Le sommet européen des 18 et 19 juin à Bruxelles a mis en évidence des tensions entre États membres sur la manière de traiter la Russie : Emmanuel Macron et Friedrich Merz ont critiqué l’ouverture d’un dialogue avec Moscou, tandis que d’autres pays, dont le Danemark et les Pays-Bas, y étaient favorables.
Selon la description reprise dans l’échange, le chef de cabinet de Pedro Costa a pris contact à deux reprises avec des responsables à Moscou pour établir un canal de communication, mais ces démarches informelles n’ont pas débouché sur un résultat clair et n’auraient pas été connues de tous les dirigeants européens en amont.
Volodymyr Zelenski a donné à Alexandre Loukachenko une semaine pour retirer des dispositifs de guidage situés à la frontière ukraino-biélorusse, qu’il présente comme aidant les frappes russes contre l’Ukraine ; il a menacé de frapper la Biélorussie si rien n’est fait, dans un contexte d’escalade depuis le printemps.
Les tensions entre l’Ukraine et la Pologne se sont aggravées après la réinhumation à Kiev d’André Melnick, figure nationaliste ukrainienne controversée : le président polonais a retiré à Zelenski l’ordre de l’Aigle blanc, et plusieurs responsables ukrainiens ont rendu ou refusé des distinctions polonaises.
Le briefing estime que les échéances d’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne seront très longues, évoquant au moins une dizaine d’années, et juge peu probable que Zelenski soit encore en fonction au moment d’éventuelles excuses publiques exigées par la Pologne.
Larry Johnson estime que la guerre israélo-américaine contre l’Iran n’est pas terminée, même si les États-Unis semblent se diriger vers un retrait progressif et planifient le rapatriement de leurs avions déployés en avant.
Il affirme que les frappes américaines et israéliennes n’ont pas fait reculer l’Iran, qui a riposté en infligeant de lourds dégâts à des installations américaines au Koweït, en Arabie saoudite, à Bahreïn et en Jordanie.
Selon lui, la crise énergétique mondiale va s’aggraver : les réserves stratégiques américaines seraient limitées, et le vrai problème concerne les distillats moyens nécessaires au diesel et au kérosène, avec un risque de pénurie pour l’aviation, le transport et l’agriculture.
Il explique que le détroit d’Ormuz reste un point de blocage majeur car l’Iran peut menacer les navires par drones, torpilles ou missiles, tandis que les assureurs refusent de couvrir le passage et que le déminage pourrait prendre jusqu’à six mois.
Johnson soutient que l’Iran contrôle toujours Ormuz parce qu’il peut empêcher ou retarder le trafic maritime, et que les navires immobilisés dans le golfe Persique nécessitent encore des inspections et des délais avant de pouvoir charger et repartir.
Un cessez-le-feu entre Israël et le Liban est présenté comme un simple « cadre de désescalade » : selon Alastair Crooke, il ne s’agit ni d’un accord contraignant ni d’un texte prévoyant des sanctions en cas de non-respect.
Le guide suprême iranien aurait donné son feu vert avec réserves, en envoyant un double message : avertir l’équipe de négociation de ne pas faire de nouvelles concessions aux États-Unis, et rassurer l’opinion iranienne sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un piège comparable au JCPOA.
Deux éléments sont décrits comme centraux pour la sécurité iranienne : le contrôle du détroit d’Ormuz, qualifié d’atout majeur, et le Liban, désormais présenté comme faisant partie intégrante de la posture de sécurité de l’Iran.
Israël réagit avec virulence aux combats au Liban, après la mort de quatre soldats israéliens près du château de Beaufort ; Crooke affirme que la doctrine israélienne de « sécurité permanente » et de sécurité préventive est en crise, car Israël ne sait pas comment répondre efficacement aux drones et missiles du Hezbollah.
Trump est décrit comme ayant rompu avec le récit habituel sur l’Iran en le traitant comme un État souverain avec lequel dialoguer, tout en critiquant Israël pour ses frappes au Liban ; Crooke estime que cela a choqué Israël, fragilisé la stratégie israélienne contre l’Iran et mis en avant la dépendance militaire d’Israël aux États-Unis, notamment pour le ravitaillement aérien.
L’orateur affirme que l’argent est le « nerf de la guerre » de l’Occident, qu’il juge corrompu, et soutient que des pays comme l’Iran ou la Russie peuvent le contourner s’ils disposent de ressources financières et de résilience.
Il compare les « frais de service » évoqués pour le détroit d’Ormous à des péages maritimes, en les rapprochant des canaux de Suez et de Panama, où des droits de passage sont déjà payés selon la taille, le tonnage, la cargaison ou le créneau de passage.
Il explique que, contrairement aux canaux artificiels, les détroits naturels sont en principe régis par le droit maritime international et gratuits, mais estime que l’Iran pourrait faire payer le passage dans le détroit d’Ormous, ce qui lui rapporterait selon lui 12 à 13 milliards de dollars par an rien que pour le pétrole.
Selon lui, les sanctions et les pressions occidentales perdraient de leur efficacité si l’Iran devenait riche, car cela lui permettrait de financer sa puissance et de ne plus dépendre du système financier occidental.
Il conclut que le conflit a renforcé le Moyen-Orient et le « Sud global », affaibli l’hégémonie occidentale, et poussé les pays du Golfe à envisager leurs propres moyens de protection et une architecture financière alternative.
Donald Trump annonce l’arrivée de l’aide, en répétant : « L’aide arrive, l’aide arrive ».
JD Vance évoque, dans un discours prononcé la veille, la perspective de « nouvelles relations de nature différente » avec le gouvernement iranien.
Il dit aussi anticiper la levée des sanctions contre l’Iran.
JD Vance affirme que les États-Unis traiteront directement avec le gouvernement iranien actuel.
La description indique que Pakistanais, Qataris, Américains et Iraniens se sont retrouvés deux jours en Suisse, ce qui est présenté comme un signal encourageant malgré des obstacles encore nombreux vers un accord durable.
Pierre Stambul, au nom de l’Union juive française pour la paix (UJFP), prend la parole lors d’une manifestation hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien organisée par Union pour la Palestine Marseille.
Il présente comme une victoire le fait que « l’impérialisme » n’ait pas réussi à vaincre l’Iran, et affirme qu’il ne parviendra pas davantage à vaincre le Liban ni la Palestine.
Il dénonce les dirigeants du monde arabe qu’il juge « domestiqués » ou traîtres au peuple palestinien, cite les bases américaines dans plusieurs pays de la région, et vise particulièrement les Émirats arabes unis, accusés de soutenir des conflits au Soudan et au Yémen.
Il revient sur le Liban en rappelant plusieurs tentatives israéliennes d’invasion ou d’occupation, en 1978, 1982 et 2006, et affirme que le Hezbollah est né de la résistance de la population libanaise.
À propos de Gaza, il décrit une population entassée dans les tentes d’Almawasi ou les ruines de Khan Younis et de Gaza, dit que l’aide entre difficilement, mentionne la mort d’un journaliste d’Al Jazeera, et annonce que plus de 50 000 € viennent d’être envoyés à Gaza par l’UJFP.
Israël est accusé d’avoir fait dérailler une négociation diplomatique entre l’Iran et les États-Unis : la réunion prévue à Genève a été reportée jusqu’à l’instauration d’un cessez-le-feu au Liban.
Selon la transcription, Israël a intensifié ses attaques au sud du Liban malgré la demande de Donald Trump de cesser les opérations, ce qui a provoqué de violents affrontements près de Nabatiyeh entre le Hezbollah et les forces israéliennes.
Le jeudi soir, des soldats israéliens auraient tenté de s’emparer d’une crête stratégique près de Nabatiyeh ; le Hezbollah les a piégés, faisant quatre morts et cinq blessés côté israélien, avant des bombardements israéliens en riposte.
Le cessez-le-feu annoncé pour vendredi à 14h a été rompu en quelques minutes, tandis que des responsables israéliens, dont Israël Katz et Ben Gvir, ont tenu des propos très offensifs sur le Liban.
Téhéran affirme ne pas appliquer unilatéralement ses engagements tant que Washington ne respecte pas sa part, évoque une méfiance totale envers l’ennemi, et la transcription mentionne aussi une menace iranienne de fermer à nouveau le détroit d’Ormous jusqu’au retrait israélien du Liban.
L’antibiorésistance apparaît dès l’usage des antibiotiques et s’aggrave avec le temps : des bactéries deviennent multirésistantes, jusqu’à résister à tous les antibiotiques actuels.
D’après l’OMS, elle pourrait devenir la première cause de mortalité mondiale en 2050, devant le cancer, le tabac et les accidents de la route ; les chiffres cités sont de 5 000 à 7 000 morts par an en France et 70 000 dans le monde.
Le risque concerne tout le monde, notamment via la contamination par des bactéries déjà résistantes ; le système immunitaire reste la première barrière, et un voyageur revenant d’Inde est présenté comme ayant 100 % de chance de ramener une bactérie résistante.
La diffusion des résistances est décrite comme un problème planétaire lié aux voyages, aux marchés, aux animaux, à l’environnement et aux zoonoses, avec un rôle à jouer pour les politiques, l’OMS et les consommateurs.
Les grands laboratoires pharmaceutiques sont jugés frileux car développer un antibiotique est long, coûteux et risqué ; la France est donnée comme exemplaire dans la réduction des antibiotiques en élevage, tandis que l’Inde et la Chine restent des zones problématiques de production.
Une enquête publiée le 17 juin 2026 révèle que des intermédiaires se présentant comme proches des services de renseignement français ont approché à Paris des Maliens en exil, entre juin et août 2025, pour leur proposer une formation militaire en Ukraine, des drones kamikazes et un financement européen destiné à acheter d’autres équipements.
L’objectif évoqué était de renverser le gouvernement du général Assimi Goïta ; les contacts ont impliqué des représentants liés au renseignement militaire ukrainien (GUR), avec des réunions physiques à Paris, des visioconférences, des documents en cyrillique traduits en français et des supports de formation sur les drones UAV et les bases militaires.
Trois intermédiaires sont cités par l’enquête : Éric Gozlan, présenté comme fondateur d’IT Transform et d’ICDD ; Paul Michel Manand, ressortissant belge disant travailler en Ukraine avec des connexions dans les services de sécurité ; et Jugen Bron, identité non vérifiée, se présentant comme représentant d’une fondation de vétérans du renseignement militaire ukrainien.
Les exilés maliens ont refusé de collaborer, rejeté toute alliance avec des groupes armés du nord et tout contact avec des djihadistes, et le mémorandum d’entente n’a jamais été signé ; Gozlan a reconnu les faits auprès des médias, tandis que des sources proches de la DGS française ont qualifié l’affaire de « grotesque » et possiblement privée ou semi-officielle.
La vidéo relie cette affaire à la situation sécuritaire au Mali : elle évoque des redditions de combattants du FLA, notamment 14 hommes à Kidal le 10 décembre 2025 avec remise d’armes et de matériel, le programme DDR lancé en février 2025, l’apparition d’un drone russe Orion au-dessus de Bamako, et le gel pour six mois des avoirs de 12 personnes accusées de liens avec le Gnim et le FLA.
Des responsables israéliens ont publié une carte détaillée d’une « zone de sécurité » au sud du Liban, présentée comme une bande d’environ 10 km de profondeur du littoral jusqu’au mont Dov, avec des troupes appelées à y rester « pour l’avenir prévisible ».
Benjamin Netanyahou a confirmé qu’Israël resterait dans cette zone « aussi longtemps que nécessaire », ce qui est présenté comme une forme d’annexion.
Le ministre des finances Bezalel Smotrich a défendu une logique de destruction comparable à celle menée à Gaza, affirmant que Gaza resterait en ruine et évoquant la même chose « au nord », au sud du Liban.
Itamar Ben Gvir, ministre de la sécurité nationale, a tenu des propos très radicaux, affirmant notamment que « le Liban tout entier doit brûler » et que « pour chaque larme d’une mère israélienne, 1000 mères libanaises doivent pleurer ».
Benjamin Blanchard estime qu’il faut prendre ces déclarations au sérieux, y voit un risque d’occupation ou d’annexion, et rappelle que les États-Unis tentent de contenir Israël tout en restant une aide essentielle pour lui.
Un document ouvertement accessible sur le site du Secrétariat d’État américain, daté de 2005, est présenté comme un accord entre le Department of Defense des États-Unis et le ministère de la Santé ukrainien.
Cet accord porte sur la coopération dans la prévention de la prolifération de technologies, d’agents pathogènes et de savoir-faire pouvant servir au développement d’armes biologiques.
Le document est décrit comme une conséquence de la révolution orange, présentée ici comme le premier coup d’État en Ukraine.
Un extrait de l’article 7 est cité pour souligner que des informations sensibles ne doivent pas être divulguées au public par le gouvernement ukrainien et que l’accès à certaines informations et technologies peut être accordé au ministère américain de la Défense.
Le propos conclut à l’existence d’une coopération entre « l’État profond américain » et « l’État profond ukrainien » sur la question des armes biologiques sur le territoire ukrainien.
Manon Meunier interpelle la ministre de l’Agriculture en dénonçant un projet de loi qu’elle juge aligné sur les demandes de la FNSEA et d’Arnaud Rousseau, plutôt que sur les urgences de la majorité des agriculteurs.
Elle critique l’absence de réponses sur trois points : le libre-échange, les prix payés aux agriculteurs et le sanitaire, en estimant que le texte laisse passer des traités commerciaux, ne contraint pas l’agroalimentaire et renvoie la gestion des crises à une ordonnance.
Elle s’appuie sur le recensement agricole en Nouvelle-Aquitaine pour affirmer que la disparition des fermes s’accélère entre 2020 et 2023, avec une chute particulièrement forte des très petites fermes et aussi des fermes de taille intermédiaire.
Hadrien Clouet prend l’exemple du Keytruda, médicament contre le cancer vendu 2 000 € le flacon, pour dénoncer le coût pour la Sécurité sociale, qu’il chiffre à 2 milliards d’euros par an, ainsi que les prix élevés d’autres traitements et le manque de transparence sur la répartition des profits.
Antoine Léaument attaque Bruno Retailleau sur l’immigration, les centres de rétention et des propos qu’il juge xénophobes, tout en défendant l’égalité devant la loi, la liberté d’expression et le drapeau tricolore comme symbole du contrôle du peuple sur l’exécutif.
Sur le plateau de BFM TV, l’avocat Philippe De Veulle critique vivement les dirigeants européens, qu’il décrit comme « hors sol » et manipulateurs, en estimant qu’ils rêvent d’une guerre avec la Russie sans avoir les moyens humains et financiers de la mener.
Il affirme que le G7 aurait été manipulé par Emmanuel Macron pour donner l’impression que Donald Trump soutenait encore Zelensky et l’Ukraine, alors que, selon lui, l’aide américaine aurait cessé et les Européens financeraient désormais seuls l’effort de guerre.
Le discours insiste sur l’idée que les frappes ukrainiennes en Russie ne changeraient pas le rapport de force, présenté comme largement favorable à la Russie sur le terrain, et évoque un traité de paix qui serait sur la table depuis plus de six mois mais bloqué par les Européens.
Le commentaire dénonce aussi le coût pour la France : envoi d’armes et de milliards à l’Ukraine, alors que le pays manquerait d’argent pour les Français, avec des salaires qui n’augmentent pas, des commerces et artisans qui ferment, et un pouvoir d’achat en berne.
La vidéo critique enfin le défilé militaire du 14 juillet, jugé trop coûteux et susceptible d’être associé à l’Ukraine, ainsi qu’un éventuel nouveau chèque à Zelensky, tout en appelant à consacrer cet argent à des priorités comme les écoles, les hôpitaux, la sécurité et l’emploi.
Le Parlement bolivien a adopté une loi autorisant le président à recourir à l’armée pour réprimer le mouvement social qui paralyse le pays depuis plus d’un mois, dans un contexte de crise politique et sociale.
Le principal syndicat, la COB, a appelé à la grève le 5 mai contre la baisse du niveau de vie provoquée par les politiques ultralibérales du gouvernement de Rodrigo Paz, élu en novembre et présenté comme aligné sur Washington.
Les mesures du gouvernement citées incluent la suppression des subventions sur l’essence et les produits alimentaires de base, ainsi que des accords avec des multinationales états-uniennes pour l’exploitation du lithium bolivien.
En parallèle, les peuples indigènes se mobilisent contre la loi 1720 sur la propriété foncière indigène, perçue comme une privatisation favorisant la spéculation et la concentration des terres, avec barrages routiers et blocages d’accès aux grandes villes.
La répression a fait des morts officiellement reconnus au 11 juin et a radicalisé la contestation, qui exige désormais la démission du gouvernement et de nouvelles élections ; la loi du 8 juin permet aussi de décréter l’état d’exception, de limiter les libertés de réunion et de manifestation, et d’autoriser des arrestations sans décision de justice préalable.
Mohammed Marandi affirme que l’Iran n’a pas capitulé et que l’accord reflète une victoire iranienne sur le champ de bataille, après 39 jours de guerre et une riposte continue contre le régime israélien, des bases américaines et des intérêts alliés dans la région.
Il soutient que l’Iran a aussi « gagné la guerre de siège » malgré la pression économique, et que Donald Trump a fini par chercher un accord sous la contrainte, en évoquant notamment l’épuisement des réserves de pétrole et la nécessité d’éviter une crise plus large.
Marandi dit que les États-Unis et les médias occidentaux comprennent mal l’Iran depuis 47 ans, en entretenant un récit caricatural qui empêche tout rapprochement ; il cite des anciens responsables américains favorables au dialogue avec l’Iran, mais marginalisés à Washington.
Le Liban et Gaza sont présentés comme des points centraux du différend : Marandi affirme que l’accord mentionne le Liban, que les bombardements israéliens se poursuivent, et que l’Iran n’acceptera pas la poursuite des massacres à Gaza ni l’absence de souveraineté libanaise.
Il estime que des concessions majeures ont été accordées à l’Iran après les bombardements israéliens à Beyrouth, et que le régime israélien, soutenu par son lobby aux États-Unis, cherche désormais à saboter l’accord malgré le soutien massif que Trump lui a déjà apporté.
Le G7 est présenté comme organisé par Emmanuel Macron « sur mesure » pour soutenir Volodymyr Zelensky, dans un contexte de crise autour d’une matière première et de fortes tensions internationales.
Les images montrent Macron accueillant Zelensky, notamment sans cravate, ce qui est évoqué comme un détail susceptible de contrarier Donald Trump, même si l’échange est jugé plus large que la question vestimentaire.
Zelensky est décrit comme un dirigeant qui « s’invite » depuis un certain temps à la table des grands, en ayant montré que son peuple et son armée peuvent résister à Vladimir Poutine et à la Russie.
Donald Trump est présenté comme sensible à cette résistance ukrainienne, ce qui expliquerait l’attention portée à Zelensky et la volonté de mettre en scène l’unité des démocraties industrielles.
Le sommet est replacé dans l’histoire du G7, né dans les années 70 après un choc pétrolier, et décrit ici comme un « G6 + 1 » autour de Trump, avec Zelensky au centre de l’équation quatre ans après le début du conflit.
La Coupe du monde 2026 aux États-Unis est déjà rattrapée par la politique migratoire, alors même que le sport est souvent présenté comme un facteur de rassemblement.
Des milliers de supporters se heurtent à des restrictions migratoires, avec des visas compliqués, des déplacements contraints et des obligations administratives exceptionnelles.
L’équipe iranienne dénonce un traitement jugé totalement discriminatoire dans le cadre de l’organisation de l’événement.
Le sujet central est la compatibilité entre l’accueil d’un événement mondial et le durcissement des frontières : peut-on organiser une Coupe du monde tout en fermant davantage son territoire ?
Le propos souligne qu’une Coupe du monde est aussi une vitrine internationale, et que les États-Unis donnent malgré eux l’image d’une géopolitique qui revient même sur un terrain de football.
Gaël Giraud affirme qu’aucun pays ne rembourse jamais réellement sa dette publique : les États « roulent » leur dette en réempruntant pour rembourser, ce qui est présenté comme un mécanisme commun à tous les pays.
Il explique que le ratio dette publique/PIB est un mauvais indicateur, car il compare un stock de dette à un flux de richesse ; pour la France, il cite un niveau d’environ 112 % du PIB, sans y voir un problème majeur.
Le ratio qu’il juge pertinent est le service de la dette rapporté aux recettes fiscales, car ce sont les intérêts payés chaque année qui pèsent réellement sur le budget de l’État ; pour la France, il l’estime à 8,8 %, soit la moyenne des pays industrialisés.
Il décrit le rôle des banques dans l’achat des bons du Trésor : elles créent de la monnaie ex nihilo pour prêter à l’État, puis revendent immédiatement ces titres à la BCE, ce qui leur permet de gagner une marge sans prendre de risque important.
Il conteste aussi l’idée d’une explosion des dépenses publiques en France : selon lui, le ratio dépenses publiques/PIB mélange dépenses et valeur ajoutée, et la dépense publique représenterait plutôt autour de 20 à 22 % du PIB, un niveau stable depuis 30 ans.
Elsa Marcel appelle à transformer le procès d’Anasse Kazib, prévu le 25 juin, en procès de la répression d’État contre le soutien à la Palestine, dans un contexte de « rouleau compresseur répressif » qui dure depuis près de trois ans.
Elle décrit plusieurs outils utilisés contre les soutiens de la Palestine : l’infraction d’« apologie du terrorisme », les procédures pour « appel à la haine », la répression administrative, le gel des avoirs et les tentatives de dissolution d’organisations comme Urgence Palestine.
Elle dénonce aussi les « notes blanches », documents anonymes des services de renseignement versés aux dossiers administratifs, présentés comme un symbole d’arbitraire permettant de justifier dissolutions et gels d’avoirs sans contradiction possible.
Selon elle, ces poursuites relèvent de procès politiques fondés non sur des actes mais sur des paroles, ce qui oblige les personnes visées à assumer publiquement leurs positions et à donner davantage de poids à la cause palestinienne dans les tribunaux.
La défense annoncée pour le procès du 25 juin veut être large et internationale : plusieurs avocats, cinq témoins cités, et la venue d’avocats du barreau de Bruxelles pour observer la manière dont la justice française traite la liberté d’expression.