Lahouari Addi explique que, dans les relations internationales, les politistes parlent d’« anarchie » au sens où il n’existe pas d’autorité supérieure aux États.
Il oppose le droit national, fondé sur des lois contraignantes et sur la puissance publique, au droit international, qui repose surtout sur des traités et des accords.
Dans le droit national, une loi violée peut entraîner des poursuites par l’État, qui détient le monopole de l’exercice de la violence légale et une autorité non contestable sur ses citoyens.
Le droit international n’a pas la même force, car les États signent des traités mais peuvent aussi s’en retirer, ce qui montre l’absence de contrainte comparable à celle du droit interne.
Selon lui, si les États acceptent ces traités, c’est avant tout parce qu’ils y trouvent leur intérêt, et non parce qu’une autorité mondiale en garantirait l’application.
Jean-Luc Mélenchon a tenu le 27 juin un discours de politique extérieure devant l’Institut La Boétie, présenté comme un changement radical de la diplomatie française en cas d’arrivée à l’Élysée.
Il affirme que l’ordre économique et l’ordre géopolitique sont liés, et que la domination américaine, fondée sur le dollar depuis l’arrêt de sa convertibilité en or en 1971 et sur le pétrole, touche à sa fin dans un contexte de crise écologique et de crises financières répétées.
Il estime que les États-Unis n’ont pas anticipé la montée de la Chine ni son rapprochement avec la Russie, et évoque la possibilité d’un déclin américain comparable à celui de l’URSS après l’Afghanistan.
Il défend un monde fondé sur le droit international et l’ONU, qu’il veut réformer en profondeur, en jugeant le G7 et le G20 insuffisants pour représenter l’ensemble de l’humanité.
Sur les alliances, il veut sortir de l’OTAN, ouvrir des discussions avec la Russie pour des garanties mutuelles de sécurité après un retrait d’Ukraine, promouvoir un désarmement nucléaire au Moyen-Orient et privilégier une coopération avec la Chine plutôt qu’une politique de confrontation.
Les États-Unis se réimpliquent « réellement » dans la guerre en Ukraine : le renseignement américain a été brièvement coupé puis rétabli, et les livraisons d’armes continuent, notamment via un programme où les Européens paient désormais ces équipements.
Des négociations seraient en cours pour une production sous licence de missiles Patriot en Ukraine ; l’intervenant estime que, depuis le G7, la relation américano-ukrainienne a changé et que Donald Trump serait plus favorable à l’Ukraine qu’avant.
Sur le terrain, les Russes continuent d’avancer lentement, surtout dans des combats urbains, tandis que l’Ukraine mène des frappes de drones et de missiles contre des sites stratégiques russes grâce à des renseignements occidentaux, britanniques, français et peut-être américains.
L’Ukraine est décrite comme un pays « en faillite », confronté à un grave problème de mobilisation et à un manque d’hommes ; un sondage Gallup est cité pour dire qu’une majorité d’Ukrainiens voudrait la paix, malgré un gouvernement qui demande encore argent et armements.
Le commentaire élargit ensuite le propos à l’Espagne, présentée comme un pays qui dit non à la hausse des dépenses militaires de l’OTAN et à la guerre contre l’Iran, puis à l’Allemagne, qui veut coopérer avec les États-Unis et produire sous licence des pièces de F-35 et peut-être de Patriot.
La Coupe du monde est présentée comme un événement profondément politique, malgré le discours de la FIFA sur la neutralité, avec des enjeux de pouvoir, de profits, de pression sur les pays hôtes et de « sportswashing ».
La FIFA est décrite comme une structure privée qui négocie avec les États tout en dépendant largement de l’argent public, imposant des contrats avantageux, des exemptions fiscales et des conditions juridiques aux pays organisateurs.
Le traitement des sanctions apparaît comme un double standard : la Russie a été rapidement exclue après l’invasion de l’Ukraine, alors qu’aucune sanction n’est envisagée contre Israël, ni contre les États-Unis malgré leurs actions militaires.
Le choix des pays hôtes sert aussi des objectifs d’image et de puissance : le Qatar a utilisé la Coupe du monde pour sa diplomatie sportive, et l’Arabie saoudite poursuit la même stratégie en vue du Mondial 2034.
Rolando Dromundo estime qu’une réforme ne viendra pas de la FIFA elle-même, mais d’une volonté politique des États, dans un contexte où l’hégémonie occidentale recule et où un ordre mondial en mutation pourrait ouvrir une fenêtre de changement.
Les frappes de bateaux lancées en septembre 2025 sont présentées comme visant surtout des pauvres, notamment des pêcheurs qui transportaient parfois un peu de marijuana ou de cocaïne pour compléter leurs revenus, et dont les corps finissaient parfois rejetés sur la plage.
Le propos relie cette dynamique à une extension vers l’intérieur du continent sud-américain, décrite comme une « guerre contre les pauvres » menée par des figures comme Daniel Noboa.
L’élection colombienne d’Abelardo de la Espriella est décrite comme la victoire étroite d’un candidat d’extrême droite soutenu par les États-Unis et par Trump, face à Iván Cepeda, présenté comme le candidat de gauche.
Selon l’intervenant, l’Équateur et la Colombie sont des exemples de pays où l’autorité électorale est entre les mains de l’extrême droite, avec des soupçons de fraude, des récits médiatiques construits et des affaires judiciaires utilisées contre certains dirigeants.
Daniel Noboa est accusé d’avoir pesé sur le scrutin colombien en menaçant de droits de douane de 100 % sur les produits colombiens si le pays n’élisait pas de la Espriella, tandis que Trump et le sénateur Bernie Moreno auraient contribué à arracher cette victoire.
Élisabeth Borne présente Réveillons-nous ? comme un livre explicitement programmatique et politique, et non comme un récit intime ou personnel.
Elle y décrit un contexte international et national jugé très inquiétant : succession de crises, affaiblissement des règles de l’ordre international, faible création de richesse en France et modèle social financé depuis des décennies par la dette.
Le livre défend un appel au rassemblement de la gauche réformiste à la droite modérée, avec des propositions centrées sur le pouvoir d’achat, la sécurité, l’immigration, la laïcité, la jeunesse, l’Europe et la démocratie.
Sur la jeunesse, elle dit vouloir redonner un projet d’espoir plutôt que de se limiter à durcir les sanctions, en soulignant les dettes écologique et financière laissées aux jeunes.
Elle plaide pour une Europe plus intégrée afin de défendre ses frontières, innover, financer son industrie et résister au dumping chinois, tout en défendant une France et une Europe indépendantes, non alignées.
Deux séismes meurtriers ont frappé le Venezuela, avec des magnitudes de 7,2 puis 7,5, un phénomène décrit comme très rare et sans précédent de cette ampleur dans le pays depuis plus d’un siècle.
Les dégâts sont présentés comme très lourds autour de La Guaira, près de Caracas : des centaines de bâtiments se seraient effondrés et des personnes seraient restées coincées sous les décombres, notamment faute d’équipement lourd.
La discussion affirme que les sanctions américaines empêchent le gouvernement vénézuélien d’acheter le matériel nécessaire pour les secours, ce qui aurait retardé le dégagement des gravats et la prise en charge des victimes.
Le Southcom a publié une vidéo annonçant son soutien aux opérations de secours dirigées par le département d’État, et l’échange y voit une occasion pour les États-Unis d’approfondir leur infiltration et leur présence au Venezuela.
La séquence évoque aussi l’arrivée ou la préparation d’équipes israéliennes et d’organisations juives et israéliennes d’aide, présentées comme un nouveau retour d’Israël au Venezuela sous couvert d’assistance humanitaire.
L’OTAN peine à s’accorder sur une aide militaire de long terme à l’Ukraine jusqu’en 2027, alors que Kiev réclame davantage de soutien financier et que certains alliés, dont l’Italie, bloquent les engagements les plus ambitieux.
Selon le ministère russe de la Défense, l’opération militaire spéciale en Ukraine progresse sur tous les fronts : contrôle revendiqué de localités dans les régions de Kharkov et de Zaporoger, frappes contre des infrastructures énergétiques, de transport et des dépôts, et plus de 1 400 pertes ukrainiennes annoncées en 24 heures.
À Doha, des pourparlers techniques indirects entre l’Iran et les États-Unis se poursuivent sous médiation qatarie autour des premières clauses d’un mémorandum, avec des désaccords sur le détroit d’Ormous, les avoirs iraniens gelés et la question du Liban.
Sur le dossier libanais, l’Iran exige le retrait complet des troupes israéliennes, tandis que Benjamin Netanyahou affirme que Tsahal restera sur ses positions jusqu’à l’anéantissement du Hezbollah ; Israël Katz dit aussi qu’Israël pourrait frapper l’Iran si nécessaire.
En France, le Rassemblement national est visé par de nouveaux ennuis judiciaires : perquisitions au siège et chez des prestataires, plainte d’Anticor visant Jordan Bardella pour détournement de fonds publics, faux et usage de faux, tandis que Marine Le Pen attend la décision de la cour d’appel sur son inéligibilité le 7 juillet.
Le Mali et le Burkina Faso ont officiellement notifié leur retrait de la Cour pénale internationale, dans le prolongement du Niger.
Les trois États membres de l’Alliance des États du Sahel dénoncent une institution jugée de plus en plus politisée et éloignée de sa mission initiale.
Dans leur lettre officielle, Bamako et Ouagadougou estiment que la CPI est devenue un instrument sélectif, influencé par des considérations politiques au détriment de l’impartialité et de la justice internationale.
Ils réaffirment leur volonté de défendre leur souveraineté judiciaire ; la CPI dit avoir reçu ces notifications et regrette cette décision, rappelant sa mission de lutte contre l’impunité des crimes les plus graves.
Le retrait ne prendra effet qu’un an après la notification ; la décision s’inscrit dans un contexte de critiques récurrentes contre la CPI, notamment en Afrique, où elle est accusée de cibler prioritairement des dirigeants africains.
Wyatt Reed, en direct de Beyrouth, affirme qu’un « accord cadre » a été signé entre Israël et des autorités libanaises qu’il décrit comme non élues et en violation de la Constitution libanaise.
Selon lui, cet accord revient à une « reddition totale » du gouvernement libanais, car il permet à Israël de poursuivre indéfiniment son occupation du sud du Liban, y compris la zone dite de la « ligne jaune » et au-delà.
Reed indique que Benyamin Netanyahou a publiquement déclaré qu’Israël occuperait cette zone de sécurité « aussi longtemps que le Hezbollah ne sera pas désarmé », tandis que le Hezbollah refuse tout désarmement unilatéral tant que des territoires restent occupés.
Il explique que le mémorandum d’entente en 14 points devait traiter le Hezbollah comme une question distincte, mais que les États-Unis et Israël semblent, selon lui, le saboter en maintenant la pression militaire et politique sur le Liban et l’Iran.
Dans son reportage depuis le sud du Liban, Reed dit avoir vu des habitants déterminés à rentrer chez eux malgré les bombardements, des traces de crimes de guerre israéliens, et des signes de résistance du Hezbollah, tandis que les hostilités restent instables malgré une baisse relative des combats.
Diffusion en direct de signaux radio du Soleil, convertis en audio en temps réel pour faire entendre l’activité solaire sous forme de pics, de variations et de textures sonores.
Le dispositif repose sur une antenne de jardin qui capte les émissions solaires, avec aucun morceau ni boucle : le son reflète directement la météo spatiale en cours.
Plusieurs instruments sont mentionnés : Radio JOVE à 20,1 MHz pour les sursauts radio solaires, un récepteur à 40 MHz pour un suivi complémentaire, et un moniteur SuperSID en VLF (15–25 kHz) pour suivre les effets de l’activité solaire sur l’ionosphère.
Le suivi distingue le jour et la nuit : quand le Soleil est visible, les antennes captent des sursauts radio directs et des détections de flares X-ray ; la nuit, il n’y a plus de sursauts directs, mais l’ionosphère reste perturbée par des événements solaires comme les CME.
Le flux affiche aussi des widgets sur les rayons X solaires, le vent solaire et le champ magnétique, avec des données issues de GOES et DSCOVR, tandis que les visuels proviennent de la NASA SDO et de SOHO.
Transcription : transcription indisponible.
Ferons-nous face à la crise de la natalité ?
Solidarité et Progrès — mise en ligne le 02/07/2026 — durée : 2 min 45 s
Jacques Cheminade évoque une crise démographique mondiale, en soulignant que tous les pays seraient désormais sous le seuil de deux enfants par femme en âge de procréer.
Il cite le cas de la France, avec un taux de fécondité de 1,56, qu’il juge « terrible ».
Il relie cette crise à une perte de foi dans l’avenir et à l’idée, portée selon lui par le Magnificat, d’un monde de naissance, de renversement des puissants et de soutien aux humbles et aux affamés.
Cheminade estime que la France devrait incarner un principe d’humanité, de souveraineté individuelle et nationale, ainsi qu’une alliance de souverainetés dans le monde, mais qu’elle ne le fait plus.
Il affirme que ni les États-Unis, ni la France ne vont dans cette direction, tandis qu’il voit la Chine comme porteuse d’un développement intéressant pour de nombreux pays, et regrette que ces questions fondamentales soient peu abordées dans la présidentielle.
Les pourparlers indirects entre l’Iran et les États-Unis se sont achevés à Doha, sous la médiation du Qatar et du Pakistan.
Selon des médias locaux, ces réunions ont réuni les chefs de délégation ainsi que des équipes d’experts.
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le Premier ministre qatari, le cheikh Al Thani, pour préparer le terrain aux séances techniques, sans participer eux-mêmes aux pourparlers.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Ghalibaf, a déclaré que le détroit d’Ormuz constitue le « plus grand instrument de pouvoir » de Téhéran.
Dans une allocution télévisée, il a affirmé que les négociations en vue d’un accord définitif ne commenceront pas tant que les dispositions du protocole d’accord n’auront pas été mises en œuvre.
Max Blumenthal et Aaron Mate relient les victoires de candidats au Congrès à New York, soutenus par Zohran Mamdani et la DSA, à une campagne ouverte contre l’AIPAC et contre l’aide militaire à Israël.
Ils soulignent que ces candidats ont gagné dans des circonscriptions majoritairement noires et latino, en remportant notamment la majorité du vote noir et en frôlant la majorité du vote latino dans le Bronx, ce qu’ils présentent comme une remise en cause du Parti démocrate local.
Dan Goldman est décrit comme un symbole de la défaite du camp pro-Israël : il aurait perdu de 30 points face à Brad Lander, qui se présente comme un « sioniste progressiste » mais soutient le blocage des livraisons d’armes à Israël.
La discussion insiste sur la réaction de la droite américaine, avec des figures comme Sean Hannity, Scott Jennings et Bruce Blakeman accusées de transformer ces résultats en alerte sur un prétendu basculement antisémite du Parti démocrate.
Les intervenants estiment que la panique pro-Israël repose sur une instrumentalisation de l’antisémitisme, alors que les critiques visent selon eux l’AIPAC et l’ingérence de groupes de pression dans la politique américaine, dans un contexte marqué par Gaza et la popularité de Mamdani.
L’émission affirme que l’actualité brûlante peut rendre amnésique et qu’il faut « éteindre le téléviseur » pour retourner aux archives afin de comprendre les « bruits de botte de 2026 ».
Elle annonce vouloir déconstruire le récit officiel et héroïque du pacte atlantique signé en 1949, présenté comme masquant une réalité économique, financière et stratégique différente.
Le programme s’appuie sur des documents officiels rédigés par les acteurs mêmes du projet pour « décoder » ce qu’il présente comme un « grand mensonge des origines ».
Une historienne est invitée pour parler de ce sujet : professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris, ancienne élève de l’École normale supérieure, et autrice d’une œuvre décrite comme monumentale et bousculant les consensus.
L’invitée est présentée comme traquant la vérité dans les documents officiels depuis plus de 40 ans, et l’échange porte sur cette « légende » jugée moins reluisante que le récit habituel.
Poutine a détaillé le front ukrainien en évoquant trois zones clés : Soumy au nord, Koupiansk au nord-ouest et l’axe Slaviansk-Kramatorsk au centre-est, présenté comme le cœur des fortifications ukrainiennes.
Selon Douglas Macgregor, l’objectif russe autour de Soumy et de Volchansk est de créer une zone de sécurité le long de la frontière russe, en réaction aux attaques ukrainiennes contre la région de Koursk ; il estime que cette avancée est stratégique plutôt que punitive.
À Koupiansk, Poutine affirme que les forces russes sont à 2,5 à 5 km du bord ouest de la ville et qu’un groupement ennemi d’environ 5 000 hommes est presque encerclé, avec des pressions russes venant du nord, de l’est et du sud.
Sur l’axe Slaviansk-Kramatorsk, Poutine dit que la 3e armée du groupement sud progresse vers Slaviansk, est entrée dans Nikolaevka et se trouve à 8-9 km de Slaviansk ; Macgregor souligne que cette zone constitue la dernière ligne de défense sérieuse de l’État ukrainien.
Macgregor juge que Moscou devrait aller plus vite et plus loin, jusqu’à Kiev selon lui, car il estime qu’il n’y aura pas de règlement négocié ; il affirme aussi que les conditions russes n’ont pas changé et que les propositions de Zelensky ont été rejetées.
Au Festival Nexus au château Grévy à Mont-Sous-Vaudrey, Tocsin a rencontré des participants et visiteurs venus présenter leurs projets autour des monnaies alternatives et de l’échange.
Une intervenante se présente comme « madame June » et défend la June comme une « monnaie libre », décrite comme une cryptomonnaie gratuite, fondée sur la certification entre membres, la création d’un dividende universel et l’obligation de renouveler régulièrement son adhésion.
Selon elle, la June permet des échanges variés, y compris des achats importants comme des voitures d’occasion, des ordinateurs, des vélos ou des téléphones, et elle n’est pas concernée par la taxe française évoquée, car elle ne serait pas convertible en euros ni indexée sur une monnaie fiat.
Un autre participant présente le JEU, pour « jardin d’échange universel », comme une monnaie d’échange locale et internationale basée sur le temps, matérialisée par un carnet papier où chaque transaction est inscrite par l’autre partie, avec un repère de base d’une minute égale à un point JEU.
Le JEU est décrit comme permettant d’échanger biens, services, savoirs et nourriture, avec une logique de confiance, de convivialité et d’entraide ; ses défenseurs estiment qu’il peut compléter d’autres monnaies comme la June, sans logique de concurrence.