Max Blumenthal affirme que le protocole d’accord avec l’Iran constitue une défaite politique majeure pour Donald Trump, qui chercherait à vendre au public américain un texte différent de celui que l’Iran pense avoir accepté.
Il soutient que l’administration Trump promet des inspections de l’AIEA en Iran, alors que Téhéran les a jusque-là refusées, notamment après les assassinats de scientifiques iraniens pendant la guerre des 12 jours.
Selon lui, le dossier divise profondément les États-Unis : républicains néoconservateurs, élus pro-israéliens et mouvement sioniste attaquent l’accord, tandis que les démocrates le critiquent surtout parce qu’il est porté par Trump, malgré une opinion publique majoritairement opposée au protocole.
Blumenthal décrit Israël comme affaibli et exposé après l’échec de la guerre contre l’Iran, incapable d’imposer une solution militaire, et mis sous pression par la montée de l’opposition américaine à l’aide à Israël et à l’AIPAC.
Il estime qu’Israël pourrait chercher à faire échouer l’accord en intensifiant les tensions au Liban, tout en menant des campagnes de désinformation et de faux récits d’antisémitisme au Canada, au Royaume-Uni et en Australie pour détourner l’attention et susciter la sympathie.
Une commission d’enquête mandatée par l’ONU conclut qu’Israël a délibérément ciblé des enfants palestiniens à Gaza, dans le but d’affaiblir la vitalité démographique palestinienne et de nier le droit à l’autodétermination.
Le rapport affirme disposer de « preuves irréfutables » de meurtres ciblés et délibérés d’enfants palestiniens, y compris depuis le cessez-le-feu d’octobre 2025.
La commission dit avoir constaté des recours à la torture, à des traitements inhumains et dégradants, ainsi que des violences sexuelles et sexistes contre des enfants palestiniens.
Entre le 7 octobre 2023 et le 7 octobre 2025, plus de 20 000 enfants auraient été tués et plus de 44 000 blessés ; environ 58 554 enfants auraient perdu un ou leurs deux parents.
Le rapport estime que les autorités et forces de sécurité israéliennes sont responsables de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre à Gaza, ainsi qu’en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, et confirme ses conclusions sur un génocide en cours.
Le 23 juillet, Bamako doit accueillir un forum d’affaires réunissant des opérateurs économiques maliens et marocains, avec pour objectif de renforcer les investissements et les partenariats dans l’énergie, la santé, l’agriculture, les infrastructures et la formation.
Le rapprochement Mali–Maroc est présenté comme un enjeu stratégique, alors que le Maroc s’impose progressivement comme un partenaire économique influent en Afrique de l’Ouest, notamment dans la banque, les télécommunications, l’agriculture et les infrastructures.
Le Burkina Faso rejette fermement une résolution du Parlement européen du 18 juin 2026 sur la situation des libertés et de l’espace civique, qu’il juge fondée sur des “dessins néocoloniaux” et sur des “réseaux obscurs à la solde de la France”.
Ouagadougou dénonce une “ingérence inacceptable” dans les affaires d’un État souverain, accuse le Parlement européen de s’appuyer sur des chiffres erronés et affirme que le texte ignore les progrès réalisés depuis 2022 dans la reconquête du territoire et la consolidation de l’économie.
En Côte d’Ivoire, le gouvernement annonce une réforme majeure du système électoral : la Commission électorale indépendante serait remplacée par trois organes distincts, chargés respectivement de l’organisation matérielle des élections, du recensement des votes et de la supervision/du contrôle du processus.
George Beebe rappelle que le renseignement devrait avant tout aider les responsables américains à comprendre les capacités, intentions et perceptions des autres acteurs, afin d’éviter les mauvaises surprises et de mieux conduire la diplomatie.
Il explique que la CIA a toujours porté une tension interne entre mission analytique et mission opérationnelle/clandestine : les opérations secrètes, le changement de régime ou les actions paramilitaires peuvent biaiser l’objectivité des analyses.
Il cite plusieurs exemples de renseignement faussé ou instrumentalisé, notamment l’affaire Curveball avant l’invasion de l’Irak, ainsi qu’un cas récent où des services israéliens auraient présenté à la Maison Blanche une évaluation très optimiste sur l’Iran, jugée ensuite gravement erronée.
Selon lui, après le 11 septembre, la CIA s’est fortement militarisée et recentrée sur la lutte antiterroriste, ce qui a renforcé son rôle opérationnel et rendu plus difficile le maintien d’un équilibre avec l’analyse neutre.
Il estime que la communauté du renseignement américaine a été contaminée par le partisanisme politique, que le RussiaGate a eu des effets durables sur la relation avec la Russie, et que la guerre en Ukraine comporte un risque réel d’escalade directe entre les États-Unis et la Russie.
Laurent Castaignède estime que la voiture électrique peut être pertinente pour réduire la pollution de l’air en ville, mais que l’argument de « l’électricité verte » ne suffit pas à la rendre automatiquement propre, comme l’illustre l’exemple du Québec.
Il souligne que la transition suppose de nouveaux moyens de production d’électricité : au Québec, développer la voiture électrique sans nouveaux barrages ferait simplement baisser les exportations d’électricité, avec un report possible vers le charbon côté américain.
Il insiste sur l’effet de gabarit : en Amérique du Nord, un pick-up électrique peut atteindre 2,5 à 3 tonnes, contre environ 1,5 tonne pour une compacte essence, ce qui augmente les besoins en énergie et en infrastructures.
Sur les matériaux, il rappelle qu’une voiture essence moyenne contient environ 20 kg de cuivre, contre 60 à 80 kg pour une électrique, et que d’autres métaux critiques comme le nickel, le cobalt ou le lithium seraient aussi fortement sollicités, au point de nécessiter de nouvelles mines.
Il observe que les constructeurs automobiles investissent désormais dans des projets miniers, signe selon lui d’un risque de tension sur les approvisionnements, alors que le parc mondial pourrait atteindre 2 milliards de voitures en 2050, avec une addition de véhicules électriques plutôt qu’une substitution complète.
L’Iran affirme avoir obtenu une concession majeure des États-Unis avec la libération immédiate de 12 milliards de dollars d’avoirs gelés, tandis que Washington présente cette mesure comme une garantie d’achat de produits américains ; Téhéran dénonce une version mensongère de JD Vance et Donald Trump.
Le Dr Hassan Ahmadian explique que les négociations s’inscrivent dans la suite d’un échec militaire américain : selon lui, les États-Unis n’ayant pas atteint leurs objectifs sur le champ de bataille, ils transforment désormais cet échec en concessions diplomatiques.
Le protocole d’accord est décrit comme une première phase en deux étapes : il prévoit un allègement progressif des sanctions, notamment sur les exportations de pétrole iranien et les avoirs gelés, avant d’aborder ensuite le dossier nucléaire et un nouvel allègement des sanctions.
Le texte est présenté comme conditionné à l’application immédiate de plusieurs clauses, dont celles concernant le Liban et « tous les fronts » ; le Dr Ahmadian affirme que l’arrêt de l’agression israélienne au Liban et le retrait israélien sont au cœur de l’accord, et que de nouvelles frappes israéliennes pourraient le fragiliser.
Selon lui, l’accord et la guerre ont renforcé la position de l’Iran : ils ont mis en évidence ses capacités militaires, affaibli le récit américain de victoire, et montré que les bases américaines dans la région ont perdu une partie de leur utilité stratégique.
Herts affirme que Jean-Luc Mélenchon ne gagnera pas, en estimant que l’antiracisme et l’« antifascisme » qu’il met en avant ne suffiront pas à convaincre les électeurs.
Il soutient que la France n’est pas raciste et distingue le « racisme » du « harcèlement » ou des mauvais traitements, qu’il juge différents d’une discrimination systémique.
Selon lui, les personnes blanches en France ne peuvent pas parler de racisme antiblanc, car il n’existerait pas de système institutionnel discriminant les blancs.
Il accuse les médias français de donner une image biaisée du pays, notamment en mettant en avant des couples mixtes et des représentations qui ne correspondraient pas à la réalité vécue par les Français.
La discussion évoque aussi le vote contre le RN et le « front républicain » : un intervenant rappelle que le racisme et la peur de l’extrême droite restent des enjeux électoraux importants, tandis qu’un autre estime que la population se sent régulièrement stigmatisée.
Un match Brésil-Écosse, prévu mercredi soir à minuit heure française (18h à Miami), est présenté comme le moment où des extraterrestres pourraient apparaître en plein match selon une voyante brésilienne, Vau Bayana.
La voyante, suivie par plus de 23 millions de personnes sur Instagram, a fait cette prédiction le 2 juin ; une prédiction similaire avait déjà été relayée le 28 avril par un médium italien sur YouTube.
Le commentaire replace cette annonce dans un contexte plus large de 2026, évoquant les documents déclassifiés du Pentagone, un film récent de Steven Spielberg sur la divulgation de la vie extraterrestre, et la nomination d’Avilob à la tête d’un conseil sur les OVNI.
Le médium italien dit avoir déduit un événement extraterrestre le 24 juin à partir d’une séquence du film de science-fiction « La guerre de demain » (2021), montrant un match entre des équipes ressemblant au Brésil et à l’Écosse.
À Genève, les négociations avec l’Iran se poursuivent après la signature d’un Memorandum of Understanding la semaine précédente, malgré les déclarations menaçantes de Donald Trump sur une possible reprise des actions militaires.
Trump chercherait surtout à calmer les faucons et l’opposition néoconservatrice aux États-Unis jusqu’aux midterms, tout en présentant le dégel annoncé de 12 milliards de fonds iraniens comme devant servir à acheter des céréales et des biens américains.
Les autorités iraniennes semblent aussi vouloir apaiser la situation, notamment en rejetant les accusations de prélèvements de droits de passage dans le détroit d’Hormuz ; l’oratrice estime qu’il existe une convergence tactique d’intérêts entre Washington et Téhéran pour éviter une nouvelle escalade.
Du côté israélien, le Memorandum est très mal reçu : le gouvernement Netanyahu est décrit comme furieux, maintient sa logique de zone de sécurité au sud du Liban et poursuit une stratégie jugée maximaliste, tandis que la relation fusionnelle avec Israël est présentée comme devenue nocive pour les intérêts américains.
Sur le dossier Russie-Ukraine, Moscou refuse tout accord intérimaire et considère le conflit comme une guerre directe de l’OTAN ; sur le terrain, Konstantinovka serait en passe de passer sous contrôle russe, Liman est assiégée, et les frappes russes s’intensifient tandis que l’Ukraine multiplie les attaques, y compris contre des cibles civiles.
Les négociations entre les États-Unis et l’Iran se font désormais via des médiateurs, après le retrait de l’Iran des discussions directes à la suite des menaces de Trump.
Ben Norton présente la levée de sanctions sur les exportations iraniennes de pétrole et de produits pétrochimiques, ainsi que le déblocage de 12 milliards d’actifs gelés, comme un revers majeur pour l’effort de guerre américain.
Selon lui, l’Iran a obtenu un levier stratégique en menaçant de fermer le détroit d’Ormuz, point de passage crucial pour le pétrole mondial, ce qui a poussé des pays comme le Japon, la Corée du Sud et l’Europe à faire pression sur Washington.
Il affirme que les sanctions américaines ont gravement détruit l’économie iranienne, en bloquant l’accès au système financier international, au réseau SWIFT et en décourageant les entreprises étrangères à cause des sanctions secondaires.
Trump justifie la levée partielle des sanctions par la nécessité d’augmenter l’offre mondiale de pétrole et de faire baisser les prix de l’essence, alors que les États-Unis font face à une réserve stratégique de pétrole au plus bas depuis près de 40 ans et à une inflation autour de 4 %.
Un pilote américain aurait cru apercevoir un extraterrestre en Iran, présenté comme un drone en formation « en méduse ».
Le propos affirme qu’à ce jour, les États-Unis ne pensaient pas que l’Iran disposait d’une telle technologie, tandis que certains rapports citent aussi la Chine, la Russie et peut-être la Corée du Nord parmi les rares pays capables de maîtriser ce type de systèmes.
La Russie et la Chine sont décrites comme disposant de technologies militaires avancées, souvent non médiatisées ou classifiées, conçues pour contrer les États-Unis et l’OTAN en cas de conflit futur.
Ces capacités pourraient réduire la supériorité américaine en matière de projection de force, de porte-avions et de frappes conventionnelles de précision ; il est aussi affirmé que la Russie ne mènerait pas la guerre en Ukraine à pleine capacité et conserverait environ 90 % de son arsenal en réserve pour un affrontement avec l’OTAN.
L’Iran est présenté comme disposant également de capacités militaires encore non utilisées contre Israël, notamment dans des installations souterraines, et comme ayant répondu de manière limitée lors des tensions en privilégiant des leviers stratégiques comme le détroit d’Ormuz, le détroit de Bab el-Mandeb et les câbles sous-marins.
Le titre annonce un basculement du Moyen-Orient et présente l’Iran comme le « grand vainqueur » de la guerre.
La vidéo est une revue de presse de la chaîne PhilippeBuffon, intitulée « Un Jour dans le Monde Le Moyen Orient bascule L’Iran grand vainqueur de la guerre Revue Presse 778 ».
La description renvoie à plusieurs contenus et plateformes de soutien ou de diffusion : Tipeee, Patreon, site personnel, Odyssée et chaîne YouTube.
De nombreux mots-clés thématiques sont associés à la vidéo, centrés sur la guerre en Ukraine, la Russie, l’OTAN, la diplomatie, les négociations de paix, les drones, l’artillerie et la géopolitique.
La description précise que toutes les images et animations sont créditées à l’écran et invite à contacter l’auteur par email en cas de problème de droits.
Transcription : transcription indisponible.
Did Israel Help STEAL Colombia's Presidential Election?
Katie Halper — mise en ligne le 25/06/2026 — durée : 11 min 10 s
Ajamu Baraka affirme qu’Israël a des intérêts en Amérique latine, notamment comme vendeur d’armes et formateur de forces de police et militaires, dans le cadre d’une stratégie plus large liée aux États-Unis.
En Colombie, il explique que le mandat de Gustavo Petro touche à sa fin et que le candidat du Pacte historique, Iván Cepeda, devait prolonger la politique progressiste, mais qu’une victoire de la droite semble possible.
Petro accuse Israël et Benjamin Netanyahu d’avoir pu intervenir dans le scrutin, en manipulant le formulaire électoral E14 et en accédant au site du Registre national pour modifier des données de vote, sans fournir de preuves publiques de cette implication.
Baraka décrit le candidat d’extrême droite Rodolfo Espriella comme un avocat et homme d’affaires, soutenu par la droite, qui a promis de « disembowel the left », de rompre avec les groupes armés et de rétablir un État sécuritaire, ce qui ferait craindre davantage de conflit.
Il ajoute qu’Espriella a affiché un fort soutien à Israël, promis de défendre des valeurs « judéo-chrétiennes », de rétablir les relations rompues par Petro et de transférer l’ambassade colombienne à Jérusalem, tandis que Netanyahu l’a félicité publiquement.
France-Soir s’interroge sur ce que Coluche pourrait encore dire aujourd’hui sans risquer un procès, en partant de l’idée que ses sketchs et tirades mythiques seraient désormais juridiquement exposés.
Selon l’analyse relayée, des textes autrefois célébrés pourraient aujourd’hui être requalifiés en incitation à la haine, injures sexistes ou grossophobie, ce qui illustre un basculement du rapport à l’humour.
Le texte oppose la figure historique du « bouffon du roi », autorisé à se moquer de tout le monde au nom d’un rire universel, à l’humour contemporain, présenté comme plus identitaire et plus encadré.
L’article attribue la perte de cette immunité culturelle à une évolution en trois temps : des humoristes qui s’excusent après les premières plaintes, une auto-incrimination, puis un retrait de cette protection dans les lois et les pratiques.
Deux textes sont mis en avant comme ayant resserré les limites : la loi Gayssot de 1990, qui aurait abaissé la ligne rouge sur l’incitation à la haine, et la loi Schiappa de 2018 contre le harcèlement en ligne, pouvant selon l’article faire considérer la répétition d’un sketch comme du harcèlement pénal.
Keir Starmer est accusé de promettre 3 milliards de livres par an pendant 100 ans au régime de Kiev, alors que la Grande-Bretagne « dégringole » et que ces engagements sont présentés comme irréalistes et déconnectés de la situation du pays.
George Galloway revient longuement sur l’affaire Jeffrey Donaldson, décrit comme révélé par les tribunaux d’Irlande du Nord comme un homme « dépravé », tout en soulignant qu’il n’y a pas eu de réaction collective contre les protestants ni de mise en cause de leur religion.
Il attaque Nigel Farage et le groupe « Restore Britain », accusés de diffuser des propos racistes et islamophobes sans preuve, notamment sur des viols de jeunes filles anglaises, et rappelle que la majorité des agresseurs sexuels en Grande-Bretagne sont, selon lui, des Britanniques blancs autochtones.
Starmer est présenté comme un Premier ministre non élu qui n’a pas utilisé sa majorité parlementaire ni le Brexit pour agir sur l’industrie, l’énergie ou la politique sociale, et dont le bilan est associé à l’absence de changement, voire à une « industrie du suicide ».
Sur le plan international, il affirme que les négociateurs iraniens ont ridiculisé les envoyés de Donald Trump à Zurich, que l’Iran en sort renforcé, et que les sanctions britanniques contre la Russie se retournent contre leurs auteurs, tandis que les villes russes sont décrites comme plus propres et prospères que les villes britanniques.
Israël chercherait à faire échouer les négociations, tandis que l’Iran refuse toute inspection nucléaire avant un accord final, malgré l’affirmation du chef de l’AIEA selon laquelle des inspections des sites nucléaires iraniens auront bien lieu immédiatement.
Un diplomate iranien contredit cette version et affirme qu’aucune inspection n’aura lieu avant la conclusion d’un accord final.
Donald Trump répond à l’Iran en disant qu’ils ont tort sur la question des inspections, qu’il y en aura « à 100 % », et que les négociations seraient annulées immédiatement si ce n’était pas le cas.
Trump dit aussi avoir reçu des assurances de l’Iran concernant le détroit d’Ormuz : aucun péage ni frais de passage ne seraient imposés aux navires, faute de quoi les négociations prendraient fin immédiatement ; il ajoute qu’aucun argent n’a encore été versé à l’Iran.
Le Pakistan confirme que le programme de missiles balistiques iranien ne fait pas partie de l’accord, tandis que Netanyahou maintient que les troupes israéliennes ne quitteront pas le sud du Liban ; le Pakistan estime qu’un accord durable entre l’Iran et les États-Unis pourrait mener à l’arrestation directe de Netanyahou.
Le sommet du G7 à Évian est présenté comme un rendez-vous dominé par l’Ukraine, les nouvelles sanctions contre la Russie et les efforts des dirigeants européens pour convaincre Donald Trump de maintenir le soutien américain à Kiev.
Du côté russe, la prolongation des sanctions économiques de l’UE de 6 à 12 mois est décrite comme une simple mesure administrative, destinée surtout à éviter des blocages internes, sans changement de fond sur le contenu des sanctions.
Le Parlement européen prépare un texte visant à renvoyer en Ukraine les hommes ukrainiens en âge de combattre réfugiés dans l’UE ; la presse russe y voit une forme d’hypocrisie et un signe des difficultés de l’armée ukrainienne.
Une attaque de drone ukrainien a visé un bus transportant 44 personnes, dont 28 enfants biélorusses, dans la région de Briansk, faisant une victime, tandis que Moscou a subi sa plus grosse attaque de drone depuis le début du conflit, dans la nuit du 17 au 18 juin.
Kir Starmer souhaite interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de 15 ans ou moins ; en France, Sébastien Lecornu impose des tests inopinés de dépistage de stupéfiants à ses ministres et aux employés des ministères, une mesure présentée en Russie comme inédite mais déjà encadrée différemment pour les fonctionnaires russes.
Arnaud Durand annonce le lancement de la première action collective contre le shadow ban, qu’il décrit comme une censure sans suppression des publications, les algorithmes rendant les contenus invisibles aux abonnés censés les voir.
L’action concerne Tocsin ainsi que d’autres médias libres et indépendants, qui commencent à se coaliser ; deux premiers médias participent déjà à cette démarche.
Les médias impliqués prévoient d’assigner différentes plateformes en justice, après une pétition préalable, afin d’obtenir des injonctions sous astreinte pour faire cesser ces pratiques.
Les griefs invoqués portent sur l’atteinte à la liberté d’expression et à la liberté d’entreprendre des médias, ainsi que sur le droit des citoyens à recevoir une information libre.
Arnaud Durand estime que les réseaux sociaux empêchent l’émergence d’une forte colère sociale en enfermant chacun dans une « prison numérique » et en orientant ce qui est mis en avant par les algorithmes.
Le débat du jour du « RIC Tocsin » porte sur la question : « Comment structurer l’activisme citoyen ? », dans le contexte des mobilisations depuis les gilets jaunes et le Covid, avec l’idée de donner une forme et une structure aux revendications citoyennes.
Louis Fouché explique qu’il ne se dit ni optimiste ni pessimiste, mais qu’il constate surtout une difficulté à passer à l’initiative individuelle, beaucoup de personnes étant épuisées par des années de combat, de violence d’État et recentrées sur leur vie familiale, leur santé et leur travail.
Il souligne que les structures de pouvoir sont, selon lui, très organisées dans le temps et dans l’action, et que les collectifs citoyens échouent souvent quand ils reproduisent des logiques de pouvoir, de reconnaissance ou de « rançon égotique » sous couvert de gouvernance partagée ou d’horizontalité.
Frédéric Bascunana insiste sur la différence entre pouvoir et leadership, et sur le fait que le leadership n’existe pas sans « followership » : un collectif a besoin de personnes capables de suivre, de contribuer et de reconnaître une préséance fonctionnelle à ceux qui portent davantage les projets.
Les intervenants défendent l’idée qu’un bon leader est au service du collectif, organise sa succession, s’entoure de personnes compétentes, et qu’il faut aussi clarifier les conditions d’entrée dans un collectif citoyen, en commençant souvent par recruter des cadres capables de diagnostiquer puis de vulgariser les sujets.
Alexis Poulin et Félix Marquardt reviennent sur les dossiers internationaux du moment, en particulier Gaza, l’Iran, le rôle des États-Unis, d’Israël et l’impuissance européenne, à partir du G7 d’Évian, jugé sans effet concret.
Sur Gaza, ils évoquent un bilan humain présenté comme « cataclysmique » et citent Charles Freeman, ancien responsable américain, qui avance un chiffre de 680 000 victimes ; ils rappellent aussi que la population de Gaza est estimée aujourd’hui entre 1,7 et 1,6 million d’habitants.
Ils soulignent un rapport de l’ONU affirmant qu’Israël a délibérément ciblé les enfants depuis le 7 octobre 2023, ainsi que la rare reprise de ce sujet par Reuters, France Info, Le Monde et France 24, dans un paysage médiatique décrit comme largement défaillant.
La discussion insiste sur la responsabilité de l’Occident, accusé d’avoir couvert, minimisé et autorisé les crimes de guerre, tandis que les rares voix dénonçant la situation auraient été traitées d’« antisémites » ou de « complotistes » ; ils critiquent aussi le rôle du New York Times dans la diffusion d’allégations non prouvées sur le viol comme arme de guerre le 7 octobre.
Ils abordent enfin l’Iran comme une défaite majeure pour les États-Unis, avec des sanctions qui n’auraient plus le même effet, des annonces américaines contredites par Téhéran, et une lecture plus large d’un effondrement du récit occidental, accompagné selon eux d’une montée de la censure et d’une crise de légitimité des puissances occidentales.
La guerre contre l’Iran est présentée comme une défaite stratégique pour les États-Unis et Israël : aucun des objectifs annoncés n’aurait été atteint, tandis que l’Iran en ressort plus influent qu’avant.
Donald Trump condamne publiquement les bombardements israéliens au Liban et cherche à se dissocier des crimes commis, tout en affirmant qu’« sans les États-Unis, il n’y aurait pas d’Israël ».
L’administration Trump ouvrirait des canaux de communication non officiels avec l’opposition israélienne pour préparer l’après-Netanyahu, dans un contexte où le Premier ministre est jugé responsable du fiasco et de la dégradation des relations avec Washington.
Youssef Hindi insiste sur le fait que Netanyahu tente de saboter l’accord entre Washington et Téhéran en poursuivant les bombardements, afin de relancer la guerre et de faire porter le coût politique de l’échec à Trump.
Le climat anti-israélien s’aggrave aux États-Unis : un sondage cité indique 60 % d’opinions négatives sur Israël, y compris chez une partie des républicains, tandis que le New York Times évoque des soupçons d’espionnage israélien des négociations américano-iraniennes.
Le propos dénonce les mesures jugées pénalisantes pour les citoyens : taxe carbone, malus sur les voitures, interdiction des chaudières au fioul et zones à faibles émissions qui banniraient « des millions d’automobilistes ».
Il affirme que la France représente moins de 1 % des émissions mondiales de CO2, et que les efforts imposés aux Français auraient donc un effet quasi nul sur la planète.
Le discours oppose la France à d’autres pays, en citant la Chine qui ouvrirait « plus de 100 centrales à charbon par an » et les États-Unis où l’on roulerait en pickup V8 sans malus de 70 000 €.
Il soutient que ces politiques détruisent du pouvoir d’achat, fragilisent les industries françaises et restreignent la liberté, tout en laissant entrer des produits importés de loin comme des fruits du Chili, des jouets de Chine et de l’acier d’Asie.
La conclusion défend une « vraie écologie » fondée sur la relocalisation, la consommation de proximité, le développement des industries et la protection des campagnes, plutôt que sur des taxes et interdictions visant les Français.
Le journal ouvre sur l’actualité internationale avec des négociations entre Washington et Téhéran : le ministre pakistanais des affaires étrangères a confirmé que les discussions portent sur le programme nucléaire iranien, les avoirs iraniens et la guerre au Liban.
Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, affirme que le protocole d’accord signé avec les États-Unis constitue une « déclaration de la défaite » américaine ; l’Iran dit aussi considérer la paix au Liban comme un point fondamental de tout accord final.
Au Liban, le président Joseph Aoun dit vouloir consolider le cessez-le-feu dans le sud, avec retrait des forces occupantes, déploiement de l’armée libanaise, retour des habitants, libération des prisonniers et lancement de la reconstruction ; l’ONU et le PNUD signalent plus de 11 000 bâtiments résidentiels totalement détruits et 1 200 partiellement endommagés.
À Gaza, une frappe de drone a tué un enfant palestinien et blessé plusieurs civils à l’ouest de Khan Younès ; le bilan communiqué par les autorités sanitaires palestiniennes fait état de 73 402 blessés et 7 341 morts depuis le 7 octobre 2023, tandis qu’une commission d’enquête de l’ONU dénonce le ciblage délibéré des enfants par l’armée d’occupation sioniste.
En Algérie, le président Abdelmadjid Tebboune a reçu une délégation ministérielle du Niger, ainsi que les ambassadeurs de Côte d’Ivoire et du Danemark en visite d’adieu ; le pays a aussi pris la présidence du conseil ministériel du Fonds de l’OPEP pour le développement international pour un an, et le général Saïd Chengriha a présidé la cérémonie de sortie de promotions à l’École supérieure de guerre.