Alexander Mercouris estime qu’un « nouveau Poutine » est apparu : moins tourné vers la diplomatie et la négociation, davantage centré sur la guerre, la victoire et la stabilisation intérieure de la Russie.
Il relie ce durcissement à l’escalade occidentale, notamment aux attaques de drones et aux frappes de missiles contre la Russie, ainsi qu’au discours européen selon lequel une guerre avec la Russie serait désormais possible.
Poutine aurait, selon lui, rejeté des initiatives diplomatiques occidentales jugées non sérieuses et affirmé qu’aucun accord réel n’avait été conclu à Anchorage, ce qui délierait la Russie des concessions envisagées.
Mercouris décrit un débat interne en Russie entre une ligne qui veut restaurer la dissuasion par la victoire en Ukraine et une ligne plus dure, inspirée notamment par le professeur Karaganov, qui juge nécessaire d’aller au-delà de l’Ukraine pour rétablir la peur en Occident.
Sur le terrain, il affirme que les forces russes sont aux portes de Kramatorsk et Sloviansk, avancent en Zaporijjia, et menacent aussi Soumy et Kharkiv, tandis que l’armée ukrainienne serait de plus en plus épuisée et que la guerre pourrait s’étendre à une « guerre sale » d’assassinats et de représailles.
Monika Silva, militante équatorienne très active contre la corruption et pour la défense de l’environnement, a été retrouvée morte le 8 juin à son domicile de Montañita, en Équateur.
Le gouvernement a d’abord affirmé qu’elle était dépressive et qu’elle s’était suicidée, mais une autopsie récente a conclu qu’elle avait été tuée par un traumatisme crânien causé par un objet contondant, puis par strangulation.
Dans les mois précédant sa mort, Silva avait dit à plusieurs reprises que sa vie était en danger et avait signalé publiquement des menaces reçues par messages et appels, sans jamais bénéficier de protection de l’État malgré ses plaintes.
Elle avait aussi révélé avoir remis à l’ambassade des États-Unis à Quito des preuves liant le président Daniel Noboa au trafic international de drogue, dans un contexte où elle dénonçait aussi le népotisme, les conflits d’intérêts et la vente illégale de terrains publics.
Le reportage souligne que son assassinat, survenu deux mois après la transmission de ce dossier, s’inscrit dans un climat de violence et d’impunité en Équateur, où enquêter sur la corruption et les liens avec les cartels est présenté comme dangereux.
Elsa Marcel, avocate et conseillère municipale de Révolution Permanente, dénonce sur BFM TV un « harcèlement » médiatique visant Hamza, un enfant de 14 ans filmé au canal Saint-Martin en train de jouer avec de l’eau.
Elle estime que la polémique est amplifiée par les médias et l’extrême droite, qui construisent un récit sécuritaire et raciste autour de ce jeune, présenté à tort comme une « terreur ».
Elle juge disproportionnée la gravité accordée à cette affaire, en la mettant en regard de la canicule évoquée comme ayant causé plus de 1000 morts et d’une crise climatique qu’elle décrit comme dramatique.
Elle affirme que les vrais problèmes sont ailleurs : inflation, militarisation, guerre, crise climatique, morgues débordées, écoles et urgences non climatisées, et non un enfant de 14 ans avec un pistolet à eau.
Face aux intervenants qui invoquent la protection des citoyens, l’autorité parentale et la prévention, elle répond qu’il faut surtout éviter de stigmatiser un mineur et cesser de construire des scénarios catastrophes autour de ce cas.
Jean-Marc Jancovici est présenté comme une anomalie à la télévision : expert de l’énergie, de l’électricité et du climat, il est décrit comme quelqu’un qui s’en prend aux macronistes, aux médias et aux « journaleux », ce qui produit des séquences jugées marquantes.
Son passage sur des plateaux comme Quotidien et chez Apolline de Malherbe est mis en avant, avec des échanges où il rappelle que la hausse des températures et les canicules actuelles étaient prévues depuis des décennies par les connaissances sur les gaz à effet de serre et le CO2.
La vidéo critique la manière dont les médias traitent la canicule : selon elle, ils donnent la parole à des personnes riches, propriétaires et climatisées, tout en évacuant les causes systémiques du réchauffement climatique et les enjeux de production liés au capitalisme.
Un extrait sur TotalEnergies et son patron Patrick Pouyanné sert à illustrer cette déconnexion de classe : la vidéo insiste sur le fait que le réchauffement climatique relève d’un système de production guidé par le profit, et non d’un simple problème moral ou individuel.
La fin évoque l’inaction de l’État face à la canicule, la dissolution d’un opérateur public de recherche sur l’adaptation des villes, les limites de la climatisation comme solution, et des alternatives comme la plantation d’arbres, l’aménagement urbain et la grève des loyers pour les logements mal adaptés à la chaleur.
Le sujet porte sur l’Ukraine, avec un focus sur la ligne de front où les combats se multiplient.
La revue de presse évoque plusieurs points liés au conflit : Donbass, Avdiivka, Bakhmout, Kherson, Kharkov, Toretsk et Pokrovsk.
Le contenu mentionne aussi les négociations de paix, notamment à Riyad, ainsi que les enjeux diplomatiques entre la Russie, l’Ukraine, l’OTAN et les États-Unis.
Parmi les thèmes cités figurent la stratégie militaire, l’offensive russe, l’attrition, la guerre urbaine, les drones, l’artillerie et la défense aérienne.
La description associe également le conflit à des références politiques plus larges, comme Zelensky, Poutine, Trump, Maïdan, les néoconservateurs et l’industrie de l’armement.
Transcription : transcription indisponible.
Accords de Yalta : Pourquoi la version des manuels scolaires est fausse - Eric Branca
Tocsin+ — mise en ligne le 30/06/2026 — durée : 57 min 17 s
Les accords de Yalta sont présentés comme souvent mal compris : il ne s’agit pas d’un simple « partage du monde » entre Soviétiques et Américains, ni d’une capitulation de Roosevelt devant Staline.
Selon Éric Branca, l’essentiel concernant l’Europe a déjà été réglé six mois plus tôt, lors d’une rencontre secrète Churchill–Staline à Moscou le 9 octobre 1944, avec le « papier des pourcentages » sur les zones d’influence en Europe centrale et orientale.
En octobre 1944, le front est bloqué à l’Ouest après l’échec de Market Garden, tandis qu’à l’Est l’Armée rouge a avancé jusqu’en Pologne mais s’est arrêtée devant Varsovie, laissant les Allemands écraser l’insurrection polonaise et faciliter l’installation du comité de Lublin.
Churchill cherche alors à sauver la Grèce de l’influence soviétique, considérée comme stratégique pour la Méditerranée orientale ; à Moscou, il propose à Staline un échange d’influences, avec 90 % pour les Britanniques en Grèce et des parts soviétiques dominantes ailleurs en Europe de l’Est.
À Yalta, les quatre grands dossiers sont surtout le sort de l’Allemagne, celui de la Pologne, la création de l’ONU et l’entrée en guerre de l’URSS contre le Japon ; Roosevelt est demandeur sur les quatre, Churchill sur trois, Staline surtout sur l’Allemagne et les réparations, dans un contexte où l’URSS est déjà en position de force.
L’accord de paix avec l’Iran, signé dans le cadre prestigieux de Versailles, est présenté comme un échec total : les hostilités ont repris après un cessez-le-feu fragile, sur fond d’accusations de violations et de nouveaux mouvements de troupes.
Le parallèle avec le traité de Versailles est central : comme en 1919, une mise en scène diplomatique triomphaliste ne règle pas les problèmes de fond, notamment la question nucléaire et les soutiens régionaux de Téhéran.
Régis Le Sommier qualifie cette guerre d’« opération pour rien » : aucun objectif majeur n’aurait été atteint, et l’Iran pourrait même obtenir des centaines de milliards en réparations et fonds dégelés.
Il estime qu’on ne renverse pas un régime par les bombes et que les destructions n’ont pas brisé le soutien populaire au pouvoir iranien, qui bénéficie aussi d’appuis techniques de la Chine et de la Russie.
La reprise des hostilités perturbe le détroit d’Ormuz et fait grimper les prix du pétrole, avec des répercussions aussi sur les marchés alimentaires et des engrais, et donc un risque de crise alimentaire sous-jacente.
Au Viêtnam, une Américaine interpelle d’anciens soldats israéliens en vacances en les accusant d’être responsables d’un génocide à Gaza.
Elle scande à plusieurs reprises « Palestine libre » et les traite d’« assassins de bébé » et de « criminels de guerre ».
Elle affirme être américaine et dit avoir travaillé en Égypte avec des Palestiniens touchés par la guerre, dont des étudiants contraints de quitter la Palestine.
Elle explique que ces Palestiniens auraient perdu des proches à cause des bombardements menés, selon elle, par l’armée israélienne.
L’échange est tendu et se termine sur de nouvelles accusations de bombardements d’enfants et de génocide proférées contre les hommes interpellés.
Un homme a contacté Panamza en s’autoaccusant d’avoir commis les crimes liés à l’affaire Merah, notamment les sept morts de Toulouse et Montauban en 2012.
Le narrateur dit avoir été alerté par la ressemblance de cet homme avec le portrait-robot d’un témoin, décrit à Montauban le 15 mars 2012 comme ayant une marque sur la joue gauche et un regard « sans remord ».
L’homme se présente comme ancien militaire du même régiment que les soldats abattus et affirme avoir été l’ami et le client de Mohamed Merah, présenté comme dealer de cocaïne et d’héroïne.
Il dit aussi avoir donné le nom d’un commanditaire, un policier encore en activité, mais le narrateur précise qu’il ne dévoile pas tout immédiatement afin de vérifier les informations et de protéger ses arrières.
Le narrateur affirme disposer de preuves numériques de l’identité de son interlocuteur et de leurs échanges, et soutient que, si ces révélations sont vraies, elles impliqueraient un « mensonge d’État » couvrant l’affaire depuis le clan Sarkozy jusqu’aux gouvernements suivants.
En Albanie, des milliers de manifestants contestent un projet immobilier porté par des proches de Donald Trump, avec le soutien des autorités locales.
Le conflit dépasse la seule question de l’urbanisme et pose une interrogation plus large : à qui appartient un territoire, à ceux qui y vivent ou à ceux qui peuvent l’acheter ?
Le texte oppose deux visions : le territoire comme actif économique pour les investisseurs, ou comme patrimoine collectif pour les habitants.
Les habitants dénoncent un accaparement de leur environnement, tandis que les investisseurs mettent en avant des promesses de développement économique.
La mobilisation albanaise souligne que le développement ne peut pas reposer uniquement sur les capitaux : il doit aussi passer par le consentement des populations concernées.
Le conflit Ukraine-Russie entre dans sa cinquième année, avec un écart jugé important entre le narratif officiel et la réalité du terrain, décrite comme une impasse meurtrière marquée par des pertes massives et un épuisement général.
L’analyse insiste sur le « brouillard de la guerre » : chaque camp minimise ses propres pertes et exagère celles de l’adversaire, tandis que les bilans officiels sont présentés comme des outils de communication de guerre plutôt que comme des statistiques fiables.
Le rapport de force est présenté comme une guerre d’usure : les forces russes garderaient l’initiative par une avancée lente et méthodique, tandis que l’armée ukrainienne tiendrait surtout grâce aux armes à longue portée fournies par l’Occident.
Sur le plan matériel et humain, l’article évoque plus de 14 000 blindés et chars perdus côté russe contre environ 6 000 côté ukrainien, et oppose une Russie décrite comme « en boucle fermée » grâce à son industrie de défense à une Ukraine « sous perfusion » de l’aide occidentale.
Le regard du Sud global est présenté comme pragmatique, centré sur les pertes humaines et les effets du conflit sur l’économie mondiale, tandis qu’en France les sondages cités montrent 84 % de Français favorables à une négociation rapide, 79 % opposés à une cobligérance sans vote de l’Assemblée, et une baisse du soutien aux livraisons d’armes de 65 % en 2022 à 46 % aujourd’hui.
Dans la nuit du 30 juin, la Russie affirme avoir abattu 419 drones ukrainiens, et plus de 800 sur les dernières 24 heures selon les rapports du ministère russe de la Défense.
Le commentaire présente ces frappes ukrainiennes comme un cinquième ou sixième assaut massif consécutif sans résultat notable, avec une efficacité en baisse, attribuée à la destruction de stations-service, d’entrepôts et de parkings utilisés pour la logistique des drones.
Côté russe, le ministère ukrainien de la Défense indique l’emploi de 154 drones russes dans la nuit du 30 juin, avec des frappes signalées dans la région de Soumy, notamment autour de Glukhov, ainsi que sur des infrastructures énergétiques et des positions près de la ville de Soumy.
Autour de Kharkiv, des frappes sont signalées contre des cibles industrielles et des stations-service, notamment le long de la M03, avec l’idée d’un isolement progressif de la ville par des attaques sur les axes M03, M18, M29 et R46.
Sur les autres secteurs, le récit évoque une progression russe à Lyman, Kramatorsk et Konstantinovka, ainsi qu’en direction de Rovnoe et Lesnoe dans la zone de Zaporijia, avec des frappes sur la logistique et les tracteurs à Nikopol et dans les régions de Dnipropetrovsk et Zaporijia.
Le propos affirme qu’un « premier attentat de l’histoire de Monaco » aurait été commis par des Ukrainiens, visant Vadim Yermolayev, présenté comme un ancien oligarque ukrainien.
Yermolayev est décrit comme ayant été écarté après avoir été soutenu par les services de renseignement de Zelenski, puis parti en raison de désaccords et de rivalités autour de sa place.
Le narrateur présente l’attaque comme une preuve que l’Ukraine serait un « État terroriste », accusé de viser délibérément des bus et des écoles pour tuer des enfants.
Il affirme que Yermolayev serait actuellement « entre la vie et la mort » avec sa femme et sa fille, et attend une réaction des autorités sur une éventuelle riposte contre l’Ukraine.
Le commentaire évoque aussi des incidents attribués à l’Ukraine en Pologne et en Roumanie, ainsi que l’envoi de « 90 milliards », en concluant que Monaco serait devenu une « petite Kiev » à cause de l’argent détourné.
Sous les deux quinquennats d’Emmanuel Macron, les préfets ont vu leurs pouvoirs s’accroître fortement, au point d’être décrits comme des relais politiques du pouvoir exécutif dans les territoires, avec une logique de « prime à la fidélité » dans les nominations.
L’enquête prend pour point de départ l’arrêté du préfet de police de Paris ayant tenté d’interdire un concert de La France insoumise lors de la fête de la musique, arrêté ensuite annulé par le tribunal administratif, les arguments invoqués étant jugés fragiles.
Plusieurs exemples illustrent l’usage contesté des préfectures contre des libertés fondamentales : interdictions répétées de manifestations pro-palestiniennes à Nice par Hugues Moutouh, interdiction d’une casserolade pendant la venue d’Emmanuel Macron dans l’Hérault, et suppression de subventions à l’association Action Justice Climat, décision elle aussi annulée par la justice administrative.
La description évoque aussi un projet de loi finalement abandonné qui aurait renforcé encore le pouvoir local de l’État, notamment en plaçant l’Ademe sous tutelle préfectorale et en donnant au préfet un pouvoir de substitution vis-à-vis des maires en cas de « carence ».
Le reportage souligne enfin que cette montée en puissance inquiète au-delà de la gauche : des commissaires de police alertent sur l’intrusion croissante des préfets dans leur travail, sur fond de réforme de la police nationale, de décrets de 2025 et de risques pour la séparation des pouvoirs et l’État de droit.
À Paris, sur les bords du canal Saint-Martin, un enfant de 14 ans surnommé « Hamza la Douane » interpelle les passants avec un pistolet à eau et leur demande 2 € pour laisser passer.
Le texte présente cette scène comme une « panique morale » et tourne en dérision l’idée d’un « terrorisme » associé à cet enfant, en soulignant le décalage entre l’objet utilisé et la gravité des réactions.
La transcription évoque aussi un précédent à Montreuil, où des enfants mimant des combats avec des pistolets à eau avaient été décrits par la presse de droite comme de futurs tueurs du Hamas.
Le Figaro et CNews sont cités comme ayant alerté sur la « dangerosité » du garçon, en s’interrogeant sur l’absence de sanction et sur le rôle des parents.
Le propos se conclut sur une dénonciation des réactions racistes, avec une formule injurieuse adressée aux « racistes ».
René Girard est présenté comme l’une des rares voix du plateau à ne pas « courber l’échine » et à se réjouir de la paix, contrairement aux autres intervenants jugés hostiles à l’arrêt des combats.
Le propos insiste sur le fait que le tir initial du Hezbollah contre Israël n’aurait fait « aucun mort », alors que la riposte israélienne au Liban aurait causé 60 morts et 150 blessés, dans un conflit qui aurait déjà fait plus de 4 000 morts au Liban depuis l’offensive israélienne du 2 mars.
Israël est accusé d’avoir utilisé la terreur comme moyen politique, en frappant préventivement le Hezbollah puis en poursuivant une logique d’extension et de contrôle territorial, avec l’idée de pousser le gouvernement libanais à se retourner contre le Hezbollah.
Les intervenants critiqués sont décrits comme regrettant la fin de la guerre et affirmant que la paix pourrait entraîner davantage de morts à long terme, tandis que l’orateur défend au contraire l’idée que l’absence de guerre est préférable.
Le discours dénonce aussi l’attitude de l’Occident, accusé d’avoir protégé Israël, de ne pas avoir pris de mesures contre les exactions, et de laisser se poursuivre la réduction du territoire palestinien au profit d’Israël.