Siavosh Ghazi, journaliste franco-iranien et correspondant de guerre, présente son livre Carnet de guerre : 40 jours à Téhéran sous les bombardements, nourri de son expérience sur place pendant les frappes.
Il revient sur le coup d’État de 1953 contre Mohammad Mossadegh, organisé avec le soutien de la CIA et des Britanniques après la nationalisation du pétrole iranien, qu’il décrit comme un tournant majeur de l’histoire du pays.
Selon lui, les tensions actuelles s’inscrivent dans une continuité historique de pressions, sanctions, manipulations et tentatives de déstabilisation contre l’Iran, jusqu’aux guerres récentes menées contre le pays.
Il affirme que l’Iran a tenu tête seul à deux puissances nucléaires, les États-Unis et Israël, et que cette résistance marque un bouleversement historique, avec des frappes iraniennes ayant touché des bases américaines et des systèmes radar dans la région.
Il décrit aussi une évolution sociale interne en Iran, avec une expansion des libertés vestimentaires et une présence accrue de femmes sans voile dans plusieurs villes, y compris à Téhéran, Qom et Takestan.
Steve Hanke affirme que le récit de Donald Trump sur l’Iran et les marchés « s’effondre » : selon lui, Trump prétend ouvrir de nouveaux marchés, mais ferme en réalité le commerce international, notamment avec l’interdiction des véhicules électriques chinois.
Il explique que les discussions entre l’Iran et les États-Unis portent notamment sur les avoirs iraniens gelés, que Washington voudrait utiliser pour acheter des produits agricoles américains, mais que le président du Parlement iranien a démenti cette version.
Hanke insiste sur l’importance politique de l’agriculture aux États-Unis : les agriculteurs, surtout dans l’Iowa, seraient très mécontents des sanctions, des tarifs et de la baisse des achats chinois, principal importateur de produits agricoles américains.
Il compare la situation à l’« effet afghan » de 1979 : après l’embargo agricole américain contre l’URSS, Moscou s’était tourné vers l’Argentine, ce qui avait eu des effets économiques en Argentine et en Uruguay, et avait aussi pesé politiquement sur Jimmy Carter en 1980.
Sur le détroit d’Ormuz, il dit que l’Iran a montré qu’il représente une menace crédible pour le contrôle du passage, évoque des frais à payer pour y transiter selon Bloomberg, et mentionne des contrôles par les Gardiens de la révolution ainsi que des drones contre des pétroliers ne suivant pas les routes désignées.
Siavosh Ghazi, invité sur RTL, affirme qu’en Iran le sentiment dominant après la guerre est celui d’une « victoire totale », en raison de la résistance face à des puissances nucléaires et de frappes contre des bases américaines devenues, selon lui, non opérationnelles.
Il soutient que cette guerre a renforcé le pouvoir iranien : malgré des frappes initiales ayant tué des responsables militaires et politiques, le régime serait sorti consolidé, avec un pouvoir « renouvelé » et une population fière de n’avoir cédé ni terres ni territoires.
Le commentateur insiste sur l’idée que l’Iran aurait accompli quelque chose d’historique, ce qui expliquerait la fierté des Iraniens, contrairement à ce qu’il présente comme des récits occidentaux annonçant une rébellion contre le pouvoir.
Une autre séquence porte sur la liberté de parole des journalistes : Ghazi explique qu’il se fixe pour règle de rapporter les faits et de respecter la déontologie journalistique, ce qui le protège selon lui des pressions.
Il raconte avoir subi des contrôles en Iran, avec vérification d’identité et surveillance lorsqu’il filmait, et dit avoir été retenu avec sa femme pendant 4h30 ; il affirme avoir refusé qu’on saisisse son matériel de travail.
Elsa Marcel dénonce le « harcèlement » médiatique d’Hamza, un garçon de 14 ans, autour de ses batailles d’eau au bord du canal Saint-Martin, qu’elle juge disproportionné et alimenté par des polémiques racistes et sécuritaires de l’extrême droite.
Elle estime que ce débat détourne l’attention des vrais problèmes sociaux, qu’elle cite comme l’inflation, la militarisation, la course à la guerre et la crise climatique.
Elle rappelle qu’une canicule récente a causé « plus de 1000 morts » selon ses propos, avec des morgues débordées, des écoles sans climatisation et des urgences non climatisées, et juge absurde de focaliser les plateaux télé sur ce sujet.
Elle critique des intervenants médiatiques et politiques qui, selon elle, minimisent la situation depuis des plateaux climatisés tout en présentant cette affaire comme un symptôme majeur de la société.
Elle défend l’idée qu’il faudrait plutôt offrir des alternatives à la jeunesse, avec des infrastructures et des activités accessibles, et juge anormal qu’un enfant de 14 ans puisse se retrouver en garde à vue pour cela.
Le ministre des Finances Bezalel Smotrich est cité comme défendant l’expansion des colonies en Cisjordanie/Judée-Samarie, avec l’objectif annoncé d’établir 103 colonies, 160 fermes et d’amener un million de colons dans la région.
Le propos souligne qu’une politique d’« oppression » ne ferait, selon l’intervenant, qu’alimenter une résistance continue sans résoudre le conflit, tout en faisant d’Israël un « paria international ».
Les accords dits d’Abraham seraient, d’après l’analyse, « sous assistance respiratoire », et les perspectives d’Israël seraient sombres si le pays suivait les conseils de Smotrich.
La société israélienne est décrite comme profondément divisée et instable, avec des fractures anciennes entre ultra-orthodoxes et laïcs, mais aussi des tensions aggravées par la guerre et la situation politique.
L’économie et l’armée seraient en difficulté : guerre d’usure sur plusieurs fronts, réservistes moins disponibles, démoralisation des forces, pertes importantes au Liban, et efficacité du Hezbollah dans les combats d’infanterie, tandis que la censure militaire limiterait fortement l’information disponible sur les dégâts causés par les attaques iraniennes.
Le propos affirme que la guerre en Ukraine est en réalité une guerre de la Russie contre l’Occident via un « proxy » ukrainien, l’Ukraine servant de front soutenu par les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, le Canada, le Danemark, la Norvège et la Finlande.
Une carte de journaliste américain est citée pour montrer que les armes occidentales convergeraient vers un hub logistique en Pologne, puis passeraient en Ukraine par trains et camions, avec la Pologne et la Roumanie décrites comme arrière-bases de l’Occident.
Le discours soutient que l’Occident aurait d’abord parié sur les accords de Minsk et sur les sanctions économiques pour faire plier la Russie, avant de comprendre que cette stratégie ne fonctionnait pas et de devoir continuer à alimenter l’Ukraine en matériel, argent et mercenaires.
Il est affirmé que l’Ukraine a déjà perdu sur le plan militaire et social, que la population ukrainienne serait « à la fin de la guerre », et que l’Occident sacrifierait des Ukrainiens pour prolonger le conflit contre la Russie.
La séquence insiste enfin sur le fait que les frappes de drones et les images de destructions servent surtout à donner l’impression d’une Ukraine gagnante, alors que, selon l’analyse, la Russie continue d’avancer en Donbas et l’Ukraine finirait par devoir aller à la table des négociations.
Dans la nuit du 29 au 30 juin, l’Ukraine a mené une nouvelle attaque de drones contre plusieurs régions russes ; les défenses antiaériennes russes disent avoir intercepté 419 drones.
Une frappe a touché Yégorievsk, dans la région de Moscou : quatre civils ont été tués, dont un nourrisson de 6 mois, décédé dans l’ambulance après l’incendie d’une maison provoqué par la chute d’un drone.
Moscou appelle la communauté internationale à réagir et accuse le régime de Kiev de mépriser le droit international ; Dmitri Peskov parle d’un « crime » et Rodion Miroshnik évoque une escalade avec plus de 300 victimes civiles en une semaine en 2026.
Sur le dossier européen, l’adhésion de l’Ukraine à l’UE se heurte à de nouvelles difficultés : tensions avec la Pologne autour de l’UPA et de Bandera, opposition de la Hongrie à une accélération, et Bruxelles viserait désormais l’ouverture de seulement deux clusters de négociation en juillet au lieu de cinq.
À Monaco, un colis explosif devant un immeuble a fait trois blessés, dont une femme en urgence absolue ; l’enquête vise une tentative d’assassinat, tandis que la cible présumée serait Vadim Hermola, lié à une vaste affaire de cyberescroquerie.
Des frappes systématiques ont visé des infrastructures civiles, des zones résidentielles et des usines pharmaceutiques.
Entre 24 et 25 usines pharmaceutiques auraient été touchées directement, alors que l’Iran produit 80 % de ces médicaments, souvent vendus 4 à 6 fois moins cher que les équivalents occidentaux.
Une école de Dominables a aussi été frappée, présentée comme une attaque délibérée destinée à provoquer un choc dans la société.
Trois missiles Tomahawk auraient visé cette école, avec des caméras très perfectionnées permettant à l’opérateur de suivre le missile jusqu’au dernier moment.
Le locuteur affirme qu’il était impossible de ne pas voir qu’il s’agissait d’une école pour enfants, avec peintures, terrain de jeu et enfants présents sur la cible visée.
Jeffrey Sachs estime que la rhétorique entre la Russie et l’Europe s’est dangereusement durcie après le G7, avec l’Allemagne qu’il juge particulièrement responsable de la remilitarisation et de l’escalade, tandis que Zelensky multiplie les menaces et que des attaques de drones visent Moscou et d’autres sites en Russie.
Il affirme que la réunion du G7 a enterré les perspectives de solution diplomatique évoquées après la rencontre Trump-Poutine à Anchorage, et que les dirigeants occidentaux parlent de guerre comme d’un jeu, sans véritable cadre de négociation ni rôle sérieux de l’ONU.
Sur l’Iran, Sachs dit qu’il n’y aura pas de paix formelle conclue par les États-Unis, mais plutôt une trêve relative ; il juge Trump incohérent, souligne qu’Israël chercherait à torpiller tout accord, et rappelle que les États-Unis et l’Iran veulent surtout éviter une reprise des tirs.
Concernant Israël, il estime que le pays perd son soutien international, y compris une partie du soutien juif et évangélique aux États-Unis, tandis que les primaires de New York auraient montré un rejet croissant du soutien américain à Israël ; il décrit la situation à Gaza et en Cisjordanie comme une poursuite des expulsions, des incendies de maisons et des violences.
Sachs soutient que le projet du « Grand Israël » s’effondre : il rappelle la ligne du Likoud « de la mer au Jourdain », cite les propos de Smotrich sur l’extension des colonies en Judée-Samarie, et conclut que la solution à deux États reste la seule issue raisonnable, alors que la classe politique américaine serait en retard sur l’opinion publique.
Une explosion a frappé un immeuble résidentiel à Monaco le lundi 29 juin, touchant la famille de l’oligarque ukrainien Vadim Ermolaev : trois membres de la famille ont été blessés.
Le dispositif décrit ressemble à un attentat : un paquet, apparemment un sac à dos, aurait été déposé puis explosé au moment où l’oligarque, sa femme et leur enfant s’en sont saisis.
L’homme et la femme seraient dans un état critique à l’hôpital, avec pronostic vital engagé, et une partie de la façade de l’immeuble a été pulvérisée.
Les autorités françaises et monégasques cherchent la personne repérée par les caméras de vidéosurveillance ; elle se serait réfugiée en France, déclenchant une chasse à l’homme dans la région.
Régis Le Sommier évoque une possible affaire interne à l’Ukraine, liée à la brouille entre Vadim Ermolaev et Volodimir Zelenski en 2023, tout en jugeant la piste d’une opération des services russes « largement extrêmement tirée par les cheveux ».
Au Moyen-Orient, les échanges de frappes sont décrits comme une guerre en cours, avec des attaques américaines sur le sol iranien dans la région syrique, notamment vers le village de Tarir et des tours de télécommunication, présentées comme une réponse à une attaque iranienne contre un navire commercial dans le détroit d’Ormuz.
Les frappes de la veille sont qualifiées de « théâtre politico-militaire » : selon Larry Johnson, rien de stratégique n’aurait été touché, ni côté américain ni côté iranien, et l’Iran n’aurait pas riposté sérieusement parce que l’opération relevait surtout de la démonstration de force.
La situation semble s’aggraver avec de nouvelles frappes sur l’île de Khm et des informations selon lesquelles l’Iran aurait durement touché Baren, ancien quartier général de la 5e flotte, ce qui expliquerait la réaction américaine et une possible escalade à venir.
Johnson avance que l’Iran pourrait chercher à entraîner les États-Unis dans un conflit coûteux en carburant d’aviation civile, afin de créer une pénurie et de nuire indirectement à l’économie américaine, tandis que l’armée serait protégée au détriment de l’aviation civile.
Le débat porte aussi sur le protocole d’accord et le détroit d’Ormuz : l’Assemblée des experts en Iran a publié une lettre signée par 62 membres sur 86 appelant à une extrême prudence face aux négociations avec les États-Unis, à respecter les lignes rouges du guide suprême, et à se méfier de négociations jugées néfastes; la Chine est citée comme un acteur souhaitant éviter une déstabilisation économique.
À Monaco, l’oligarque ukrainien Vadim, ainsi que sa femme et son fils, ont été visés hier soir par un attentat explosif.
Selon la transcription, l’assaillant aurait préparé l’opération à l’avance : dépôt d’un colis piégé, surveillance des déplacements de la cible, puis déclenchement de l’explosif à l’arrivée de la famille.
Le commentaire évoque la possibilité d’un lien avec les services de renseignement ukrainiens et présente l’attentat comme lié au refus de Vadim de participer à un système de corruption autour de Zelensky.
Il est précisé que Vadim avait renoncé à sa nationalité ukrainienne en 2019, vivait largement à l’étranger et était officiellement sous sanctions de Kiev pour collaboration économique avec la Russie.
La transcription s’interroge enfin sur le traitement médiatique et politique de l’affaire en France, en rappelant que Monaco est sous la protection de la France selon le traité d’amitié et de coopération de 2002.
Les frappes américaines évoquées visent d’abord des sites de commandement et de contrôle liés aux forces navales iraniennes autour du détroit d’Ormouz, notamment près de l’île de Sadik, avec un impact surtout sur les communications maritimes commerciales plutôt que sur des capacités militaires jugées cruciales.
Les attaques se sont ensuite intensifiées et élargies à l’île de Keshm et à Bandar Kong, des zones présentées comme importantes pour la marine des Gardiens de la révolution islamique, avec des cibles liées aux bureaux administratifs, à la sécurité et à la logistique opérationnelle.
Selon l’intervenant, l’objectif américain serait de modifier le rapport de force dans le détroit d’Ormouz et de peser sur les négociations autour du protocole d’accord, en ciblant ce qu’il décrit comme la “carte maîtresse” de l’Iran plutôt que les seuls sites nucléaires.
Il affirme que le prétexte initial a été l’immobilisation par l’Iran d’un navire singapourien dans le détroit d’Ormouz, et compare cette action à une neutralisation de navire sans destruction ni victimes, tout en dénonçant un traitement médiatique occidental différent selon qu’il s’agisse de l’Iran ou des États-Unis.
Il soutient enfin que les frappes et ripostes successives montrent une escalade déjà préparée, que l’Iran conserve un arsenal important de missiles, drones et armes hypersoniques, et que toute frappe aérienne venant de Jordanie ou d’Arabie saoudite impliquerait forcément un survol de l’espace aérien saoudien.
La France a importé plus de gaz russe que tout autre pays européen au 1er trimestre 2026, et cette tendance se serait encore accentuée au 2e trimestre, dès le mois d’avril.
Les recettes liées au GNL russe auraient augmenté de 25 %, avec des millions d’euros encaissés par jour par la Russie.
En avril 2026, 55 % des cargaisons de GNL russe auraient été déchargées dans des États membres de l’Union européenne, malgré les promesses de réduire l’économie russe.
La France resterait parmi les plus gros importateurs européens de titane russe, avec des records d’importation, ce métal étant présenté comme essentiel à l’industrie aéronautique, notamment pour Airbus, Safran, les moteurs et les structures d’avion.
L’Union européenne continuerait aussi d’importer des matières premières stratégiques russes, dont l’uranium, toujours non interdit ; la France serait le premier importateur européen d’uranium enrichi russe via des contrats historiques entre Orano, EDF, aux atomes et Tenex.
Jared Kushner et Steve Witkoff se rendent au Qatar, mais le ministère iranien des Affaires étrangères affirme qu’il n’y aura « aucune négociation » ni réunion avec les États-Unis à aucun niveau ; la délégation iranienne dit aller au Qatar pour le suivi de la mise en œuvre du mémorandum d’entente.
Le cœur des discussions porte sur les avoirs iraniens gelés, évoqués à hauteur d’environ 6 milliards de dollars ; selon l’échange, Washington conditionnerait leur déblocage à une discussion préalable sur le programme nucléaire iranien.
Le protocole d’accord est présenté comme déjà « mort » sur plusieurs points : la clause 1 concerne l’Ukraine et le Liban, la clause 4 la fin des blocus, la clause 5 la gestion du détroit d’Ormuz, et la clause 11 la mise à disposition des fonds gelés.
Sur le détroit d’Ormuz, il est dit que l’Iran veut en assurer lui-même la gestion si Oman ne participe pas à un mécanisme conjoint ; le texte évoque aussi des clauses sur le passage sûr des navires commerciaux et un délai de 30 jours pour définir le régime du détroit.
Le reste de l’entretien insiste sur l’affaiblissement de la capacité militaire américaine dans la région, les frappes israéliennes au Liban, la difficulté à imposer l’accord au Liban, ainsi que les tensions régionales impliquant Israël, la Turquie, le Qatar, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Égypte et le Pakistan.
Le colonel Jacques Baud estime que les tensions autour du détroit d’Ormuse s’inscrivent dans un bras de fer entre l’Iran et les États-Unis, sur fond de protocole d’accord Iran-Oman prévoyant 60 jours de négociation pour définir un nouveau mécanisme de passage.
Selon lui, les États-Unis et le Royaume-Uni tentent d’utiliser différentes routes dans le détroit, tandis que l’Iran impose les routes désignées et a attaqué des navires et des bâtiments dans le détroit au moins deux fois en trois jours.
Il affirme que les États-Unis ont répliqué par des frappes dans le sud de l’Iran, notamment sur l’île de Keshm, l’île de Kang et la zone de Syrie, puis que l’Iran a répondu par une attaque contre Bahreïn, avant de viser huit cibles militaires américaines dans le golfe Persique, dont la 5e flotte et la base aérienne Ali Alem au Qatar.
Jacques Baud soutient que le protocole d’accord sert surtout à attirer l’Iran dans une négociation sous pression, les points essentiels restant à discuter, et que Washington cherche une victoire américaine plutôt qu’un compromis équilibré.
Il souligne aussi que le texte est fragilisé par l’absence d’Israël dans le mécanisme, alors que le premier paragraphe exige l’arrêt immédiat et permanent des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, ce qui est contredit selon lui par les frappes américaines et israéliennes mentionnées.
Dans le détroit d’Ormuz, l’Iran et les États-Unis sont décrits comme engagés dans une escalade : un navire aurait été frappé par l’Iran, les États-Unis auraient répliqué en frappant l’Iran près de Syrik, puis l’Iran aurait riposté contre des positions américaines, avec une attaque signalée contre une base américaine à Bahreïn.
Le discours souligne qu’il n’existerait pas de communication directe entre Téhéran et Washington sur ce dossier : une prétendue nouvelle ligne de communication évoquée par JD Vance aurait été démentie par les Gardiens de la révolution.
L’Iran serait en position de force sur le détroit d’Ormuz et chercherait à en contrôler l’accès, tandis qu’un communiqué commun avec Oman évoquerait des frais à payer pour utiliser le détroit ; Bloomberg aurait aussi rapporté qu’Oman en avait informé les Européens.
Les États-Unis tenteraient de faire pression via les pays du Conseil de coopération du Golfe, notamment Bahreïn et le Koweït, tandis que Marco Rubio est présenté comme se rendant dans la région pour accentuer cette pression, sans passer par l’Arabie saoudite ni le Qatar.
Le Liban est présenté comme un autre front lié à cette crise : les négociations israélo-libanaises seraient fragiles, le Hezbollah ne céderait pas, et l’Iran considérerait l’ensemble comme un « arc de résistance » face à l’occupation, avec en toile de fond la crainte d’une reprise de la guerre et les calculs politiques de Trump et Netanyahou.
Nathalie Arthaud se place du point de vue des salariés et des travailleurs payés au SMIC, qu’elle dit à 1 400 € par mois.
Elle affirme que ces travailleurs sont « encore plus raquetés » aujourd’hui et que la situation va s’aggraver demain.
Elle présente comme seule solution immédiate une augmentation du SMIC à 2 000 € net par mois.
Elle décrit ce niveau de salaire comme un minimum pour « avoir la tête hors de l’eau » et ne plus avoir peur du lendemain.
Elle cite plusieurs métiers concernés — facteur, ouvrier, auxiliaire de vie, soignante — et évoque les difficultés à remplir le frigo ou à payer l’essence pour aller au travail.
La politique étrangère américaine est présentée comme largement dictée par des calculs intérieurs : l’administration Trump pense aux élections de mi-mandat de novembre-décembre et à la présidentielle de 2028, ce qui influence sa posture au Moyen-Orient.
Le Liban est décrit comme un point central du dossier Iran-Israël : le protocole d’accord évoqué exigerait l’arrêt des hostilités sur tous les fronts, y compris au Liban, avec l’idée qu’Israël devrait s’en retirer et cesser les bombardements.
Selon l’intervenant, rien ne changera tant que les États-Unis ne couperont pas l’aide financière, militaire et le renseignement à Israël ; la rhétorique de Washington ou de JD Vance est jugée secondaire face au poids du lobby israélien et de l’argent.
L’opinion publique américaine, surtout chez les jeunes électeurs, aurait toutefois évolué : le soutien automatique à l’alliance avec Israël serait moins central qu’avant, même si le point de bascule n’est pas encore atteint.
Le tableau est présenté comme explosif et contradictoire : le Congrès fermerait les yeux sur Gaza et le Liban, des projets de loi viseraient à rapprocher les armées et les services de renseignement américain et israélien, et la Turquie est évoquée comme une prochaine cible possible après l’Iran.
David T. Pyne estime que le mémorandum signé avec Téhéran ressemble à un « cessez-le-feu » fragile, mais qu’il traduit surtout la volonté de Donald Trump de mettre fin à la guerre après l’escalade de frappes entre les États-Unis et l’Iran.
Selon lui, Trump a accepté presque toutes les conditions de paix iraniennes parce qu’il redoute avant tout une crise économique majeure, voire une nouvelle dépression comparable à 1929, si le détroit d’Ormuz reste fermé et si le conflit s’étend.
Pyne affirme qu’il n’existe pas de solution militaire contre l’Iran : Téhéran conserverait une forte capacité d’escalade, contrôlerait durablement le golfe Persique et le détroit d’Ormuz, et aurait déjà démontré sa retenue en évitant de frapper directement les États-Unis ou leurs bases.
Il présente l’accord comme une victoire stratégique pour l’Iran et une défaite pour Washington, avec des conséquences possibles sur les sanctions, les achats de pétrole iranien, le retrait de moyens militaires américains et l’avenir de bases comme celle de Bahreïn.
La discussion s’étend à l’Ukraine et à l’OTAN : Pyne juge que Trump a aussi compris qu’il n’y avait pas de solution militaire en Ukraine, et il voit JD Vance comme une figure politique renforcée, tandis que les néoconservateurs à Washington garderaient encore une influence importante.
Alexandre Penasse présente le numéro 75 de Kairos et évoque un dossier consacré au « cyberamour », sur les relations amoureuses et intimes à l’ère des réseaux sociaux.
Il explique avoir lancé Kairos après un blog, d’abord avec une équipe bénévole et des dons d’amis, puis avec une aide à la presse périodique en Belgique, avant de voir ces subsides retirés cinq ans plus tard, notamment après avoir interrogé les politiques pendant le Covid.
Il défend le support papier comme un outil important de contact, d’échange et de mémoire, tout en estimant qu’il reste nécessaire malgré l’importance d’internet.
Il dit avoir réalisé le documentaire Ukraine, Russie : derrière l’écran de fumée, disponible en ligne, après un press tour dans le Donbass avec le média Vashinovosti, où il a filmé à Gorlovka, Marioupol et Donetsk et interviewé notamment Denis Pushilin.
Il affirme que le film a souvent été empêché ou interdit en Belgique, en France et au Portugal après des publications de l’ambassade d’Ukraine appelant les autorités à le censurer, et il invite à le voir pour 5 € ou à l’acheter pour 15 € afin d’organiser des débats.