au Kremlin, consacré à Alexandre Yakovlev, qu’il présente comme une figure majeure de la chute du mur de Berlin et de la liberté à l’Est.
Il affirme qu’Yakovlev a voulu « utiliser le système stalinien pour détruire le système », et qu’il avait, selon lui, anticipé la guerre en Ukraine ainsi que le retour d’un climat de confrontation durable avec la Russie.
Federovski insiste sur le danger de « l’approximation de l’analyse » : prendre ses désirs pour la réalité, selon lui, conduit à des décisions politiques erronées et à une diplomatie remplacée par la communication médiatique.
À propos de l’Ukraine, il estime que les signes d’escalade sont réels, mais appelle à ne pas surinterpréter certains épisodes, comme l’incident en Manche entre un navire russe et un yacht britannique, qu’il relie à une montée progressive des tensions.
Il juge que la seule issue passe par le rétablissement des contacts et par une sécurité européenne fondée sur « l’équilibre des intérêts », tout en estimant que les narratifs de coup d’État en Russie ou d’effondrement imminent relèvent souvent, selon lui, d’une lecture trop médiatique.
Le propos dénonce un « deux poids, deux mesures » : la durée d’indemnisation chômage des salariés, notamment après une rupture conventionnelle, doit être réduite, tandis que l’allocation différentielle de fin de mandat des élus locaux a été augmentée et sa durée doublée.
Rappel du cadre de la rupture conventionnelle : elle n’existait pas avant 2008, a été intégrée au code du travail, puis étendue à la fonction publique par la loi du 6 août 2019, d’abord à titre expérimental jusqu’au 31 décembre 2025, avant d’être pérennisée dans le code général de la fonction publique par un décret du 19 février 2026.
Sur l’assurance chômage, la convention de 2024 est présentée avec les règles d’ouverture des droits : avoir travaillé au moins 6 mois sur les 24 derniers mois si l’on a moins de 55 ans, ou sur les 36 derniers mois au-delà de 55 ans, avec une durée d’indemnisation qui varie selon l’ancienneté.
La réforme évoquée, issue d’un projet de loi du 25 mars 2026 puis d’une loi du 11 juin 2026, viserait à plafonner l’indemnisation à 15 mois pour les moins de 55 ans et 20,5 mois pour les plus de 55 ans, avec un objectif affiché d’économies de 600 à 800 millions d’euros.
En parallèle, la loi du 22 décembre 2025 et le décret du 15 mai 2026 créent puis renforcent l’allocation différentielle de fin de mandat pour les élus municipaux, départementaux et régionaux : durée portée d’un an à deux ans et indemnité relevée à quasiment 100 % puis 80 % la deuxième année.