Alex Krainer estime que des frappes à longue portée sur le territoire russe n’ont pas de logique stratégique militaire, mais servent surtout à provoquer Moscou et à pousser la Russie à riposter contre des pays européens soutenant l’Ukraine, notamment l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Il relie cette dynamique à des tensions politiques internes en Europe, en particulier la montée de l’AfD en Allemagne et une possible crise grave au Royaume-Uni, que les élites chercheraient à détourner vers un ennemi extérieur.
Krainer affirme que les guerres sont souvent entretenues par des mensonges et par une « psychose de formation de masse » : il compare la situation actuelle aux mécanismes de la Première Guerre mondiale et à la bascule rapide vers le patriotisme et la censure des voix dissidentes.
Il soutient que la retenue de Vladimir Poutine est stratégique : une riposte russe trop large pourrait, selon lui, redonner de l’élan à des dirigeants européens impopulaires et faire basculer l’Europe vers un scénario de guerre totale.
En s’appuyant sur son expérience de la désintégration de la Yougoslavie, Krainer voit des parallèles avec l’Ukraine et évoque aussi les Balkans comme terrain propice à une escalade pouvant impliquer la Serbie, la Croatie, l’OTAN et, indirectement, la Russie.
Larry Johnson explique que la crise énergétique liée au conflit avec l’Iran ne concernait pas « tout le pétrole », mais surtout le brut lourd à forte teneur en soufre, indispensable aux raffineries américaines pour produire du diesel et du carburant d’aviation.
Il affirme que l’approvisionnement en pétrole du Golfe persique a chuté d’environ 20 % après le 28 février, que les États-Unis ont compensé temporairement en puisant dans la réserve stratégique, et que cette réserve d’environ 174 millions de barils arrive à échéance autour du 11 juillet, sans solution immédiate.
Selon lui, le protocole d’accord avec l’Iran a été signé pour rouvrir les flux pétroliers, mais Washington a déjà commencé à le renégocier ; il cite aussi des clauses sur le Liban et le détroit d’Ormuz, en soutenant que les États-Unis ont violé l’accord tandis que l’Iran conserve, d’après le texte, le contrôle du passage pendant 60 jours.
Johnson décrit un retrait militaire américain de la région : ordre de repli des forces du Golfe, départ de B-52 du Royaume-Uni et de F-15 de Jordanie, réduction du rythme des cellules de crise, et fermeture de facto de centres de commandement comme la 5e flotte à Bahreïn et le centre aérien combiné.
Il estime qu’Israël est désormais en position de faiblesse face à l’Iran, faute de défense aérienne réellement efficace contre les missiles balistiques, et juge peu crédible l’idée d’une frappe russe contre la Pologne, qu’il relie plutôt à une opération d’influence dans le contexte des tensions entre la Pologne et l’Ukraine.
Chas Freeman estime qu’après quatre mois de guerre avec l’Iran, la situation est dans une impasse diplomatique : un cadre de négociation existe, mais il a été violé presque immédiatement, notamment autour du détroit d’Ormuse et de l’engagement de ne pas recourir à la force.
Il décrit une pression américaine pour contenir Israël au Liban, tout en jugeant illégitime l’arrangement visant à affaiblir le Hezbollah ; selon lui, le gouvernement libanais sert de relais faible, tandis qu’Israël poursuit au contraire ses opérations à Gaza, en Cisjordanie, en Syrie et au sud du Liban.
Freeman affirme qu’il existe une rupture croissante entre les États-Unis et Israël, visible dans l’opinion publique et dans plusieurs primaires américaines où des candidats critiques d’Israël ont été élus, malgré l’activité accrue du lobby pro-israélien et de ses financements.
Sur l’Europe et l’Ukraine, il juge que les Européens sont dominés par une russophobie qui pousse à l’escalade, alors que la Russie conclut qu’il ne sert plus à rien de négocier avec les États-Unis ou l’Europe ; il évoque des frappes de longue portée, une contre-escalade russe et un risque d’extension du conflit.
Il voit enfin trois fronts de crise — Iran/Asie de l’Ouest, Ukraine/Europe de l’Est et Taïwan/Asie de l’Est — sur fond de déclin de l’ordre occidental, de stocks d’armes épuisés et de retour inévitable de la diplomatie à mesure que les États cherchent davantage d’indépendance.
Le 4 juillet, l’orateur conteste l’idée d’une Amérique « exceptionnelle » et affirme que l’empire américain est en déclin, profondément détesté dans une grande partie du monde.
Il relie ce déclin aux actions des élites américaines, qu’il appelle la « classe Epstein », accusée de soutenir la politique de Washington, le Pentagone, les services de renseignement, Wall Street et le complexe militaro-industriel.
Il évoque l’Iran, où plus de 20 millions de personnes seraient descendues dans la rue pour pleurer des dirigeants iraniens tués pendant une guerre de 37 jours déclenchée selon lui par les États-Unis et Israël, avec des milliers de morts, dont plus de 168 enfants lors de la frappe sur l’école Manave le 28 février.
Il soutient que les États-Unis poussent aussi le monde vers une guerre nucléaire avec la Russie, en alimentant le conflit en Ukraine, en renforçant l’OTAN et en multipliant les menaces contre Moscou, tout en cherchant à contenir la montée de la Chine.
Le message central appelle à la multipolarité, à la solidarité entre peuples et à résister à la propagande américaine, en présentant l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba et les mouvements de résistance comme des acteurs d’un nouvel ordre mondial opposé à la domination du dollar et à l’hégémonie américaine.
Steve Jermy soutient que les dirigeants européens parlent ouvertement d’une guerre avec la Russie tout en sous-estimant ses coûts et ses conséquences, notamment l’idée qu’ils pourraient se préparer jusqu’en 2030 sans réaction russe.
Il estime que, du point de vue de Moscou, le conflit est perçu comme défensif face à l’expansion de l’OTAN, et que la Russie pourrait réagir plus tôt que prévu en frappant des sites de production d’armes en Europe, notamment en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.
Selon lui, l’hypothèse d’une guerre limitée à l’Ukraine est dangereuse : si des missiles européens entraient en Russie, l’escalade deviendrait rapidement incontrôlable, avec des ripostes possibles contre des infrastructures militaires et énergétiques européennes.
Jermy avance que l’article 5 de l’OTAN n’impliquerait pas automatiquement une action collective, et que certains alliés, y compris les États-Unis, pourraient hésiter à s’engager dans une guerre terrestre en Europe après la défaite en Ukraine et l’épuisement des stocks.
Glenn Diesen et Jermy insistent sur le fait que la guerre est pensée en Occident comme un récit politique, alors que la Russie la mène comme une stratégie militaire ; ils jugent que l’Europe est vulnérable aux missiles, aux frappes sur ses infrastructures critiques et à une crise énergétique et économique rapide.
Mohammad Marandi affirme que l’Iran repousse les tentatives américaines de faire passer des navires dans le détroit d’Ormuz via un couloir omanais, en violation selon lui de l’accord en vigueur pendant la période de mise en œuvre.
Il dit que, sur les dernières 24 à 36 heures, seuls deux navires auraient été escortés par les États-Unis, tandis que davantage de navires auraient fait demi-tour sous l’effet des avertissements iraniens, contrairement aux chiffres avancés par Axios.
Marandi relie cette situation aux funérailles massives de l’Ayatollah Ali Khamenei, auxquelles il dit avoir vu participer des millions de personnes, au point de ne pas pouvoir accéder au lieu de la prière malgré une arrivée très en avance.
Il soutient que les États-Unis violent leurs engagements en contournant le contrôle iranien sur Ormuz, et que l’Iran prévient qu’il ne respectera pas sa part si ces violations continuent, y compris sur les négociations nucléaires.
Il présente aussi le projet de frais dans le détroit comme un système pouvant accorder des avantages à des pays « amis » de l’Iran, citant notamment la Chine, tout en refusant tout traitement préférentiel aux pays ayant soutenu les attaques contre l’Iran.
Vladimir Poutine affirme que les unités ennemies subissent de lourdes pertes sous la pression des troupes russes et que leur avancée se poursuit de manière « méthodique » avec des « résultats significatifs ».
Il explique que plus les attaques contre les infrastructures civiles russes se poursuivront, plus la Russie devra créer une large zone de sécurité, ou zone tampon, sur le territoire voisin, qu’il présente comme une mesure nécessaire pour garantir la sécurité des citoyens russes.
La transcription insiste sur les progrès russes à Constantinovka, présentée comme contrôlée à 96 % par les forces russes, avec la 4e brigade en train de « nettoyer » la ville et la 6e division ayant déjà contourné la zone.
Poutine relie cette avancée à une progression vers Kramatorsk et Slaviansk, décrites comme des positions fortifiées stratégiques, et affirme qu’il ne faut pas douter que la zone de sécurité sera créée dans la mesure jugée nécessaire.
Il critique le régime de Kiev et ses soutiens occidentaux, accuse l’Ukraine de frappes contre des infrastructures énergétiques et civiles, évoque de possibles provocations supplémentaires à l’approche du sommet de l’OTAN, tout en disant rester ouvert à des négociations de paix.
Le Zapping, lancé en 1989 sur Canal+, a été repris par France Télévisions sous le nom Vu après le rachat de Canal+ par Bolloré en 2016, l’équipe restant la même pour poursuivre un montage critique d’extraits télévisés.
Le programme a été arrêté le mardi 30 juin 2026, présenté comme la fin d’une émission jugée « unique en son genre » et comme le symptôme d’un mal plus large touchant l’audiovisuel public.
La vidéo retrace l’histoire du financement et du contrôle de l’audiovisuel public en France, de la RN et de la RTF à l’ORTF, puis à son démantèlement en 1974, en soulignant le rôle de la redevance télé et les tensions récurrentes avec le pouvoir politique.
Elle critique la privatisation de TF1 en 1986, la suppression de la publicité après 20h sur France Télévisions en 2008, puis la suppression de la redevance en 2022, remplacée par une fraction de TVA, ce qui rend le budget de l’audiovisuel public plus dépendant de l’exécutif.
Le montage évoque aussi l’échec de Salto, avec près de 200 millions d’euros de pertes dont 60 à 90 millions pour France Télé, et le rapport Alloncle, présenté comme un épisode qui aurait dû renforcer le service public mais qui appelle au contraire à sa privatisation.
Le Musée canadien pour les droits de la personne a inauguré une exposition sur la Nakba, décrite comme très modeste : environ 12 mètres de long, avec seulement quelques objets et panneaux, mais elle a tout de même suscité des manifestations dès le jour de l’ouverture.
Samira Mohyeddin rappelle que le musée, créé autour d’une idée d’Izzy Asper, a déjà été au cœur de controverses, notamment sur son implantation sur des terres autochtones, l’usage de l’eau du lac Shoal et des tensions autour d’autres expositions liées aux peuples autochtones et au mouvement Black Lives Matter.
Elle explique que l’exposition Nakba a été portée depuis 2014 et défendue ces quatre dernières années par la directrice Aisha Khan, malgré une campagne qu’elle juge artificielle et concertée pour la faire échouer, avec l’idée que l’histoire des Canadiens palestiniens doit être racontée.
Face aux protestataires, elle conteste leurs arguments sur le “contexte” et le “deux côtés”, en rappelant que la Nakba s’inscrit dans une histoire plus longue, avec des actes de violence et le plan Dalet avant 1948, et en comparant ce type de justification à d’autres dénis de génocide.
Elle dit avoir confronté un manifestant qui se présentait comme professeur de droits humains mais enseignait en réalité la mécanique automobile, et souligne que la mobilisation extérieure était limitée à une cinquantaine de personnes âgées, alors que 750 personnes étaient à l’intérieur et 750 autres sur liste d’attente, signe selon elle d’une forte demande publique.
Panamza annonce un « scoop » jugé grave et sensible sur l’affaire Merah, en demandant de la prudence avant de révéler les détails.
Le narrateur dit prendre des risques, tout comme le témoin concerné, et explique avoir vérifié des informations annexes avant de juger le témoignage crédible.
Il affirme qu’un homme se présente, pour la première fois en 14 ans, comme ayant joué un rôle clé dans l’affaire Merah et revendique les crimes imputés à Mohamed Merah.
Cet homme, prénommé Nicolas, est présenté comme ayant connu Mohamed Merah comme un ami et son dealer, et comme ayant mis plusieurs semaines avant de livrer sa version.
Le message insiste sur le caractère indépendant et dangereux du travail d’enquête de Panamza, évoquant des risques de représailles, des menaces physiques et judiciaires, et appelle au soutien via les liens de don indiqués en description.
À Gaza, l’écocide est présenté comme une dimension de l’anéantissement en cours, au même titre que le « scolasticide » et la destruction du système de santé, dans une logique de « gazacide » évoquée par plusieurs chercheurs.
L’enquête d’Aïda Delpuech met en avant la destruction systématique des terres agricoles : Gaza comptait 42 % de superficie agricole, plus d’un million d’oliviers, et des cultures permettant une certaine autosuffisance malgré le blocus ; selon un rapport de juillet 2025, seulement 1,5 % des terres agricoles seraient encore accessibles et intactes.
Le mode opératoire décrit repose sur plusieurs étapes : bombardements, passage des chars et bulldozers qui retournent la terre, puis mise en place de « buffer zones » pour militariser et grignoter le territoire ; des pratiques similaires sont évoquées au sud du Liban, avec notamment l’épandage de glyphosate.
L’article souligne aussi l’atteinte aux ressources vitales : eau fortement contaminée, 85 % des structures d’assainissement touchées selon les chiffres cités, et débris massifs contenant des produits toxiques, avec une estimation de l’ONU de 61 millions de tonnes de débris, soit l’équivalent de 25 tours Eiffel en volume.
Le sujet est replacé dans le temps long : dès avant le 7 octobre, l’ONU alertait sur une situation sanitaire dramatique, avec 97 % de l’eau impropre à la consommation dès 2018 ; l’enquête insiste sur le fait que les conséquences environnementales pourraient provoquer des morts pendant des années, potentiellement au-delà des bombardements eux-mêmes.
Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie dit condamner les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qu’elle présente comme la cause principale de l’escalade au Moyen-Orient.
Moscou affirme que l’Iran a le droit à la légitime défense au titre de l’article 51 de la Charte de l’ONU, tout en rappelant que les attaques délibérées contre des infrastructures civiles sont inacceptables.
La délégation russe soutient qu’il faut préserver le cessez-le-feu et privilégier une solution politique et diplomatique, en saluant le mémorandum de cessation des activités militaires entre les États-Unis et l’Iran.
La Russie indique être prête à participer à un accord global de long terme entre Washington et Téhéran, ainsi qu’à un format régional, et remet en avant sa proposition de concept de sécurité collective dans le golfe Persique.
Le discours appelle le Conseil de sécurité à adopter une position « objective et équilibrée », à éviter les accusations politisées et à créer des conditions favorables aux négociations, notamment pour la liberté de navigation dans le détroit d’Ormous.
Un intervenant affirme se revendiquer « juif et sioniste » depuis le 7 octobre et demande que les choses soient « extrêmement claires » sur sa position.
Il soutient que l’évacuation forcée d’une population à Gaza relèverait du génocide et serait illégale au regard du droit international, en comparant cette logique aux projets nazis de 1933.
Le discours insiste sur l’idée qu’il ne faut « surtout pas être antisioniste » et appelle le monde arabe et musulman à comprendre cette position, avec une mention provocatrice selon laquelle il travaillerait pour le Mossad.
Un autre passage oppose juif, israélien et sioniste, en présentant le sionisme comme une théorie politique colonialiste permettant de coloniser, chasser les habitants et voler les richesses.
La fin de la transcription bascule vers un échange sur des « zones de non droit » en Corse, un appel à la fermeté des pouvoirs publics contre les sites internet et les personnes qui manipulent la jeunesse, puis un segment musical répétant que « le sioniste n’a aucun pouvoir ».
Des chaînes russes affirment qu’une attaque de drone ukrainienne a visé un terminal pétrolier à Saint-Pétersbourg, dans la continuité d’une stratégie de frappes en profondeur sur le territoire russe.
Le commentaire relie cette attaque à une riposte russe massive menée 48 heures plus tôt contre Kiev, qui aurait fait 30 morts, et à d’autres frappes russes sur les infrastructures ukrainiennes, annoncées comme devant continuer par Vladimir Poutine.
Le discours insiste sur les effets des attaques ukrainiennes contre les installations pétrolières russes, présentées comme provoquant des perturbations dans les stations-service, ainsi que sur une attaque à Belgorod ayant entraîné des coupures d’électricité.
Le ratio avancé est de « 1 soldat ukrainien pour 8 soldats russes » tués sur le front, avec l’idée que l’Ukraine doit surtout rester en défensive et mener seulement des actions ponctuelles, tandis que la Russie avance au prix de pertes élevées.
Le commentaire conteste les annonces russes sur la prise de Kostyantynivka, citant l’Institute for the Study of War qui juge ces affirmations contraires aux preuves disponibles, et rappelle que cette ville fortifiée est un verrou vers Sloviansk et Kramatorsk.
Le 54e congrès de la CGT, tenu à Tours début juin, est présenté comme un congrès des syndicats de la CGT, dans un contexte social français marqué par la régression sociale et des luttes encore nombreuses.
Selon les intervenants, ce congrès a surtout servi à asseoir l’autorité de Sophie Binet et à confirmer le ralliement de la CGT à la stratégie de l’intersyndicale, dominée par la CFDT, ainsi qu’au syndicalisme européen réformiste porté par la CES.
Le bilan interne est jugé préoccupant : les contradictions entre la confédération et les structures de base persistent, la « déconfédéralisation » se poursuit et la CGT resterait traversée par un courant réformiste, un courant de lutte de classe et un « ventre mou » de dirigeants qui suivent la direction.
Le projet de « maison commune » avec la FSU est évoqué comme un élément de rapprochement syndical allant dans le sens d’un pôle réformiste plus large, tandis que la FSU et le SNES préparent leurs propres congrès avec des réflexions sur la géopolitique, la guerre, la paix et l’Europe.
Des exemples de luttes sont opposés : ArcelorMittal est cité comme une véritable lutte anticapitaliste, alors que d’autres conflits, comme celui de Chapelle Darblay, sont décrits comme des luttes d’accompagnement ; sur le plan international, la CGT est critiquée pour ses liens avec des syndicats ukrainiens de la KVPU et pour avoir donné la parole à une syndicaliste iranienne hostile à la Fédération syndicale mondiale.