Étienne Chouard intervient dans le 38ᵉ atelier constituant de Nexus, en direct avec le public, aux côtés de Marc, Léo et Nathanaël.
Le thème annoncé est « Rendre effectif le droit de résistance à l’oppression ».
Cette séquence correspond à la partie 17 : « L’organisation par l’État de l’insécurité générale, à l’intérieur comme à l’extérieur ».
Le point abordé est le 7 : « Guerres et agressions suicidaires décidées sans mandat démocratique ».
La description renvoie aussi à des ressources des ateliers précédents, notamment sur la souveraineté monétaire, le tirage au sort, la réécriture de la Constitution et la place des juges et de la justice.
Le titre annonce des frappes russes et cite Caroline Galactéros, avec l’idée que « ça va taper à Kiev ».
La description situe le sujet dans la guerre en Ukraine et multiplie les mots-clés liés au conflit : Kiev, Russie, OTAN, Donbass, négociations de paix, défense aérienne, drones et artillerie.
Plusieurs références de terrain et de stratégie militaire sont mentionnées, notamment Avdiivka, Bakhmout, Kherson, Kharkov, Toretsk et Pokrovsk.
La description évoque aussi des thèmes géopolitiques plus larges : Maïdan, néoconservateurs, diplomatie, politique étrangère américaine, Europe, Trump, Poutine et Zelensky.
Aucune transcription n’étant fournie, le contenu disponible se limite au titre et à la description, sans autre précision sur le propos exact de l’intervention.
Transcription : transcription indisponible.
« La CIA mène une guerre secrète en Ukraine depuis plusieurs décennies. » - Jacques Baud
Tocsin — mise en ligne le 04/06/2025 — durée : 51 min 55 s
Jacques Baud oppose deux conceptions de la guerre en Ukraine : côté russe, l’action clandestine sert d’appui aux opérations militaires dans une vision globale du théâtre des opérations ; côté ukrainien, elle sert surtout le « narratif », présenté comme le centre de gravité du conflit.
Il affirme que les opérations spectaculaires récentes, comme l’attaque contre cinq bases aériennes russes ou l’attaque du pont de Kertch, relèvent surtout de la communication et ont un impact opérationnel limité, alors que les Russes continueraient à gagner du terrain sur le front.
Baud soutient que l’Ukraine est un terrain d’affrontement secret entre l’Est et l’Ouest depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en citant notamment une carte de la CIA de 1957 et un projet « Aérodynamic » de 1960 visant à exploiter le mouvement de résistance ukrainien antisoviétique.
Il compare cette logique à d’autres opérations clandestines occidentales, en évoquant les Britanniques qui auraient conservé en réserve des combattants de la division SS Galicie au Canada, ainsi que des réseaux d’influence et de « fact-checking » qu’il présente comme liés aux États-Unis, au Royaume-Uni ou à l’OTAN.
Il insiste sur la continuité historique et politique du conflit, en rappelant des liens familiaux de plusieurs responsables occidentaux avec l’Ukraine, l’interdiction des négociations avec la Russie décidée par Kiev en 2022, et la création du bataillon Chamane la veille de l’opération spéciale russe.
Rafaël, 18 ans, raconte avoir perdu l’usage de son œil droit après avoir été touché au visage par un projectile lors des célébrations de la qualification du PSG pour la finale de la Ligue des champions, sur la place du Trocadéro.
Il affirme avoir été victime d’un tir de LBD/flashball alors qu’il courait pendant un mouvement de foule, et dit ne pas comprendre pourquoi un tir a été effectué à ce moment-là.
Grièvement blessé, il a été transporté à l’hôpital Cochin, où les médecins lui ont annoncé que son œil était trop abîmé pour être sauvé ; il a subi au total deux opérations, dont une de plus de 5 heures.
Les séquelles décrites sont lourdes : fractures du nez et du plancher orbital, absence de sensation sur une partie du visage, impossibilité de respirer par la narine droite, douleurs persistantes et difficultés à dormir.
Rafaël a déposé plainte auprès de l’IGPN, une enquête a été ouverte, et il dit attendre une reconnaissance comme victime ainsi que des excuses et une sanction pour le policier qui a tiré.
Vladimir Poutine accuse les pays de l’OTAN d’avoir permis des lancements de drones depuis leur territoire contre des installations russes, tout en estimant qu’ils évitent encore d’utiliser directement leur propre territoire par crainte d’une riposte.
Il affirme qu’au sein de plusieurs pays occidentaux, des forces politiques opposées à la confrontation avec la Russie gagnent du terrain, citant l’Allemagne où les partis favorables à l’agression contre Moscou verraient leur popularité chuter.
Il soutient que l’Occident provoque la Russie depuis des décennies, rappelant l’avant-Seconde Guerre mondiale, les accords signés par la France et le Royaume-Uni avec Hitler en 1938, et un schéma qu’il juge répété aujourd’hui.
Concernant l’Ukraine, il dit qu’un coup d’État y a porté au pouvoir un régime ouvertement antirusse, que les opérations militaires dans le Donbas ont été lancées contre une population presque civile, et que la Russie a attendu huit ans avant d’agir pour protéger les habitants se disant russes ou liés au monde russe.
Il affirme que les attaques de drones visent à déstabiliser la société et à masquer les avancées russes sur le front, tout en assurant que les soldats russes progressent chaque jour et que Moscou atteindra ses objectifs malgré les pressions internationales.
La contribution de la France libre à la victoire finale de 1945 est présentée comme largement oubliée, alors même que les effectifs sont passés de quelques centaines de volontaires en 1940 à plus de 70 000 en 1942, puis à 400 000 avec l’armée de la Libération au débarquement de Provence.
Le ralliement de l’Afrique équatoriale française en août 1940 est décrit comme décisif : Tchad le 26 août, Cameroun le 27, Congo-Brazzaville le 28, avec Félix Éboué au Tchad, Leclerc et Boislambert au Cameroun, puis de Lattre à Brazzaville et la création de Radio-Brazzaville.
L’échec du ralliement de Dakar en septembre 1940 est présenté comme un tournant difficile pour de Gaulle : la flotte britannique et les Français libres essuient des tirs, environ 150 morts sont évoqués, et de Gaulle dit avoir été tenté brièvement d’abandonner avant de reprendre l’initiative.
L’entrevue de Montoire entre Pétain et Hitler, le 24 octobre 1940, est donnée comme un accélérateur des ralliements à la France libre, en révélant aux indécis que le compromis avec l’occupant ne produisait ni retour de prisonniers ni allègement réel, mais au contraire de nouvelles contraintes.
Les combats majeurs de la France libre sont rappelés : Koufra et le serment de Leclerc le 2 mars 1941, Bir-Hakeim sous les ordres de Kœnig, la campagne du Levant, puis l’action des marins et des aviateurs français libres, dont le sous-marin Ruby et l’escadrille Normandie-Niémen.
Israël apparaît « livré à lui-même » plus que jamais, dans un contexte annoncé comme promettant des moments très difficiles au Moyen-Orient.
L’Iran est présenté comme un gagnant, vu comme un « héros » chez les BRICS et dans la région, tandis que la Turquie est appelée à jouer un rôle important dans un triptyque régional à venir.
Les pays du Golfe devront, selon l’intervenant, choisir leur « prochain ange gardien », avec le doute que ce soit encore les États-Unis, en raison de la position de Donald Trump.
Trump est décrit comme sous pression à la fois sur le plan intérieur et face à l’Iran : l’accord qu’il défend est critiqué par les démocrates, par Barack Obama et par une partie des Républicains, qui estiment qu’il n’est pas allé jusqu’au bout.
Benyamin Netanyahou est présenté comme l’un des principaux perdants de l’accord : le programme nucléaire iranien n’a pas été éliminé, les capacités balistiques restent intactes, le gouvernement iranien n’a pas été renversé et l’influence régionale de l’Iran semble même renforcée.
Un fonds de 300 milliards de dollars d’investissements en Iran serait envisagé, montant présenté comme correspondant à l’évaluation des destructions selon le régime iranien.
Ce fonds, évoqué dans le cadre d’un des 14 points du protocole d’accord, serait contrôlé par les États-Unis sans être financé par l’État américain ; Donald Trump serait prêt à le valider sous conditions.
Les deux engagements principaux exigés de Téhéran seraient la réouverture du détroit d’Ormous et un accord sur le nucléaire ; Trump a toutefois indiqué que les États-Unis n’investiraient pas eux-mêmes en Iran.
Le financement pourrait venir de grandes entreprises américaines et de pétromonarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït et Bahreïn ; le Qatar se dit déjà intéressé.
Le commentaire souligne qu’après la guerre, l’Iran disposerait d’un levier stratégique renforcé : capacité de menacer les infrastructures énergétiques du Golfe, arsenal encore important, industrie militaire reconstruite rapidement, et possibilité de perturber le commerce mondial via Ormous et Bab el-Mandeb.
Le débat porte sur la « remigration » : Samir la défend seulement si elle signifie un retour volontaire vers le pays d’origine, notamment quand les pays se stabilisent ou se développent, et refuse l’idée d’une expulsion imposée.
Gamal Abina distingue plusieurs vagues migratoires en France : Polonais venus travailler dans les mines, Italiens, Espagnols et Portugais fuyant des régimes politiques, puis immigration de travail, notamment algérienne, liée à la reconstruction et à la croissance économique.
Pour Gamal, parler de remigration pour des personnes nées en France, francisées depuis plusieurs générations, n’a pas de sens ; il estime que le terme est surtout utilisé contre l’immigration extra-européenne, en particulier africaine et post-coloniale.
Il affirme que les apôtres de la remigration ciblent surtout les immigrés pauvres ou perçus comme différents, alors qu’ils ne visent pas les immigrés européens, asiatiques ou les populations jugées « acceptables » socialement ou économiquement.
Les deux intervenants convergent sur l’idée qu’un réinvestissement dans les pays d’origine peut être positif, notamment pour l’Algérie ou d’autres pays du Maghreb, mais ils rejettent une logique de stigmatisation ou de départ forcé.
Hélène Strohl explique que la solidarité a d’abord reposé sur la sensibilité individuelle, la charité et des formes communautaires (monastères, confréries, corporations), avant d’être progressivement étatisée après la Révolution française.
Elle décrit aujourd’hui une « technocratie de la solidarité » fondée sur des barèmes, normes, statistiques et procédures, qui perd de vue les situations réelles et peut aller jusqu’à faire honte aux personnes aidées.
Elle donne des exemples de contrôle intrusif des prestations sociales, notamment la vérification de l’isolement des bénéficiaires, avec des enquêtes sur la vie privée pouvant sanctionner des liens d’entraide ou la présence d’un compagnon.
Selon elle, les travailleurs sociaux et administratifs sont eux-mêmes souvent proches, socialement et économiquement, des personnes qu’ils doivent aider, ce qui alimente une logique de barrière et de surveillance plutôt que de soutien.
Elle voit néanmoins un mouvement inverse : retour du local, initiatives associatives, échanges de services, covoiturage, troc et circuits informels, ainsi qu’une circulation plus libre de l’information via les outils numériques, malgré les tentatives des élites de la contenir.
Patrick Pelloux estime que la canicule actuelle est « beaucoup plus dramatique que 2003 », alors qu’on n’est même pas encore au mois de juillet et qu’une vague caniculaire est déjà en cours.
Il rappelle qu’en 20 ans, plus de 100 000 lits d’hôpital ont été fermés, ce qui rend la prise en charge des malades plus difficile, d’autant qu’on ne peut pas les renvoyer dans des logements « fournaises ».
Il compare la situation à l’été 2003, où la canicule avait duré environ 15 jours et provoqué, selon lui, 22 000 décès en France après correction des premières estimations, et plus de 80 000 morts en Europe.
Il juge que les pouvoirs publics ont perdu 23 ans en n’agissant pas assez sur le logement, les conditions d’habitat, la végétalisation des villes et l’adaptation à la chaleur, au lieu de miser surtout sur la climatisation.
Il décrit une crise « médico-psycho-sociale » qui touche aussi les enfants, les personnes déshydratées et, plus largement, les villes et les territoires, avec en toile de fond les incendies à venir et la nécessité d’une réponse politique globale.
Édouard Husson estime que le Moyen-Orient est le « nœud du problème mondial » et que les derniers rebondissements entre l’Iran, les États-Unis et Israël montrent un affrontement où Trump tente d’imposer un accord-cadre à Israël, tandis qu’Israël chercherait à le saboter.
Il explique que le conflit se déplace aussi aux États-Unis, avec un Congrès influencé par des lobbyistes, notamment le lobby israélien, et distingue plusieurs forces de pouvoir : l’IPAC, les néoconservateurs et une partie du pouvoir washingtonien favorable à « l’Amérique d’abord ».
Selon lui, Donald Trump a voulu la guerre contre l’Iran par vanité personnelle, pensant pouvoir la gagner, avant de constater l’affaiblissement de la puissance militaire américaine et l’impact économique d’un conflit prolongé sur les réserves pétrolières stratégiques.
Husson juge que la réputation d’Israël est fortement dégradée par la guerre à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie et les événements au Liban, et il voit dans les propos de Naftali Bennett une tentative de déplacer le problème vers l’image d’Israël plutôt que vers l’impasse stratégique du pays.
Il affirme que ce qui se joue à Gaza concerne « l’avenir de l’humanité », critique la passivité des grands États face aux massacres, et estime que le droit international n’a pas été défendu ; il évoque aussi l’idée qu’une intervention humanitaire armée aurait pu être envisagée pour imposer des troupes d’interposition à Gaza.
Léna Ichkanian présente Fenwick, un documentaire consacré aux Gilets jaunes et plus largement à la colère sociale en France, construit à partir de 10 témoignages choisis parmi 15 personnes rencontrées.
Le film part du mouvement des Gilets jaunes, sept ans après, pour dresser un état des lieux de la fracture du pays, de la perte de confiance dans le système démocratique et du besoin de recréer du lien entre des Français qui ne se parlent plus.
La réalisatrice explique avoir voulu laisser un maximum d’espace à la parole des témoins, avec des profils très variés : retraités, jeunes, personnes âgées, et même un CRS, afin de faire ressortir des émotions communes comme la colère, l’espoir, la nostalgie et l’amour.
Elle relie son engagement à son propre parcours : originaire de Saint-Étienne, passée par la mode et la publicité à Paris, elle dit avoir rejeté ces milieux, puis s’être tournée vers des personnes invisibilisées après une expérience bénévole à Emmaüs.
Le film a été réalisé en 5 à 6 mois avec peu de moyens, sans producteur ni distributeur, et a déjà donné lieu à 27 projections-débats en France ; Léna Ichkanian cherche désormais un diffuseur pour toucher un public plus large, au-delà des cercles déjà convaincus.
Le dossier du nucléaire iranien est au cœur des discussions sur la paix au Moyen-Orient, actuellement menées en Suisse, avec de fortes divergences entre Washington et Téhéran.
Washington affirme que l’Iran a accepté des inspections nucléaires internationales « du plus haut niveau » pour une très longue durée, tandis que l’Iran dément toute concession sur l’accès à ses sites nucléaires.
Les autorités iraniennes disent ne pas avoir rencontré le directeur général de l’Agence de l’énergie atomique et ne pas prévoir d’ouvrir leurs installations nucléaires endommagées par les frappes américaines et israéliennes.
Le texte précise qu’un protocole d’accord signé entre Washington et Téhéran ne mentionne aucune inspection internationale, même si le nucléaire reste un sujet crucial pour une paix durable au Moyen-Orient.
En parallèle, l’Iran met en avant d’autres leviers diplomatiques, notamment un voyage du président PKAN au Pakistan, médiateur depuis des mois, présenté comme ayant donné des résultats positifs, malgré une confiance toujours absente avec Washington.
Nathalie Yamb s’adresse directement aux députés du Parlement européen après leur résolution contre le Burkina Faso, qu’elle juge illégitime et intrusive dans les affaires d’un pays africain souverain.
Elle reproche à l’Union européenne de dénoncer au Sahel des pratiques qu’elle estime tolérer chez elle ou ailleurs, citant notamment la conscription forcée en Ukraine, des censures de médias et des sanctions visant des personnalités et médias africains.
Elle affirme que l’UE fait preuve d’incohérence en critiquant le Burkina Faso sur les droits, la justice, les ONG, les visas étudiants ou les questions de famille, tout en fermant les yeux sur des problèmes qu’elle évoque en Europe, notamment les violences sexuelles sur enfants en France.
Elle conteste aussi les accusations de “nettoyage ethnique” au Burkina Faso, défend les choix sécuritaires et géopolitiques de l’AES, et rejette les injonctions européennes sur les élections, la CPI et les alliances avec la Russie.
Elle conclut que les représentants de l’Union européenne n’ont pas à intervenir dans les pays de l’AES, appelle à les chasser, et estime que le “mal absolu” pour l’Afrique n’est pas la Russie mais les Occidentaux.
Francesca Bocca-Aldaqre présente son livre Nietzsche au paradis, dont le titre s’inspire à la fois d’une idée de Plutarque et surtout de Muhammad Iqbal, découvert pendant ses études à Munich.
Le parallèle central du livre met en regard Nietzsche et Iqbal : Nietzsche est relu comme un penseur souvent mal compris, dont la formule « Dieu est mort » décrit le chaos spirituel de l’Occident plutôt qu’une provocation ou une thèse athée.
Muhammad Iqbal est décrit comme un immense poète et penseur, l’un des pères fondateurs du Pakistan, qui a développé une réflexion sur le moi, l’intériorité musulmane et une réécriture de la Divine Comédie de Dante, purifiée de la vengeance et du ressentiment.
Nietzsche est présenté comme ayant vu dans l’islam une force affirmative, structurée et tournée vers l’action, capable de dépasser l’eurocentrisme ; il aurait souhaité voyager à Tunis et être « en paix avec l’islam » tout en étant en conflit avec l’Église catholique.
Le livre est aussi défendu comme une invitation pour les musulmans d’Europe à lire Nietzsche, Goethe, Descartes et d’autres auteurs européens afin de mieux comprendre les cultures occidentales et de relire l’islam à travers un regard plus large.
Revue de presse n°777 consacrée à la guerre en Ukraine, avec un focus sur le resserrement de « l’étau russe » dans le Donbass.
Le titre met aussi en avant des bombardements en Russie, suggérant un élargissement des frappes ou des tensions au-delà du front ukrainien.
La description indique que l’épisode traite de la situation militaire dans plusieurs zones citées par les mots-clés : Donbass, Avdiivka, Bakhmout, Kherson, Kharkov, Toretsk et Pokrovsk.
Le contenu s’inscrit dans une réflexion plus large sur les négociations de paix, la diplomatie, l’OTAN, les États-Unis, l’Europe et la stratégie militaire.
La vidéo est présentée comme une revue de presse appuyée sur des sources et extraits crédités à l’écran, avec des références à plusieurs médias et intervenants listés dans la description.
Transcription : transcription indisponible.
Qui est Marc Bloch, l'historien résistant tué par les nazis, qui rentre au Panthéon ?
Journal l'Humanité — mise en ligne le 23/06/2026 — durée : 39 min 15 s
Marc Bloch, historien et résistant, doit entrer au Panthéon le 23 juin avec sa femme Simonne Vidal ; il est présenté comme le 6e panthéonisé d’Emmanuel Macron.
Résistant très actif, membre du réseau Franc-Tireur puis engagé dans l’unification des réseaux, il est assassiné par la Gestapo le 16 juin 1944 ; il a aussi participé aux travaux préparatoires du Conseil national de la Résistance, notamment sur l’éducation et le programme scolaire.
Son œuvre d’historien a bouleversé la discipline : avec l’école des Annales, il rompt avec l’histoire réduite aux grands événements et aux « grands hommes » pour y intégrer les sciences sociales, l’économie, la philosophie, les questions sociales, l’impôt, les prix, le cadastre ou encore l’histoire des moulins.
Son livre le plus célèbre, L’Étrange Défaite, analyse la débâcle de 1940 en imputant l’effondrement de la France à ses élites et à ses gouvernants, plutôt qu’au peuple, en pointant notamment les erreurs militaires et le refus d’écouter les avertissements sur la mécanisation de l’armée.
La cérémonie suscite une polémique autour de la présence de l’extrême droite : la famille de Marc Bloch demande son exclusion, le RN annonce ne pas venir, tandis que Sarah Knafo dit qu’elle sera présente ; l’Élysée justifie les invitations par le protocole.
Volodymyr Zelensky est présenté comme « l’homme fort de l’Europe » face à la Russie, soutenu par ses alliés européens, alors que Donald Trump mène de son côté des négociations secrètes avec l’Iran dans un hôtel suisse au Qatar.
Le discours oppose la posture publique de Zelensky à Bruxelles à celle de Trump, jugée plus opaque, et souligne que Trump n’a pas clairement réaffirmé un soutien militaire durable à l’Ukraine lors du G7.
Il est affirmé que Zelensky répète un même schéma : à chaque réunion avec l’Union européenne, à chaque sortie du pays ou lors d’un grand événement organisé par Vladimir Poutine, il lance une attaque contre la Russie.
La séquence sur Moscou insiste sur une « opération » ukrainienne menée avec l’assentiment des Européens, visant selon le commentaire à masquer les pertes ukrainiennes dans le Donbass, notamment à Pokrovsk et Lyman.
Le passage central décrit une attaque de drones ukrainiens contre Moscou, avec des images d’interception et d’incendie d’une raffinerie, présentée comme la plus importante attaque de drones ukrainienne depuis au moins deux ans, tandis que les défenses russes auraient abattu 180 drones près de Moscou et plus de 500 au total dans la nuit.
L’OTAN est présentée comme l’aboutissement d’une logique de puissance américaine plus ancienne, que l’entretien fait remonter à la doctrine de la « porte ouverte » de John Hay en 1899, revendiquant l’accès des États-Unis à la Chine puis, plus largement, au monde.
Selon Annie Lacroix-Riz, l’impérialisme américain s’inscrit dans une dynamique capitaliste de recherche de matières premières, de débouchés et de baisse des coûts, dans un contexte de rivalités entre grandes puissances européennes, notamment britannique et allemande.
La Première Guerre mondiale est décrite comme un moment où les États-Unis deviennent la première puissance industrielle mondiale, mais sans puissance militaire comparable : ils entrent tardivement dans le conflit et y jouent surtout un rôle financier.
Les États-Unis sont présentés comme un immense créancier de l’Entente, en particulier via les banques de la côte Est et J.P. Morgan, qui prêtent massivement à la France et au Royaume-Uni et utilisent cette dépendance pour peser sur l’après-guerre.
Les « 14 points » de Wilson sont interprétés comme un programme de liquidation des empires européens sous couvert du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, avec l’idée que les États-Unis cherchent à imposer leur domination politique et économique sur l’Europe et au-delà.